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Par Laure, le 16.04.2009
bel hommage que tu leur fais mon muslim!...
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Par Laure, le 16.04.2009
i follow this two! they are great!...
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Par Melissa, le 16.04.2009
j'aime beaucoup cette fille, elle a un trés joli univers....
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Par Hilde, le 16.04.2009
ça m'a l'air plutôt bizarre comme film....
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Par Hilde, le 16.04.2009
ça à l'air trés intéressant ton cursus, sayeb. ça te fait t'intéresser à pleins d'aspects de ton pays....
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Par Hilde, le 16.04.2009
je ne les connais pas personnellement mais leurs blogs sont super....
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Par Hilde, le 16.04.2009
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Publié le 03/09/2007 à 12:00 par sheol
Un nouvel environnement pour le jeu de rôle Donjon et Dragon, adapté par mon ami David, aprés de longues discussions et échanges parfois houleux, entre nos maîtres et maîtresses de donjons. Je prend un grand plaisir à jouer au sein de la Sphère Pourpre, une adaptation de Darksun à Spelljammer, où les conditions sont bien pires que sur le monde pourpre, et où les Gardiens-Sorciers oeuvrent à la défense des mondes, face à la menace des illithids. J'incarne Neel'oo, un druide ceruul, une sorte d'halfelin adapté au Vide et vivant dans une ceinture d'astéroïdes.
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Publié le 03/09/2007 à 12:00 par sheol

A la fin du VIIIème siècle, entre l'Arno et le Tibre et entre les Apennins et la mer Tyrrhénienne, une civilisation originale et brillante se développe dans ses cités entourées de remparts.
Les origines:
Diverses thèses s'opposent depuis l'antiquité. Hérodote raconte que les Étrusques ont quitté la Lydie suite à une disette et sont venus s'établir en Italie centrale au XIIIème siècle, conduit par le prince Thyrrenos. Une variante de cette origine orientale des Étrusques, nous les dépeint descendant des Pélasges, peuple précédant les Grecs. Enfin, parmi les Peuples de la Mer, une thèse affirme que les Tourousha ou Tursha repoussés par les Égyptiens, aurait gagné l'Italie centrale pour s'y installer.
Mais dès la période de l'empereur Auguste, un rhéteur grec demeurant à Rome, Denys d'Halicarnasse conteste cette origine orientale, au nom de l'originalité de ce peuple, sa langue et ses mœurs si différentes des peuples connus impliquent une origine autochtone.
A l'époque moderne un nouvelle thèse est apparue, l'origine nordique des Étrusques. Celle-ci s'appuie sur un passage de Tite Live qui rattache les Rhètes (peuple alpin) aux Étrusques. Et, à présent la civilisation villanovienne est parfois qualifiée de protoétrusque.
L'expansion étrusque
Dès le VIIème siècle, les rapports avec les Grecs et aussi les Phéniciens sont nombreux et enrichissent les Étrusques d'apports culturels et artistiques en particulier l'alphabet de type chalcidien (de Chalcis, cité grecque de l'île d'Eubée). Mais la puissance des flottes étrusques, et leur réputation de pirate interdisent tout tentative de colonisation. Il s'agit d'échanges commerciaux, les Étrusques fournissent le fer et reçoivent les marchandises de luxe grecques et orientales. Une caractéristique des navires de commerce étrusques tient dans leur capacité de combattre sur mer. Leur proue a la forme d'un éperon.
Les Étrusques ont toléré une installation dans la mer Tyrrhénienne, sur l'île d'Ischia, près de Naples, juste un emporion (un comptoir à la manière des Phéniciens). L'expansion du commerce étrusque provoque des conquêtes et des colonisations, en particulier dans le Latium : Ardea, Anzio, Velletri, puis dans la Campanie avec la cité de Capoue. Le Latium est occupé par une cinquantaine de peuples dont la seule "union" est d'essence religieuse et parmi ces petits peuples figure Rome.
Cette confédération étrusque rassemble une douzaine de cités qui ont une politique autonome, y mènent la guerre et contracte des alliances selon leurs intérêts. C'est près de Volsinies que chaque année, dans un sanctuaire dédié à la déesse Voltumna, les rois (lucumons) de ces cités d'abord, puis les représentants de l'oligarchie qui les remplacent, se réunissent pour désigner un magistrat fédéral, le praetor Etruriae populorum. Cette expansion territoriale est animée par des chefs militaires successifs à la tête de coalitions variées. Le système politique étrusque est très proche des cités-états de la Grèce.
L'expansion étrusque se tourne aussi vers la plaine du Pô. Felsina, Mantoue et Milan sont les cités principales de cette nouvelle dodécapole qui s'étend jusqu'à la mer Adriatique et le port de Spina. Au milieu du VIème siècle, c'est le sommet de la puissance étrusque et celle ci est menacée par les Phocéens qui s'installent sur la plaine orientale de la Corse vers - 565. Un nouveau groupe de colons s'installe vers - 540 et les Phocéens se livrent à la piraterie. Les Étrusques de Caere s'allient avec les Carthaginois contre ces nouveaux venus et près des bouches de Bonifacio a lieu une bataille navale vers - 535. Bien que supérieurs en nombre (120 navires participent à cette première ? bataille navale), les coalisés butent sur les 60 navires phocéens dont une partie complètement pontés. Les Phocéens restent maîtres du "terrain" mais les pertes sont telles que peu de temps après tous les Phocéens se replient et la partie orientale de la Corse passe sous le contrôle étrusque. En revanche, du côté grec, la cité de Cumes tient bon ainsi que les îles Lipari.
Pendant ce temps des lucumons dominent Rome comme rois et transforment la Ville. Ils sont à l'origine de la Cloaca Maxima, cet égout qui va rendre Rome salubre, mais à l'origine, on parle du Xème siècle, il s'agissait de drainer les marécages pour pouvoir édifier la muraille à l'image des cités étrusques.
Le déclin
Autour des années - 500, se produit un changement rapide au détriment des Étrusques. C'est l'essor des cités et colonies grecques qui va bouleverser cette domination sur l'Italie. Vers - 525, les Étrusques subissent une première défaite face à Cumes. Soutenue par les Latins et les Herniques, Rome se soulève contre la domination étrusque et chasse Tarquin le superbe vers - 509 même si le lucumon de Clusium, Porsenna met le siège devant Rome et sans doute l'occupe un temps, comme Tacite l'écrit. La rive gauche du Tibre repasse sous contrôle étrusque. Les Latins, bénéficiant de l'aide d'Aristodème de Cumes, se libèrent de cette domination à la bataille d'Aricie perdue par le fils de Porsenna vers - 506. Rome passe à l'offensive dès - 483 en attaquant la proche cité de Veies. Les Romains subissent des défaites en particulier devant Fidènes mais la paix de 40 ans signée en - 474 permet aux Romains de repousser la frontière sur le Tibre et d'occuper Fidènes, une trêve de 40 ans est signée. Les alliés Carthaginois subissent une déroute à Himère en - 480 et la thalassocratie étrusque subit une défaite navale au large de Cumes vers - 474 . Cette fois la flotte de la cité de Cumes est renforcée par celle de Syracuse. Les cités étrusques maritimes, Caere et Tarquinia sont particulièrement affectées. Rome devient totalement indépendante vers - 475 grâce aux "descentes" des Samnites.
Les Grecs ont conquis la maîtrise de la mer : en Adriatique, Tarente fait la loi, et en Tyrrhénienne, Massalia et Syracuse gênent considérablement les flottes étrusques. Hiéron de Syracuse fait occuper l'île d'Ischia ce qui interrompt les relations entre Étrusques du Nord et Campanie. Les Grecs sont divisés et ne profitent pas du déclin étrusque pour les repousser en Campanie. Mais Syracuse, vers - 452, monte une expédition vers l'île d'Elbe, la Toscane et la Corse. Les Étrusques ne peuvent empêcher ces opérations de pillage. En - 445, la trêve avec Rome prend fin, la guerre d'escarmouches reprend et quand Fidènes se soulève massacrant la garnison romaine, le consul Autus Cornelius Cossas remporte la victoire, Fidènes est reprise et une nouvelle trêve de 20 ans est conclue en - 425 au bout de laquelle une nouvelle guerre livre Véies peu soutenue par les autres cités étrusques à Rome. Dans le conflit qui oppose Athènes et Syracuse en - 415, les Étrusques soutiennent la première d'un envoi de 3 galères.
Au début du IVème siècle, une nouvelle menace vient du Nord, les Gaulois débouchent dans l'Étrurie padane. Ils fondent Mediolanum et prennent l'une après l'autre les cités étrusques. Melpum, une des plus riches tombe en - 396. Rome pendant ce temps assiège Chiusi. Et quand les Sénons traversent le Pô, les Romains vont ils s'associer aux Étrusques pour les arrêter? Non, ils viennent parlementer et provoquent les Gaulois. La rencontre de l'armée romaine avec les Gaulois se termine par une sanglante défaite, la bataille de l'Allia et les Étrusques profitent de l'échec des légions pour reprendre Vèies. Les Romains reprennent et détruisent cette cité peu après, soutenus par les Latins et les Herniques.
Denys de Syracuse porte des coups à "l'empire étrusque", d'abord dans la mer Adriatique où Ancone et Hatria sont occupés ainsi que les îles Illyriennes de Lissos et d'Issa. Mais il s'attaque directement à l'Étrurie et vers - 385, Pyrgi, le port de Caere, est pillé de manière violente. La guerre contre les Romains se poursuit dès le départ des Gaulois. Mais les Romains sont vainqueurs et le sud de l'Étrurie se couvre de colonies romaines vers - 358, un soulèvement contre l'occupant réunit Caere, Faléries et Tarquinia et des prisonniers romains sont massacrés. Mais en - 351, la cité de Caere sort de la confédération étrusque en perdant la moitié de son territoire et entre dans la dépendance de Rome. Tout le sud de l'Étrurie est sous domination romaine et le reste, autour de Tarquinia, doit signer une "paix" de 40 ans.
Les Samnites menacent la Campanie étrusque coupée désormais de l'Étrurie et la cité de Capoue tombe en - 330. La présence punique en mer Tyrrhénienne pèse sur les Étrusques qui ne sont plus leurs alliés. Carthage a entre temps signé un traité d'alliance avec Rome. Aussi, vers - 310, quand Carthage presse Agathocle le tyran de Syracuse, ce dernier reçoit le renfort de 18 galères étrusques. Ce renversement d'alliance ne profite pas aux cités d'Étrurie. Les cités étrusques connaissent des crises sociales violentes opposant un patriciat qui monopolise la richesse et le peuple misérable. L'incapacité du pouvoir à maintenir son auyorité se traduit par un appel au secours envers Rome, à Arretium en - 301 et à Volsinies en - 266. Les légionnaires viennent et rétablissent l'ordre mais c'est la fin de l'indépendance étrusque.
Au 1er siècle, Sylla se venge cruellement des cités étrusques qui ont apporté leur soutien à Marius. Ses vétérans s"établissent à Fesole, Cortone et Arretium. Jules César donna aux légions de Pharsale, Capène et Volterra. Pérouse fut incendiée, dans les guerres entre triumvirs. Sous auguste, l'Étrurie devient la VIIème Région romaine
Publié le 26/08/2007 à 12:00 par sheol
illustration de Larry MacDougall
Je vous présente le blog d'une bonne amie à moi, avec qui je partage une passion pour l'Histoire, elle découvre aujourd'hui la blogosphère, et sa nature joyeuse, sa personnalité bien marquée et son caractère égal font qu'elle rencontre de belles personnes. Je suis heureux de la découvrir ici, et vous invîte à visiter son blog!
http://darkwitchee.blogspot.com
Publié le 26/08/2007 à 12:00 par sheol
"Quant à ma manière d'agir à moi, celle que j'emploie aujourd'hui, elle est, en vérité, à la fois créative et destructive. Je me joue dans les transformations spirituelles; j'accède à tous les objets, mais en restant sans affaires où que ce soit. Les objets ne sauraient me faire dévier. Pour peu que quelqu'un vienne à la recherche, je sors le regarder. Il ne me reconnaît pas. Je mets alors toutes sortes de vêtements, qui font naître chez l'apprenti des interprétations; et à tout coup il se laisse prendre à mes paroles et à mes phrases.
Ô amertume ! ces tondus aveugles, ces hommes qui n'ont pas l'œil s'emparent des vêtements que j'ai mis pour me voir bleu, jaune, rouge, blanc. Et si je les enlève pour aborder des domaines purs, voilà les apprentis qui aspirent aussitôt à la pureté; et si j'enlève encore ce vêtement de pureté, les voilà tout perdus, et frappés de stupeur. Ils se mettent à courir comme fous, disant que je suis nu! je leur dis alors : "Le reconnaissez-vous enfin, l'homme en moi qui met les vêtements?" Et soudain ils tournent la tête, et voilà qu'ils me connaissent."
Lin-tsi, fondateur d'une école Tch'an
Publié le 06/08/2007 à 12:00 par sheol
Une grande amie vient de créer un blog reflétant bien sa personnalité pleine de contrastes, c'est ASHENAH, qui je l'espère vous plaira autant qu'à moi.
Claire, je te souhaite la bienvenue dans l'univers virtuel des blogs, je n'ai aucun doute sur le fait que tu t'y fasse de nombreux amis avec qui tu échangera comme tu le fais si facilement avec nous!!!
http://ashenah.blogspot.com
Publié le 06/08/2007 à 12:00 par sheol
Un grand artiste contemporain dont l'univers froid et mécanique m'interpelle depuis longtemps. Etant rôliste depuis quelques années, j'ai toujours connue ses oeuvres, qui ont données une saveur toute particulière au Monde des Ténèbres, une gamme d'univers sombres mais sans qui les créations de Shy serait moindre.
Un lien parmi tant d'autres: http://pelovish.com/ronin
Publié le 14/07/2007 à 12:00 par sheol
Publié le 12/05/2007 à 12:00 par sheol

Terre de migrations et d’invasions, la Mésopotamie connut une histoire à la fois riche et chaotique.
Les civilisations qui se développèrent dans cette partie du monde sont nettement moins bien connues (et surtout moins étudiées dans le contexte scolaire) que l’Egypte pharaonique qui sur plusieurs siècles leur fut contemporaine.
Aussi est-il bien difficile de brosser en quelques pages le contexte géographique et historique qui vit évoluer successivement ou parallèlement une foule de peuples qui apportèrent à LA CIVILISATION des éléments primordiaux.
LE PAYS
C’est une région d’Asie occidentale qui constitue la partie orientale de ce que les historiens appellent « le croissant fertile ». Venus du haut massif arménien qui les alimente abondamment, deux fleuves : le Tigre et l’Euphrate commencent par traverser l’Assyrie montagneuse avant de pénétrer dans la vaste plaine de Mésopotamie pour enfin, après avoir arrosé la Chaldée, terminer leurs cours par un vaste delta et se jeter dans le Golfe Persique. Le nom même de Mésopotamie vient des deux mots grecs : mesos « milieu » et potamos « fleuve ». Au sens étymologique du terme, la Mésopotamie est donc le « Pays entre les Fleuves ».
Le climat très continental est marqué par une extrême sécheresse et des écarts considérables de températures entre l’été et l’hiver. Si la Haute Mésopotamie constituée de montagnes et de plateaux reçoit suffisamment de précipitations pour permettre une agriculture « sèche », il n’en est pas de même de la Basse Mésopotamie. Sans les deux fleuves, les plaines mésopotamiennes seraient désertiques et ce sont leurs alluvions fertiles qui ont permis aux hommes de s’installer sur leurs bords et d’y développer leurs civilisations en pratiquant l’irrigation.
Actuellement, la Mésopotamie se trouve presque essentiellement en Irak et pour une faible part en Turquie et Arménie.
COMPRENDRE LE CONTEXTE.
En Mésopotamie, la pierre est rare. C’est la raison pour laquelle il n’y subsiste aucune ruine imposante comme en Egypte et cela explique le fait que les archéologues n’aient commencé à s’intéresser à ce désert que vers 1840.
Il faut garder constamment présent à l’esprit que la Mésopotamie est la Civilisation de l’ARGILE, seul matériau dont les habitants pouvaient disposer autant qu’ils le désiraient.
L’HISTOIRE ET L’HERITAGE
A travers un bref résumé de l’histoire de la région, contentons nous donc d’énumérer rapidement les progrès dont nous sommes redevables à ces peuples.
-Vers 9000 avant J.C., les nomades commencent à se sédentariser et abandonnent la cueillette pour passer au stade de la culture. Ils utilisent des systèmes de retenues et de dérivations des cours d’eau. Nous leur devons donc l’IRRIGATION. Ils mettent au point de nouveaux outils tels la charrue pour préparer le sol avant les semailles. Nous leur devons donc l’AGRICULTURE.
-Vers 8000 avant J.C., ils parviennent à domestiquer des animaux. Nous leur devons donc l’ELEVAGE.
-Entre 6500 et 4500 avant J.C., les villages se structurent, s’organisent, assurent leur défense… Nous leur devons donc les premières VILLES avec enceintes fortifiées (cultures d’Hassuna, de Samarra puis de Tell-Halaf et d’Obeid).
-Les échanges entre cités s’organisent et s’affinent. Nous leur devons donc le COMMERCE.
-Les artisans manipulent de mieux en mieux l’argile qui abonde, ils deviennent des maîtres de la POTERIE (cuite au four et non plus simplement séchée au soleil) puis de la CERAMIQUE.
-Dans la région de Tell Halaf, les potiers passent du système du « colombin » à l’usage du tour pour façonner leur production. Il y a tout lieu de penser que la roue horizontale du tour a donné naissance à un dispositif similaire et vertical facilitant grandement les transports qui jusqu’alors s’effectuaient au moyen de travois. Nous leur devons donc la ROUE.
-La complexité des échanges commerciaux oblige les commerçants à inventer un système de communication numérique et d’archivage des transactions. Nous leur devons donc la notation de véritables NOMBRES et les bases du CALCUL (d’ailleurs, leur premier système de notation numérique porte le nom de « calculis »).
-Les Rois des différentes cités sont très préoccupés de connaître l’avenir, aussi entretiennent-ils de nombreux Mages chargés d’observer les « signes » du ciel. Petit à petit cette observation se transforme en un raisonnement plus rigoureux et les déplacements des astres sont alors connus avec énormément de précision et soigneusement notés dans des archives. Nous leur devons donc l’ASTRONOMIE. Notons que plusieurs noms utilisés par les astronomes mésopotamiens pour désigner les constellations ont encore cours de nos jours, tels les Gémeaux, le Scorpion, le Capricorne…
-Leur numération utilise un système à base 60. Pour cette raison, l’année civile officielle compte 360 jours (60 x 6). Afin de repérer les levers d’astres au cours de l’année, l’horizon céleste est partagé en 360 parties égales que nous appellerons les degrés…Degrés eux-mêmes partagés en 60 parties (les minutes d’arc)… elles-mêmes partagées à leur tour en 60 parties (les secondes d’arc). Nous leur devons donc les MESURES ANGULAIRES.
-L’année est partagée en 12 mois et le zodiaque en 12 signes. Nous leur devons donc la base de notre CALENDRIER.
-La journée est partagée en deux périodes de 12 heures chacune, 12 heures pour le jour, 12 heures pour la nuit… Heures elles-mêmes partagées en 60 minutes et chaque minute en 60 secondes. Nous leur devons donc nos MESURES HORAIRES.
-Ces peuples passent alors très vite de la notation des nombres à celle des choses puis des mots, puis des idées. Nous leur devons donc l’ECRITURE. Les premières tablettes comportant une véritable écriture proviennent de la région d’Uruk et datent de 3400 ans avant J.C.
A partir de là, l’homme quitte le stade de la PREHISTOIRE pour passer dans celui de l’HISTOIRE et les évènements historiques concernant ces peuples nous sont alors beaucoup mieux connus puisque soigneusement retranscrits sur des tablettes d’argile sous la forme d’une écriture qui, en évoluant au cours des siècles, se perfectionne, se simplifie et devient la fameuse ECRITURE CUNEIFORME.
A une mosaïque de cités-états succèdent les premiers Empires qui unissent sous leur domination une grande partie de la Mésopotamie.
Vers 3200 avant J.C. la Chaldée voit s’imposer une première grande civilisation, celle des Sumériens qui assèchent et cultivent les marécages qui constituent une grande partie de leur territoire. Si les paysans habitent toujours des huttes de roseaux, dans les villes on construit déjà des bâtiments de briques et les premières constructions importantes font appel au dispositif de l’arc et de la voûte. Nous leur devons donc des éléments essentiels de l’ARCHITECTURE.
La richesse des Sumériens engendre des convoitises et ils subissent de nombreuses invasions. Le pays d’Akkad se trouve au Nord de Sumer. Bien qu’ayant le même mode de vie, les tribus qui y vivent sont d’une autre ethnie et parlent une autre langue. Vers 2350 avant J.C., Sargon, Roi de la cité de Kish, unit les villes akkadiennes et entreprend de conquérir Sumer. Il commence par vaincre ses voisins de l’Elam, puis en s’assurant le contrôle des voies d’eau jusqu’au Golfe Persique il prend au passage toutes les grandes cités comme Mari et devient le premier « unificateur » de toute la Mésopotamie.
Mais la civilisation sumérienne « résiste » et finit par s’imposer à ses conquérants.
Vers la fin du troisième millénaire, une vague d’envahisseurs sémites venus du Sud occupe une grande part de la Mésopotamie et fonde un vaste Empire qui s’étend de la côte de Syrie au Golfe Persique. Leurs souverains s’installent dans une ville de faible importance : Babylone (ce qui veut dire « Porte des Dieux »), et en font bien vite une capitale influente.
Les Babyloniens se révèlent des maîtres dans l’art de travailler les métaux et les alliages. Nous leur devons donc une grande part des bases de la METALLURGIE.
Plus tard vers 1762 avant J.C., un puissant souverain babylonien, Hammourabi, édicte un code de lois gravées dans un bloc de pierre et ne comportant pas moins de 282 articles régissant le commerce, la famille, l’esclavage, la propriété, les prix… Nous leur devons donc la première forme de LEGISLATION.
Ce premier Empire Babylonien s’effondre sous les assauts des Hittites qui prennent Babylone en 1595 avant J.C. mais ne fondent rien de durable. La Mésopotamie retombe alors dans la division et l’anarchie.
Une tribu de montagnards, les Kassites, fonde une nouvelle dynastie qui gouverne pendant près d’un demi siècle.
Les Assyriens du Nord ont toujours dû se battre pour survivre. Jusque vers 2000 ans avant J.C. ils vivent sous la domination des Akkadiens et des Sumériens, jusqu’au jour où des envahisseurs leur redonnent leur indépendance. Dès lors, ils cherchent à étendre leur domination, mais sans y parvenir. Pourtant au IXième siècle avant J.C. et afin d’obéir à leur Dieu Assour, les souverains assyriens se lancent à la conquête du « monde ». Ils profitent d’une période de faiblesse de leurs rivaux et grâce à la férocité de leur armée supérieurement organisée, ils fondent un Empire qui occupe la totalité du Croissant Fertile. Nous leur devons donc les premiers éléments de STATEGIE MILITAIRE.
En 663 avant J.C., sous le règne d’Assurbanipal, ils s’emparent de l’Egypte. Mais les Babyloniens qui se sont réorganisés se révoltent contre leurs maîtres. L’antagonisme entre les deux peuples a duré près d’un millénaire toutefois, en s’alliant aux Mèdes du Nord-Ouest de l’Iran, les Babyloniens finissent par prendre et détruire Ninive la capitale des Assyriens en 612 avant J.C.
Après la chute de Ninive, Babylone redevient la capitale d’un puissant Empire. Son souverain le plus célèbre, Nabuchodonosor II sort vainqueur d’une coalition des Egyptiens, des Phéniciens et des Juifs. Il s’empare de Jérusalem dont les habitants sont déportés en captivité à Babylone en 587 avant J.C. (Argument du célèbre opéra de Verdi : Nabucco). Nabuchodonosor fait de Babylone, sa capitale, « la Reine de l’Asie ». Dominée par une immense Ziggourat, la cité est entourée d’une enceinte fortifiée de 50 km de périmètre percée de 100 portes. Elle est surtout agrémentée par d’immenses terrasses fleuries que les voyageurs ébahis voient surgir en plein désert comme flottant dans le ciel : les célèbres « Jardins Suspendus », une des Sept Merveilles du monde. (D’après certaines sources, il aurait déjà existé des jardins suspendus à Babylone depuis plusieurs siècles et Nabuchodonosor n’aurait fait que les restaurer).
Cette période de l’histoire de la Mésopotamie permet aussi de comprendre à quel point notre culture Judéo-Chrétienne a été marquée par ces civilisations. Les Mésopotamiens qui adorent une foule de Dieux représentent fréquemment une créature extraordinaire, une chimère à tête d’Homme, corps de Lion, pattes de Taureau et ailes d’Aigle. La plus célèbre représentation de cet être composite est connue sous le nom de Taureau ailé de Khorsabad et peut être admirée au Louvre.
Or, parmi les Juifs déportés à Babylone se trouve un certain Ezechiel qui ne peut pas manquer de voir ce genre de représentations pendant sa captivité. Plus tard, Ezéchiel a une « vision » provoqué par Dieu. Il voit des roues d’où sortent quatre créatures ayant chacune quatre faces : une face d’Homme, une face de Lion, une face de Taureau et une face d’Aigle… Curieuse coïncidence !
Toujours est-il que cette vision servira beaucoup plus tard à donner un attribut spécifique à chacun des quatre évangélistes : Saint Mathieu - l ’Homme (ou Ange), Saint Marc - le Lion, Saint Luc - le Taureau (ou bœuf) et Saint Jean - l’Aigle…
Est-il nécessaire aussi de rappeler que la Ziggourat de Babylone a donné naissance au récit biblique de la Tour de Babel et que les « Epopées » mésopotamiennes écrites bien avant la Bible font déjà référence à un Déluge Universel dont seuls quelques élus, humains et animaux, échappent grâce à une gigantesque Arche...
Quant au célèbre Sargon, selon la légende, ce fils naturel d’une grande prêtresse aurait été abandonné aux eaux de l’Euphrate dans un panier d’osier avant d’être recueilli et placé sous la protection de la Déesse Ishtar. Curieux destin qui n’est pas sans rappeler celui que connaîtra plus tard le Prophète Moïse.
En dépit de sa splendeur, le second Empire babylonien dure peu. En 538 avant J.C. les Perses conduits par le Roi Cyrus l’anéantissent complètement. Puis la région passe sous la domination d’Alexandre le Grand puis de ses successeurs, les Séleucides. C’est alors au tour des Parthes et des Sassanides d’occuper le pays qui devient alors le terrain privilégié de l’affrontement entre les Empires Perse et Romain… puis Byzantin… puis, puis, puis… Il semble bien que la guerre en cette région du monde soit condamnée à ne jamais avoir de fin.
CONCLUSION
De ce passé à la fois riche et tumultueux, il nous semble indispensable de reconnaître et retenir qu’une très grande part de notre patrimoine spirituel et culturel provient de ces civilisations qui se sont succédées et combattues sur cette terre de Mésopotamie.
Publié le 23/04/2007 à 12:00 par sheol
Je vous présente le blog de Flo, une jeune femme belge passionnée de photographie. Ces oeuvres sont magnifiques de simplicité, des clichés de la nature, mais c'est le coeur et l'âme d'artiste qui font ici que chaque photographie est une oeuvre imprégnée de joie, de couleurs magnifiques.
Un blog à découvrir d'urgence.
http://flocon2.blogourt.fr
Publié le 23/04/2007 à 12:00 par sheol

Voici le blog d'un artiste découvert grâce à une personne dont je parlerai peu aprés. De belles paroles, de belles musiques, il n'en faut pas plus pour entrer dans son univers de créations originales. Je vous encourage à aller le visiter, et à lui faire part de vos sentiments face à sa musique.
Voici le lien vers son blog: http://chansonspapillons.musicblog.fr
Un texte de lui:
PETITE FILLE DANS LE NOIR
Petite fille dans le noir,se réfugie dans ses pensées
Elle se raconte des histoires, des légendes des contes de fées
Elle s’enfuit dans un monde merveilleux, où la douleur n’existe pas
Rien qui ne fait pleurer les yeux, éclats de rire éclats de joie.
Elle a si peur de se faire gronder, d’être une méchante au fond mauvais
Papa lui dit de se rapprocher, il veut la sentir bien trop prés
Il l’a rejoint dans le silence, quand la maison est endormit
Elle n’attend plus que sa sentence, son cœur blessé, son cœur meurtri
Elle redoute la nuit tombée, chaque pas prés de son lit
Elle se sent abandonnée, ne comprends pas vraiment ce délit
Elle n’ose pas en parler, car personne ne va la croire
Elle se laisse caresser, ça fait parti de son histoire
Ses larmes coulent sur son visage, ses petites joues de bébé
Son silence est une cage, car personne ne peut l’aider
Les années passent, elle grandit, son enfance lui a été volée
Son propre père l’a salit, mais elle continue à l’aimer
A toutes les p’tites filles dans le noir, cristallisées par la tristesse
Qui redoutent papa le soir, ses attentions et ses caresses
On ne touche pas à un enfant, quelqu’en soit la mauvaise raison
Criez votre douleur maintenant, car ce papa mérite la prison