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sheol Description du blog :
Les nouvelles réalités shéoliennes, des textes, des images, des sensations Catégorie : Blog Journal intime Date de création :
15.04.2006 Dernière mise à jour :
08.05.2008
Découverte par Naïma, ma soeur d'Islam de l'autre côté du monde. Voici une artiste particulièrement intéressante, avec un monde inquiétant, beau et onirique. Une trés belle visite à accomplir, comme un voyage dans un univers nouveau.
Sheol (שאול) est un terme hébraïque intraduisible, désignant le "séjour des morts", la "tombe commune de l'humanité", le puits, sans vraiment pouvoir statuer s'il s'agit ou non d'un au-delà. La Bible hébraïque le décrit comme une place sans confort, où tous, juste et criminel, roi et esclave, pieux et impie se retrouvent après leur mort pour y demeurer dans le silence et redevenir poussière. Toutefois, il ne s'agit pas là d'un sort définitif, et certains textes mentionnent ceux qui "en sont sauvés" (Psaumes 86:13, entre autres), ceux qui en remontent, etc.
Description du Sheol dans la Bible hébraïque
Dans quelques sources, par exemple Deutéronome 32:22, Sheol semble être synonyme de "profondeurs de la Terre". On compare parfois le Sheol à l'au-delà sombre et glauque de l'Hadès ou du Tartare de la mythologie grecque. Le Sheol est la destination commune des justes et des impies; le pieux et juste Job voit en effet le Sheol comme sa destination (Job 3).
Cependant, dans de nombreuses occurrences, le Sheol ne semble pas être une destination ou même un lieu, mais simplememt "la tombe". Dans l'Ecclésiaste, par exemple, "...les morts ne savent rien; ils n'ont plus de récompense, et jusqu'à leur souvenir est oublié." De même, "Quoi que tes mains trouvent à faire, fais-le pleinement car dans le Sheol, où tu vas, il n'y a ni travail, ni plan, ni connaissance, ni sagesse." (Ecc. 9:5-10)
Jacob, éploré à l'annonce de la mort supposée de Joseph, s'exclame: "Je veux descendre faire mon fils, endeuillé dans le Sheol" (Genèse 37:35). Le Sheol peut être personnifié: Sheol n'est jamais rassasiée (Proverbes 30:20); elle "a agrandi son désir et ouvert sa bouche sans mesure," (Isaïe 5:14), mais il s'agit vraisemblablement d'allégories.
Enfin, le Psaume évoque deux faits assez exceptionnels : en Ps. 18:5-7, la voix de David parvenant à l'Éternel : "Les liens de la mort m'avaient environné, et les torrents de la destruction m'avaient épouvanté; les liens du Sheol (traduit "sépulcre" dans la version LSG 1910 m'avaient entouré, les filets de la mort m'avaient surpris. Dans ma détresse, j'ai invoqué l'Éternel, J'ai crié à mon Dieu; de son palais, Il a entendu ma voix, et mon cri est parvenu devant Lui à Ses oreilles;" et dans Ps. 86:13: "Ton amour pour moi est grand; Tu m'as sauvé des profondeurs du Sheol."
Le concept hébraïque de l'au-delà se retrouve dans les ténèbres de la culture sumérienne dans lequel Inanna descend. Voir aussi Ereshkigal.
Distinction entre le Sheol et une "tombe" dans la Bible hébraïque
Nonobstant l'usage métaphorique (Jonas 2:2), et le rendu habituel de Sheol par "la tombe", le Sheol est clairement différencié d'une simple tombe en Hébreu. Le terme "qever" ou "q'vourah" est universellement utilisé pour désigner une tombe, tandis que "Sheol" est "la tombe," le "lieu [commun] des morts." Sheol n'est jamais utilisé pour décrire une tombe en particulier (ex. le "tombeau de Rachel" se dit Qever Ra'hel et non "Sheol Ra'hel"). Dans la Bible hébraïque, Sheol est toujours très profonde (Job 11:8, Amos 9:2), un lieu de rassemblement pour les morts (Genèse 37:35, Ezéchiel 31:17), s'aggrandit même pour "accueillir des nouveaux arrivants" (Isaïe 5:14); on y pénètre occasionnellement avec son corps, voire encore vivant (Nombres 16:30-33, Ps. 55:15); il s'agit pour certains d'un lieu de repos (Job 14:13), pour d'autres d'un endroit de souffrances, voir une fournaise (Deut. 32:22, Ps. 116:3). Les allusions métaphoriques au Sheol pour désigner la "mort", finalité ultime de la vie, apparaissant dans l'Ecclésiaste et certains Psaumes non-rédigés par David, ne modifient pas le concept d'un lieu de rassemblement pour les défunts, en attente d'un jugement.
Distinction entre le Sheol et l'enfer
L'enfer n'est pas un concept hébreu mais issu de la mythologie germanique, utilisé pour rendre la notion de Guehinnom (Jahannam en Arabe, Géhenne en Français) qui, loin d'être un lieu souterrain de perdition inaccessible et inconnu aux vivants, était la vallée de Hinnom ou de Ben Hinnom (Gue Hinnom) des alentours de Jérusalem (Josué 15:8, 18:16; II Rois 23:10; Jérémie 7:31; Néhémie 11:30). De dépôt d'ordures à incinérer, il devint le lieu d'un culte idolâtre où les enfants étaient passés par le feu au dieu cananéen Moloch. C'est par ce biais qu'il deviendra un lieu de condamnation.
Par ailleurs, dans le Livre de Job, bien que le satan soit dépeint comme tourmentant et tentant le vivant, il n'est fait aucune mention d'une présidence ou même d'un séjour dans le Sheol.
L'éminent bibliste William Foxwell Albright fait remarquer que SHE'OL semble partager la racine de SHA'AL, qui signifie normalement "demander, interroger, questionner." Sheol pourrait en ce cas avoir un sens similaire. John Tvedtnes, un autre bibliste, prolonge l'hypothèse en liant ceci au thème commun aux expériences de mort imminente, l'âme s'interrogeant après avoir traversé le Tunnel.
Par ailleurs, le repentir se disant Teshouva en Hébreu, et teshouva pouvant aussi signifier "réponse" (c'est-à-dire l'opposé de la question), ceci peut être l'une des lectures de la mishna 2:15 du Traité des Pères : "Rabbi Eliézer dit 'Ne sois pas prompts à te mettre en colère, et fait teshouva un jour avant ta mort. Mais comment peux-tu savoir le jour de ta mort ? Fais [donc] teshouva chaque jour de ta vie"
Le Sheol dans les livres intertestamentaires
Le Livre d'Enoch, généralement attribué à des Juifs hellénisés d'Alexandrie, rapporte la vision cosmologique d'Enoch. L'auteur décrit le Sheol comme divisé en quatre sections : dans la première, appelée dans l'Évangile selon Luc "sein d'Abraham", les justes et les saints attendent joyeusement le jour du jugement ; dans la seconde, les gens modérément bons attendent leur récompense ; le troisième où les méchants sont punis et attendent leur jugement à la résurrection ; enfin le quatrième où les méchants qui ne méritent même pas d'être ressucités sont éternellement tourmentés.
Cette cosmologie est l'une des seules à rapprocher ou inclure l'enfer dans le Sheol. D'après l'Évangile selon Luc, Jésus se rendit dans le Sheol lorsqu'il mourut, afin de se faire connaître des justes de la Bible hébraïque.
Le Sheol dans la culture populaire
Dans le roman de science-fiction de Robert Heinlein, Starship Troopers, Sheol est le nom d'une planète colonisée par des Arachnides et décimée par une attaque militaire terrienne.
Sheol pourrait être l'une des inspirations de Shelob, et de son précurseur Ungoliant, deux araignées anciennes et maléfiques des romans de J.R.R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux et Le Silmarillion. Il est toutefois à noter que le terme Shelob se traduit par araignée-elle, 'lob' étant un terme de Vieil Anglais pour araignée.
Dans le Regent's Park College, le Permanent Private Hall de l'Université d'Oxford abrite un complexe souterrain, comprenant notamment une lessive et des salles de bain, et populairement connu comme Sheol.
Sheol est le nom de l'organisation sous laquelle Mysterio se présente à Matt Murdock dans Daredevil: Sous l'Aile du Diable.
Références au Sheol dans la Bible
La Genèse Gen. 37:33-35;Gen. 42:37-38;Gen. 44:27-31
Les Nombres Num. 16:23-33;
Le Deutéronome Deut. 32:22;
Les livres de Samuel 1 Sam. 2:6; 2 Sam. 22:5-6;
Les livres des Rois 1 R. 2:6; 1 R. 2:9;
Isaïe Is. 5:14; Is. 7:11; Is. 14:11; Is. 28:15-18; Is. 38:10-18; Is. 57:9
Ezéchiel Ez. 31:15-17; Ez. 32:21-27; Ez. 22:26-31; Ez. 23:38; Ez. 44:24; Ez. 45:17; Ez. 46:1-12;
Osée Os. 13:14;
Amos Amos 9:2;
Jonas Jon. 2:2;
Habaccuc Hab. 2:5
Le livre de Job : Job 7:9-10; Job 11:7-8; Job 14:11-14; Job 17:13-16; Job 21:13; Job 24:19; Job 26:6
Les Psaumes Ps. 6:5; Ps. 9:17; Ps. 16:10; Ps. 18:4-5; Ps. 30:3; Ps. 31:17; Ps. 49:14-15; Ps. 55:15; Ps. 86:13; Ps. 88:3; Ps. 89:48; Ps. 116:3; Ps. 139:8; Ps. 141:7
Les Proverbes Prov. 1:11-12; Prov. 5:5; Prov. 7:27; Prov. 9:18; Prov. 15:11; Prov. 15:24; Prov. 23:14; Prov. 27:20; Prov. 30:16;
L'Ecclésiaste Eccl. 9:5-10
Article trouvé sur Wikipédia, l'encyclopédie en ligne.
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Nouveau blog de Célia, à visiter pour découvrir la vie d'une personne que l'on ne peut qu'aimer.
La Wicca est parfois considérée comme une religion, parfois davantage comme une philosophie. Elle inclut des éléments que l'on peut trouver dans nombre de croyances anciennes telles que le chamanisme, le druidisme, et les mythologies grecque, slave, latine et nordique. Ses adeptes, les wiccans, prônent un retour au culte de la Nature, ce qu'ils dénomment l'« Ancienne Religion ».
Sens du terme
Le terme wicca est un néologisme créé par Gerald Brousseau Gardner qui affirmait qu’il voulait dire sorcellerie en vieil anglais. En réalité sorcellerie en anglais ancien se dit wiccacraeft et wicca est le masculin de sorcier (le féminin étant wicce et le pluriel wiccan). Ces mots dérivent du verbe wiccian qui signifie ensorceler, pratiquer la magie.
Pour Gardner, wicca avait pour sens à l’origine « l’art des sages ». Sa thèse fut soutenue par l’ethnologue Margaret Murray qui écrivit l’entrée sur la sorcellerie dans l’édition de 1957 de l’Encyclopaedia Britannica où elle précise : « La signification du terme sorcière (witch) est liée à celle du mot savoir (wit) ». Elle peut être renforcée par l’analyse du mot wizard (étymologiquement « celui qui sait »), qui signifie lui aussi le sorcier et qui tire son origine du bas anglais wys/wis qui veut dire « le sage ».
D’autres étymologies concurrentes sont cependant apparues. Robert Graves dans La Déesse blanche, traitant du saule, un arbre qui dans la Grèce antique était dédié à Hécate écrit : « Ses liens avec les sorcières sont si forts dans l’Europe du Nord que les termes sorcière (witch) et criminel (wicked) dérivent du mot utilisé pour nommer le saule (wicker).» Margot Adler dans Drawing Down the Moon rattache wicca à l’indo-européen wic/weik dont la signification recouvre les sens de soumettre et de changer. Elle estime donc qu’une « sorcière aurait été une femme habile à imaginer, à soumettre et à changer la réalité ».
Histoire
Origines
La Wicca s'inscrit dans la mouvance européenne du néo-paganisme de la première moitié du XXe siècle. Elle consiste en un syncrétisme élaboré dans les années 1930 par le britannique Gérald Gardner (certains suggèrent également une collaboration de la part d'Aleister Crowley, le célèbre occultiste fondateur de la philosophie Thélémite) et fut popularisée par ce dernier pendant la Seconde Guerre mondiale et après, à travers des livres qui furent publiés au Royaume-Uni à partir de 1939. Concernant le Livre des Ombres gardnérien : celui-ci a été écrit à l'origine par Gérald Gardner, il fut modifié, agrandi et réécrit par Doreen Valiente à la demande de Gardner (Doreen Valiente, née le 4 janvier 1922 dans le Mitcham dans le nord de Londres, sous le nom de Doreen Edith Dominy).On trouvera par la suite des fausses versions du B.O.S ("Book Of Shadows", anglais pour "Livre des Ombres") en circulation.
Le « mythe de l'Ancienne Religion »
Une polémique persiste au sein même des adeptes sur les origines du culte. Certains sont partisans de ce que l'on dénomme le « mythe de l'Ancienne Religion » : ils affirment, comme Gardner le faisait lui-même dans ses livres de vulgarisation, qu'elle remonte à l'Antiquité et aurait été à l'origine de multiples mythologies, doctrines mystiques et sociétés initiatiques qui s'ensuivirent. La communauté des ethnologues et historiens des religions, cependant, s'accorde sur le fait que c'est bel et bien Gardner qui codifia cette religion, en s'inspirant de travaux ethnologiques, de rites maçonniques et rosicruciens, et des anciennes mythologies.
Évolution du mouvement
La Wicca connaît un certain succès auprès des adolescents. Les récupérations sont nombreuses. Actuellement, une branche d'adeptes et de groupes récupérés par la mode, se détachent de la Wicca traditionnelle en intégrant par exemple des éléments filmographiques ou imaginaires propres au New Age.
Il est également à noter que la Wicca connaît dans les pays riches un certain succès médiatique, notamment grâce au succès de séries télévisée telles que Charmed, "Sabrina" ou "Buffy".
Le propre de la Wicca est d'abord de permettre de comprendre les Forces Naturelles de la nuit des temps, les croyances ancestrales de la vie, qui remontent pour certaines à plusieurs millions d'années. Les clés du présent se trouvent dans le pur passé. Pour rester garante de cette voie, de ces valeurs et de ce qu'elle prône, la Wicca ne peut évoluer qu'a contre sens de la dite évolution humaine actuelle et des religions qui l'on fait disparaitre dans l'oubli et le bannissement.
Le divin
Les Wiccans croient en une force unique, l'esprit de la Terre. Cet esprit naturel se divise en deux polarités : le Masculin et le Féminin, la Grande Déesse et le Dieu Cornu. Ces deux divinités, d'après les travaux d'historiens et anthropologues comme Margaret Murray ou Mircea Eliade, semblent avoir été universellement vénérées à l'aube de l'humanité. Les représentations du Dieu et de la Déesse sont multiples et variés, puisque chaque wiccan est libre de choisir quel "visage" il leur donne. Certains choisissent de leur donner des noms et un visage précis, en fonction des cultures et archétypes avec lequel il se sent des affinités. (ex : Ceridwenn et Cernunnos, Isis et Osiris , Odin et Frigg...). D'autres choisissent de ne pas les "personnifier".
La Déesse : elle symbolise l'énergie féminine, la nuit, la magie, l'eau, la terre, la fertilité, le chaudron, le pentagramme, la coupe, le miroir. Elle est associée à la lune (plus précisément à la triple lune), astre dominant dans la wicca.
La lune montante représente la jeune fille.
La pleine lune la mère.
La lune décroissante la vieille femme.
La nouvelle lune est rarement incluse dans les rites wiccans. Lors de la nouvelle lune, il est dit que la déesse réside au royaume des ombres (passage nécessaire afin qu'elle se régénère ), à ce moment la pratique de la magie "active" est déconseillée. La pratique s'oriente alors vers des exercices tels que méditation, voyance...
Cette aspect d'une Triple-Déesse se retrouve dans d'autres religions, par exemple la déesse celte Brigid mais aussi les Parques (ou Moires). (voir l'article sur le culte de la Déesse)
Le Dieu Cornu : il est associé au feu, à l'air, à la baguette, l'épée, l'athamé, les récoltes, la sexualité, le soleil. Souvent on le représente avec des cornes, et on l'appelle le Cornu, bien qu'il n'ait aucun lien avec Satan ou toute autre représentation du diable. En réalité, le symbolisme des cornes rappelle les cornes d'un bouc, ou autre animal, symbole de la Nature en elle-même. Souvent associé à Cernunnos (Dieu Celte de l'abondance) ou aux divinités Greco-Romaines Faunus ou Pan.
Tel la Déesse on lui donne trois aspects principaux :
Dieu Soleil/de la Moisson.
Dieu Chasseur/de la faune et la flore Sauvage.
Dieu de la Mort/renaissance.
La philosophie
Elle se résume à deux "règles" :
Fais ce qu'il te plaît tant que cela ne nuit à personne. (" An'ye Harm None Do what Ye Wilt ")
Tout ce que tu feras te sera rendu en triple (encore que cette dernière ne soit pas reconnue par tous les wiccans).
A l'inverse, toute mauvaise action te sera infligée par trois fois (de même tous les wiccans n'y croient pas forcément).
Les wiccans s'appuient sur le principe de tolérance, sur le respect de la nature. La Wicca se revendique art de vivre en harmonie avec son environnement. Il s'agit d'une religion sans dogmatisme, prônant le respect de l'autre ainsi qu'une démarche de partage avec celui-ci. Par ailleurs, les wiccans croient en l'existence de la magie.
Les pratiques
Les fêtes
Sous le nom de « Roue de l’année » la wicca regroupe vingt et une réunions de coven pour célébrer la fluctuation des saisons. Il s’agit d’un calendrier qui prend en compte les cycles solaires et lunaires, ainsi que ceux propres à l’agriculture traditionnelle.
Les vingt et une célébrations sont les quatre sabbats majeurs (Samhain, Imbolc, Beltaine et Lugnasadh), les quatre sabbats mineurs aux solstices et aux équinoxes (Yule, Ostara, solstice d’été, Mabon) et les esbats des treize nuits annuelles de pleine lune.
Sabbats
Le calendrier des dates sacrées de la Wicca consiste en une hybridation de l'ancien calendrier des peuplades germaniques avec celui des peuplades celtiques. Au final, huit fêtes rythment l'année wiccane. Celles-ci procèdent de rites de célébration de la Nature, se déroulant souvent la nuit et que certains dénomment sabbats (en guise de clin d'œil au folklore médiéval qui appelait "sabbat" les réunions de sorcières).
Samain était l'époque du Nouvel An chez les celtes. Les wiccans considèrent que c'est le moment où le voile entre les mondes est le plus fin. Ils célèbrent la Mort du Dieu. C'est le début de la partie sombre de l'année. On se détache du poids du passé et des souvenirs. Samhain est fêté le 31 Octobre, jour consacré aux morts.
Yule, d'origine germanique, correspond au solstice d'hiver, vers le 21 décembre. La Déesse met au monde le Dieu Cornu. C'est un sabbat associé à l'espoir, à la renaissance après la mort du passé.
Imbolc (celte), le 2 février. Imbolc est aussi appelé Oimelc, ce qui en gaélique signifie "lait de brebis". La Déesse se remet de la naissance du Dieu. C'est un sabbat de purification et de prospérité, associé au lait et au feu.
Ostara, (germanique). L'équinoxe de printemps, vers le 21 mars. Ostara est un sabbat de croissance, tourné vers l'avenir : on sème, la nature se réveille... (le Cornu grandit, pour les wiccans)
Beltaïne, ou Beltane, Beltaine, Bealtaine, Beilteine, le 30 Avril, d'origine double : le nom est celtique, mais la date correspond aussi à la nuit de Walpurgis du folklore allemand. Le Cornu a atteint l'âge d'homme. Il désire la Déesse et s'unit à elle. Un des grands sabbats de l'année, qui fait pendant à Samhain. Cette fête était autrefois célébrée par des feux et des unions sexuelles, tradition combattue par l'église chrétienne.
Litha, (germanique) le solstice d'été vers le 21 juin. On célèbre le soleil/le dieu qui est à son apogée en allumant des feux (cf. les feux de la Saint-Jean). Période où les voiles entre les mondes sont aussi très minces, toujours selon les wiccans.
Lugnasad, (aussi appelé Lughnasadh, ou Lammas, celtique), le 1er août. Lugnasad est le moment des récoltes, alors que le soleil décline.
Mabon, l'équinoxe d'automne, vers le 21 septembre. Les jours raccourcissent, les forces du Dieu déclinent. C'est une période d'équilibre (notamment entre les durées de la nuit et du jour), de méditations et de réflexions.
Esbats
Les esbats ont lieu lors des treize nuits de pleine lune de l’année. La lune est le symbole de la Déesse et la pleine lune est le moment où celle-ci est dans sa plus grande puissance, ainsi les esbats sont principalement consacrés à glorifier la Déesse par des hymnes et des invocations qui conduisent parfois à des possessions de la grande prêtresse ou d’une participante par l’esprit d’une divinité féminine. Les esbats sont aussi les moments durant lesquels sont réalisés les rituels de passage que sont les cérémonies d’initiation, de baptême, de mariage et de commémoration mortuaire. C’est aussi durant ces esbats qu’ont lieu les travaux collectifs de wicca opérative.
Les traditions
On peut trouver plusieurs traditions dans la Wicca:
Le garderianisme : Comme son nom l'indique, c'est la version de Gerald Gardner. Pour certains, ce serait la seule valable, les autres n'étant que des dérivés. Tradition très stricte qui soutient que pour être wiccan ou wiccane on doit obligatoirement être en coven et avoir été initié. Ils pratiquent un certains nombre de rites.
L'alexandrianisme : Fondée par un disciple de Gardner, Alexander Sanders, c'est un dérivé de la précédente.
La tradition dianique : C'est une forme féministe de la wicca qui met à l'honneur la Déesse, favorisant son culte.
La tradition faerique ou «pictish wicca» : Cette tradition est un peu plus sombre que les autres puisqu'elle reconnaît la part obscure de chaque être et ne cherche pas à la nier. Elle s'inspire davantage de la culture celtique. I
l existe encore d'autres traditions plus ou moins connues.
Les covens
Un coven peut être défini comme un regroupement de wiccans qui se rassemblent pour célébrer les sabbats. Il peut être mixte ou non, affilié à une tradition reconnue ou pas. Les célébrants sont parfois nus ("skyclad", littéralement habillés de nuages),surtout dans les covens suivant la tradition gardnérienne. En général, il y a 13 personnes dans un coven. Il y a normalement une grande prêtresse et un grand prêtre, les hommes sont initiés par la prêtresse et les femmes par le prêtre. Il existe en outre souvent 3 degrés dans un coven, le dernier donne la possibilité d'être grand prêtre ou prêtresse et de fonder un nouveau coven. Néanmoins, de nombreux wiccans pratiquent seuls, et sans suivre de tradition particulière.
A lire
L'ouvrage le plus complet sur le sujet, dont sont issues la majeure partie des informations publiées ci-dessus, est La Wicca de Christian Bouchet paru aux Éditions Pardès, on peut lire aussi une série d'ouvrages écrits par des wiccans (donc non-neutres) dont La Wicca et La Wicca vivante de Scott Cunningham aux editions du Roseau, La religion sans dogme de Fred Lamond aux éditions Publibook, et le Grimoire de l'apprenti sorcier d'Oberon (fondateur de l'ancienne publication américaine Green Egg).
On peut rajouter à ceci Femmes, magie et politique, (postface d’Isabelle Stengers, Les Empêcheurs de penser en rond, 360 pages) de Starhawk, fondatrice de la "tradition reclaiming", qui est une sorte de mélange entre de la spiritualité et un activisme politique (écologie, féminisme, etc.) De la même, on lira en anglais The Spiral Dance.
Le paganisme désigne les religions païennes. Dans la langue courante, le sens et la valeur du mot païen sont contrastés. Ils s'attachent à l'histoire du christianisme où ce qui n'est pas chrétien est appelé païen. Cette négation ne suffit pas à définir ce que ce concept recouvre.
Vient du latin pagus « pays », de même racine que paysan. Dans l'empire romain, désignait les « civils » opposé aux militaires. Tertullien (v.150~v.230) valorisa les milites christi, « les soldats du Christ, les chrétiens » contre les pagana fides « ceux qui croient au pays, les fidèles de la religion impériale »[1]. Dans le code de l'empereur romain d'orient Théodose II (409), païen remplace définitivement l'ancien terme gentils pour désigner toutes les croyances qui ne sont pas chrétiennes.
Depuis la Renaissance européenne (XVIe), le paganisme a été revendiqué par les humanistes comme un retour à la culture antique. Le romantisme (XIXe) y a cherché un renouveau celtique. Le paganisme recouvre donc plusieurs religions dans leurs rapports avec le christianisme, généralement des polythéismes indo-européens.
Le mot
Avant l'an 392, le paganisme était la forme de religion la plus courante dans l'Europe occidentale. En 392, l'empereur Théodose Ier l'interdit et le Christianisme devint la religion officielle.
Les chrétiens de la partie occidentale de l'Empire romain ont appelé « païens », en latin pagani tous ceux qui, en dehors des juifs, pratiquaient un autre culte que le leur. Paganus signifie « qui est du pagus », c'est-à-dire du canton, du « pays » (ce dernier mot vient de pagus). Comme paganus peut signifier plus particulièrement, par synecdoque, « paysan », on a longtemps cru que « païen » voulait dire « paysan », « campagnard » et que son emploi se référait au fait que les gens des campagnes, à cause de leur isolement et de leur rusticité, étaient restés tardivement attachés aux anciens cultes.
En réalité, le mot « païen » est employé assez tôt en ce sens (dès Tertullien, au IIe siècle), alors que la majorité des citadins avaient encore des cultes païens, eux aussi. D'ailleurs, le paganisme est resté longtemps bien ancré dans les villes et répandu dans les élites intellectuelles. C'est le cas de Rome en particulier, dont le Sénat était encore à majorité païenne sous Théodose Ier. Ce n'est donc pas au sens de « paysan » que paganus a été utilisé dans le domaine religieux.
Aujourd'hui, on considère plutôt que le « païen » était « l'homme du pays », l'indigène, qui conservait les usages locaux, par contraste avec les habitants venus d'autres parties de l'empire. D'ailleurs, jusqu'à une époque assez tardive, une bonne partie du clergé dans les régions occidentales est d'origine orientale, Grecs, Syriens, Égyptiens, etc.
Histoire du concept
Dans les limites géographiques du monde antique, centré sur la Méditerranée, de nombreuses religions ont existé. En Mésopotamie, en Égypte, en Grèce puis à Rome, les divinités étaient multiples, locales ou importées. Les divinités archaïques, souvent agrestes ou chthoniennes, ont évolué vers des divinités plus humaines, policées, dont les Olympiens sont le meilleur exemple.
Il n'existait pas de mot pour désigner l'ensemble des religions, bien que l'empire romain eut consolidé les échanges de toute nature entre ces peuples.
D'autres religions encore existaient, au nord de l'Europe, en Orient ou Extrême-Orient, en Afrique, etc.
Au travers des millénaires, deux caractères semblent constants dans ces religions : le polythéisme, c'est à dire la croyance en plusieurs dieux, et la tolérance pour les dieux des autres, assortie d'emprunts fréquents : Isis avait son temple à Rome, et les Césars les leurs à Alexandrie.
Dans le monde méditerranéen, la première dissonance devait venir des Hébreux qui étaient monothéistes . La Judée était une province romaine bien particulière, avec son pouvoir religieux articulé au pouvoir politique de Rome, dont la Bible raconte les démêlés. Les juifs ne reconnaissaient pas les autres dieux, ni la divinité de César. César s'en accommodait, le peuple élu étant forcément limité.
Puis vint le christianisme. Articulée sur le monothéisme hébreux, cette religion excluait aussi la reconnaissance de tout autre dieu. Le Mithraisme récent, monothéiste aussi, n'avait pas cette exclusive. Mais ouvert à tous, le christianisme ne tardait pas à devenir majeur et à se doter d'une Eglise, puis à compter des empereurs dans ses rangs. De son émergence à la conquête du pouvoir suprême, l'affaire avait pris à peine trois siècles.
Ces chrétiens désignèrent alors comme "paganisme" toutes les religions connues autres que la leur, que pratiquaient les "païens". L'étymologie du mot montre l'intention péjorative comme les mots mécréant, infidèle ou kafir pour les musulmans. Seuls les juifs hébraïques, qui partageaient le même Dieu, gardaient une identité distincte.
En 391 et 392, le mot est utilisé officiellement dans la législation par Théodose Ier, empereur romain chrétien, pour interdire ces religions dans tout l'empire, déjà chrétien depuis 380. Puis viendront, au début du Vème Siècle, les destructions massives et les pillages, quelques massacres, auxquels ces religions éparpillées, sans clergé et sans dogme, ne survivront guère.
Ce mot, inventé par une minorité pour désigner une majorité, devint ainsi progressivement le qualificatif d'une minorité, supposée fruste et rurale, donc inculte. Le mot s'élargit ensuite aux musulmans, puis dépassant le seul champ de la religion, qualifia aussi des pratiques sociales que la morale chrétienne réprouvait. Même élargi, il reste un point de vue de chrétien, mêlé d'ostracisme.
Bien que le christianisme, religion officielle et unique de l'empire romain depuis 380, s'étende ensuite largement en Europe (Charlemagne, Saint Empire Romain Germanique), des cultes et pratiques paiennes ont encore lieu les siècles suivants, mais la clandestinité devient une question de survie. Dans ces conditions, l'absence de textes sacrés, la tradition orale, le secret des cultes, contribueront à faire disparaitre ces religions anciennes. Quelques "fêtes traditionnelles" de nos campagnes existent encore de nos jours, mais n'ont plus de signification religieuse. Notre bûche de Noël est une survivance païenne, comme le Carnaval, etc.
Des résurgences religieuses auront lieu en Europe, des "néo-paganismes", notamment à la Renaissance, mais aussi au XIXème siècle (germanisme, celtisme), et encore de nos jours (Wicca, YSEE).
De nos jours, on qualifie aussi de paganisme, du moins avec le regard de la culture chrétienne d'Europe, des religions lointaines qui n'ont jamais participé à la fondation du mot, comme l'hindouisme.
Dans le cadre de la mondialisation, les mouvements néo-païens modernes ont fait leur jonction en 1998 avec les autres religions polythéistes, au sein de la WCER (congrès mondial des religions ethniques), et espèrent être reconnus. A une époque ou le développement de l'islam en Europe interroge les rapports du christianisme au pouvoir, remet en question les équilibres établis depuis le XIXème siècle, réduisant les monothéismes reconnus à faire cause commune, le propos n'est plus utopique.
Le concept
« Païen » est donc à l'origine un concept spécifiquement chrétien qui désignait tous ceux qui, mis à part les juifs (pour des raisons évidentes), ne sont pas chrétiens. Au Moyen Âge encore, la Chanson de Roland appelle « païens » ceux qui sont en réalité des musulmans. Ce concept a donc le défaut de faire un amalgame entre des réalités très diverses et qui, jusqu'à l'époque où le christianisme devint religion officielle (ou quasi officielle), n'étaient nullement perçues par les intéressés comme formant un tout.
Néanmoins, du temps a passé depuis cette époque et, vu d'aujourd'hui, le concept n'est pas dépourvu de pertinence (et le mot semble plus commode que les substituts qu'on pourrait lui trouver, « religion traditionnelle », « polythéisme », qui ont eux aussi leurs imperfections), à condition que l'on garde à l'esprit qu'il cerne une réalité multiple. Le paganisme est un terme pratique pour désigner globalement les pratiques religieuses de l'Antiquité (Europe, Proche et Moyen-Orient, Afrique du Nord)en dehors du christianisme et du judaïsme.
À partir de la Renaissance sont apparus des mouvements religieux ou philosophiques se réclamant à nouveau du paganisme :
le néo-paganisme des Humanistes du XVIe siècle
les néo-paganismes celte (néo-druidisme), germanique, scandinave, égyptien (khémitisme) et grecque (hellénisme) de la fin du XIXe siècle, du XXe siècle
Il ne faut pas confondre le paganisme avec l'athéisme. Les païens ont un sens mystique et du sacré, étranger aux athées.
Le satanisme est-il un paganisme? Bien qu'il entre parfaitement dans la définition initiale du mot, on peut difficilement dénier qu'il est un avatar du christianisme, et n'existerait pas sans lui. Le fait que le Diable soit un avatar chrétien de Dionysos ne simplifie pas la question. Quand aux satanistes de Anton Szandor LaVey, ne croyant en aucune divinité mais pensant que l'homme est son seul dieu, sont plus difficiles à classer.
Historique
800 B.C - 750 B.C: rédaction des textes homériques
776 B.C : création des jeux olympiques en Grèce
753 B.C : fondation de Rome
vers 700-600 B.C: prêche de Zarathoustra (Zoroastre) en Perse
vers 530 B.C: mort du roi perse Cyrus le Grand, fidèle de Mithra
vers 399 B.C: condamnation à mort de Socrate pour impiété
323 B.C: mort d’Alexandre le Grand, fils de Zeus et nouvel Héraclès et Dionysos
146 B.C : le roi séleucide Antiochos IV Epiphane cherche à convertir les Juifs à l’hellénisme, suscitant une guerre ; veut transformer le temple de Salomon en temple de Zeus Olympien.
65 B.C : Pompée entre à Jérusalem et entre dans le temple de Salomon, commettant ainsi un acte d’impiété
52 B.C : Crassus s’empare des richesses du temple de Salomon pour financer sa guerre contre les Parthes
44 B.C: assassinat de Caius Iulius Caesar (Jules César), fils de Mars et de Vénus
21 B.C: Auguste interdit les cultes orientaux à Rome.
8 B.C: naissance de Yeshua Ben Yosef à Bethleem (Jésus de Nazareth), fils du charpentier Yosef et de son épouse Myriam
2 B.C : construction du Forum Augusti à Rome, au cœur duquel se trouve le temple de Mars Vengeur (Ultor)
14 A.D: mort de l’empereur Auguste
19 A.D: l'empereur Tibère interdit le judaïsme en Italie
42 A.D: Claude expulse les Juifs de Rome
52 A.D : Caligula veut faire placer sa statue dans les synagogues et dans le temple de Salomon ; révolte juive
67 A.D: l’empereur Néron persécute les Juifs, accusés d’avoir mis le feu à Rome
70 A.D: destruction par les empereurs Vespasien et Titus du temple de Salomon à Jérusalem
95 A.D : l’empereur Domitien fait condamner des familiers convertis au judaïsme et/ou au christianisme
117 A.D: politique antijuive en Égypte et Mésopotamie de l’empereur Trajan. La communauté juive d’Alexandrie, celle de Chypre et celle de Libye, sont décimées.
132 A.D: lutte de l’empereur Hadrien contre la révolte juive de Bar Koshba; Jérusalem devient Aelia Capitolina. Les Romains construisent un temple dédié à Jupiter Capitolin sur les ruines de celui de Salomon.
135 A.D: les Chrétiens abandonnent le nom de Yahweh pour celui de Theos (grec) ou de Deus (latin).
251 A.D: l’empereur Dèce interdit le christianisme
252-259 : l’empereur Valérien interdit le christianisme
260 A.D: édit de tolérance de Gallien en faveur des Chrétiens
274 A.D: l’empereur Aurélien construit un temple dédié à Sol Invictus à Rome
297-301 A.D: conversion du roi arménien Tiridate III par Grégoire l'illuminateur
305 A.D: décret d’interdiction du christianisme par l’empereur Dioclétien
306-312 : l’empereur Maxence prend à Rome la tête d’un mouvement traditionaliste païen mené par les Prétoriens
311 A.D: l’empereur Galère tolère le christianisme au moment de sa mort
312 A.D: victoire de Constantin sur Maxence lors de la bataille du Pont Milvius ; Constantin attribue sa victoire à Sol Invictus et au dieu chrétien
313 A.D: Constantin et Licinius tolèrent le christianisme; mort de l’empereur réformateur païen Maximin Daia
314 A.D: conversion du roi d'Albanie (Aghbanie, devenue Azerbaïdjan) Urnayr au christianisme par Grégoire l'illuminateur.
317 A.D: conversion du roi d’Ibérie (Géorgie) Mirian III et de son épouse Nana par l'évangéliste Nino
324 A.D: victoire de Constantin le chrétien sur Licinius le païen
337 A.D: mort de l’empereur Constantin, baptisé sur son lit de mort
337 A.D: conversion du roi d’Ibérie (Géorgie) Mirian par sainte Nino
361-363 A.D: règne de l’empereur païen Julien, assassinat de ce dernier probablement par un chrétien
365 A.D: règne du païen Procope, cousin de Julien
379: Gratien abandonne le titre païen de pontifex maximus
392: décret de Théodose interdisant le paganisme dans l’empire
392-394: réaction païenne à Rome de l’empereur Eugène, du franc Arbogast et du Sénat ; est écrasée lors de la bataille de la Rivière Froide (Frigidus)
394: interdiction des Jeux Olympiques par Théodose
399 : destruction du Sarapeum (temple de Sérapis) à Alexandrie
415 : assassinat par une foule chrétienne de la philosophe néo-platonicienne Hypatie à Alexandrie
399-420: règne de Yazdagard Ier, roi perse prochrétien puis devenu antichrétien et antisémite
421: persécution des chrétiens sous le roi perse Varhran V
438-459: règne de Yazdagard II, roi perse antichrétien et antisémite
vers 450: début de la christianisation de l’Irlande par le mythique Patrick
472-475 : règne de l’empereur païen d’occident Anthemius
476 : bref règne du dernier empereur romain, probablement païen, Romulus Augustus, surnommé Augustulus
488 : révolte à Byzance de l’isaurien païen Illous avec l’aide de son ami le poète païen Pamprépios
498: conversion du roi franc Clovis au christianisme
529: l’empereur byzantin Justinien interdit l’enseignement de la philosophie païenne à Athènes. Les philosophes, dont Damascios et Simplicius, quittent Byzance et sont accueillis à la cour du roi perse Chosroès (Khosro Anushirvan).
537: fermeture du temple d’Isis à Philae
550 : fermeture de l’école philosophique païenne d’Alexandrie
562: grande persécution contre les païens de Constantinople
565: mort du dernier roi païen irlandais, Diarmat McCerbaill (restauration païenne de 559-565), et fermeture du sanctuaire druidique de Tara
580: fermeture du temple de Baal Shamin à Baalbek
vers 650: fermeture définitive du sanctuaire d’Ammon-Rê, assimilé à Zeus depuis Alexandre, à Siwah
653: conquête de la Perse par le calife Omar ; l’islam devient religion officielle et le shah Yazdagard III est assassiné
vers 650-700: fin de la christianisation des Anglo-Saxons
798: conversion forcée des Saxons de Witukind par Charlemagne
vers 840 : révolte des derniers Saxons païens
vers 850-860: conversion du roi Boris de Bulgarie
889-893 : réaction païenne du roi Vladimir de Bulgarie, fils du précédent
652- vers 1000: résistance païenne iranienne face à l’islam
à partir de 950 environ: début de la christianisation des Basques
950-998: conversion de la Laconie (autour de Sparte) par l’arménien Saint Nicôn
960: conversion du roi danois Harald à la Dent Bleue
966: conversion du prince polonais Mieszko Ier
976: conversion du roi Boleslaw et de la Bohême
978 : mort du roi irlandais Domnal Hua Neill, dernier roi ayant des druides à sa cour
989: conversion du roi russe Vladimir le Rouge
995: début de la christianisation de la Norvège par le roi Olaf Trygvasson
999: conversion de l’Islande au christianisme
1000: conversion du roi hongrois Vaîk (Etienne), fils de Geza et petit-fils d'Arpad, fondateur du royaume
vers 1000: réaction païenne russe à Novgorod
1008: conversion du roi suédois Olof Skötkonung
1037: réaction païenne du peuple polonais
1046: réaction païenne du peuple hongrois
vers 1050: fermeture de l’école philosophique païenne d’Harran en Mésopotamie (Carrhae) par les autorités musulmanes
1071: réaction païenne en Russie, à Souzdal et dans plusieurs autres villes, menée par les prêtres païens (volkhvy)
1079 : exécution dans l’empire byzantin du philosophe néo-platonicien Jean Italos
1080-1083: réaction païenne du roi suédois Blot Sven ; à sa mort, assassiné, le temple d’Uppsala est détruit et remplacé par une église
1083- environ 1120: réaction païenne du suédois Erik, fils de Blot Sven, en Ost Gotland et en Samland (Laponie)
1165: conversion forcée des Finnois par les Suédois
1194-1250: règne de Frédéric II Hohenstaufen, empereur du saint empire romain germanique; mena une politique culturelle païenne, rejetant personnellement le christianisme. Premier humaniste. Auteur de l’opuscule « Les Trois Imposteurs », évoquant Moïse, Jésus et Mahomet.
vers 1220: conversion de l’Estonie et de la Lettonie par les chevaliers teutoniques
1238-1248: révolte païenne finlandaise
1261: apostasie du duc lituanien Mindaugas et réaction païenne
1263-1265: réaction païenne du roi lituanien Trenoita
1265-1268: conversion du roi lituanien Vaisvilkas
1270-1282: réaction païenne du roi Traidenis
1316: conversion du roi lituanien Gediminas
1386: début de la christianisation de la Lituanie par Jogaila (Jagellon)
1452: mort du philosophe grec néo-païen Georges Gémiste Pléthon à Mistra
vers 1500-1600: conversion réelle de la Lituanie mais des noyaux païens subsistent jusqu’au XXème siècle