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sheol Description du blog :
Les nouvelles réalités shéoliennes, des textes, des images, des sensations Catégorie : Blog Journal intime Date de création :
15.04.2006 Dernière mise à jour :
20.05.2009
merci pour se poème de nizar kabbani
merci beaucoup est bonne continuation ... (Voir la suite) Par hamid, le 27.10.2009
chui wiccan et je pratique la sorcelle rie
... (Voir la suite) Par pierre, le 15.06.2009
bonjour ami(e) blogueur(se)
je recherche des histoires ou anecdotes, amusantes, vraies, qui vous sont arriv... (Voir la suite) Par loulou, le 22.05.2009
bonjour, jaimerais beaucoup savoir comment se convertir au paganisme et ainsi etre païenne. merci de me repond... (Voir la suite) Par Emmanuelle, le 20.05.2009
j'aime beaucoup ce groupe, j'ai quelques albums et c'est avec ça que je me mets dans l'ambiance pour écrire le... (Voir la suite) Par Tyne, le 16.04.2009
roudoudou c'est vraiment le best man du monde, et aurélie, bah c'est ma femme de moi, celle avec qui je veux p... (Voir la suite) Par Linda, le 16.04.2009
trés bon comique, mais un acteur désastreux qui rejoint un humour cinématographiq ue français trés vulgaire et... (Voir la suite) Par Laure, le 16.04.2009
ah cette fille là me plaît beaucoup! j'aime son univers coloré et riche, j'aime aussi ses photos, elle est tré... (Voir la suite) Par Laure, le 16.04.2009
finalement je suis allée le voir et j'avoue que josé dans sa nouvelle carrière cinématographiq ue me plaît bea... (Voir la suite) Par Laure, le 16.04.2009
bel hommage que tu leur fais mon muslim!... (Voir la suite) Par Laure, le 16.04.2009
i follow this two! they are great!... (Voir la suite) Par Melissa, le 16.04.2009
j'aime beaucoup cette fille, elle a un trés joli univers.... (Voir la suite) Par Hilde, le 16.04.2009
ça m'a l'air plutôt bizarre comme film.... (Voir la suite) Par Hilde, le 16.04.2009
ça à l'air trés intéressant ton cursus, sayeb. ça te fait t'intéresser à pleins d'aspects de ton pays.... (Voir la suite) Par Hilde, le 16.04.2009
je ne les connais pas personnellement mais leurs blogs sont super.... (Voir la suite) Par Hilde, le 16.04.2009
Mon ami David a demandé à ce que la promotion de cette excellente artiste soit faite, c'est donc avec grand plaisir que je présxente Dinanta, jeune artiste bordelaise qui souhaite vivre de son grand talent et recherche donc des projets pouvant stimuler son imagination fertile.
Vous pouvez la contacter via son site, où plusieurs créations sont exposées. J'encourage ceux qui aiment son art à l'encourager, et à lui commander quelques oeuvres.
Un blog que nombre de mes amis aiment visiter quotidiennement. C'est une adolescente qui s'est lancée dans cette aventure, avec une générosité rare, et digne d'une croyante! Alix, une jeune personne pleine de charme et d'intérêt. Visiter son blog, c'est découvrir une petite facette de sa vie, c'est plonger dans un monde coloré, avec des doutes, des rires et des moments de silence. Une jeune femme pour qui j'ai une grande affection.
Nouveau blog, nouveau départ, peut-être incertain, mais le fait de recommencer une chose, aussi insiginifiante soit-elle, demande du courage. Cette jeune et belle femme en possède beaucoup, car au-delà de recommencer un simple blog, ce sont des changements dans son existence qu'elle aborde avec toutes les qualités que beaucoup lui connaissent.
Nouveau blog de Célia, à visiter pour découvrir la vie d'une personne que l'on ne peut qu'aimer.
La Wicca est parfois considérée comme une religion, parfois davantage comme une philosophie. Elle inclut des éléments que l'on peut trouver dans nombre de croyances anciennes telles que le chamanisme, le druidisme, et les mythologies grecque, slave, latine et nordique. Ses adeptes, les wiccans, prônent un retour au culte de la Nature, ce qu'ils dénomment l'« Ancienne Religion ».
Sens du terme
Le terme wicca est un néologisme créé par Gerald Brousseau Gardner qui affirmait qu’il voulait dire sorcellerie en vieil anglais. En réalité sorcellerie en anglais ancien se dit wiccacraeft et wicca est le masculin de sorcier (le féminin étant wicce et le pluriel wiccan). Ces mots dérivent du verbe wiccian qui signifie ensorceler, pratiquer la magie.
Pour Gardner, wicca avait pour sens à l’origine « l’art des sages ». Sa thèse fut soutenue par l’ethnologue Margaret Murray qui écrivit l’entrée sur la sorcellerie dans l’édition de 1957 de l’Encyclopaedia Britannica où elle précise : « La signification du terme sorcière (witch) est liée à celle du mot savoir (wit) ». Elle peut être renforcée par l’analyse du mot wizard (étymologiquement « celui qui sait »), qui signifie lui aussi le sorcier et qui tire son origine du bas anglais wys/wis qui veut dire « le sage ».
D’autres étymologies concurrentes sont cependant apparues. Robert Graves dans La Déesse blanche, traitant du saule, un arbre qui dans la Grèce antique était dédié à Hécate écrit : « Ses liens avec les sorcières sont si forts dans l’Europe du Nord que les termes sorcière (witch) et criminel (wicked) dérivent du mot utilisé pour nommer le saule (wicker).» Margot Adler dans Drawing Down the Moon rattache wicca à l’indo-européen wic/weik dont la signification recouvre les sens de soumettre et de changer. Elle estime donc qu’une « sorcière aurait été une femme habile à imaginer, à soumettre et à changer la réalité ».
Histoire
Origines
La Wicca s'inscrit dans la mouvance européenne du néo-paganisme de la première moitié du XXe siècle. Elle consiste en un syncrétisme élaboré dans les années 1930 par le britannique Gérald Gardner (certains suggèrent également une collaboration de la part d'Aleister Crowley, le célèbre occultiste fondateur de la philosophie Thélémite) et fut popularisée par ce dernier pendant la Seconde Guerre mondiale et après, à travers des livres qui furent publiés au Royaume-Uni à partir de 1939. Concernant le Livre des Ombres gardnérien : celui-ci a été écrit à l'origine par Gérald Gardner, il fut modifié, agrandi et réécrit par Doreen Valiente à la demande de Gardner (Doreen Valiente, née le 4 janvier 1922 dans le Mitcham dans le nord de Londres, sous le nom de Doreen Edith Dominy).On trouvera par la suite des fausses versions du B.O.S ("Book Of Shadows", anglais pour "Livre des Ombres") en circulation.
Le « mythe de l'Ancienne Religion »
Une polémique persiste au sein même des adeptes sur les origines du culte. Certains sont partisans de ce que l'on dénomme le « mythe de l'Ancienne Religion » : ils affirment, comme Gardner le faisait lui-même dans ses livres de vulgarisation, qu'elle remonte à l'Antiquité et aurait été à l'origine de multiples mythologies, doctrines mystiques et sociétés initiatiques qui s'ensuivirent. La communauté des ethnologues et historiens des religions, cependant, s'accorde sur le fait que c'est bel et bien Gardner qui codifia cette religion, en s'inspirant de travaux ethnologiques, de rites maçonniques et rosicruciens, et des anciennes mythologies.
Évolution du mouvement
La Wicca connaît un certain succès auprès des adolescents. Les récupérations sont nombreuses. Actuellement, une branche d'adeptes et de groupes récupérés par la mode, se détachent de la Wicca traditionnelle en intégrant par exemple des éléments filmographiques ou imaginaires propres au New Age.
Il est également à noter que la Wicca connaît dans les pays riches un certain succès médiatique, notamment grâce au succès de séries télévisée telles que Charmed, "Sabrina" ou "Buffy".
Le propre de la Wicca est d'abord de permettre de comprendre les Forces Naturelles de la nuit des temps, les croyances ancestrales de la vie, qui remontent pour certaines à plusieurs millions d'années. Les clés du présent se trouvent dans le pur passé. Pour rester garante de cette voie, de ces valeurs et de ce qu'elle prône, la Wicca ne peut évoluer qu'a contre sens de la dite évolution humaine actuelle et des religions qui l'on fait disparaitre dans l'oubli et le bannissement.
Le divin
Les Wiccans croient en une force unique, l'esprit de la Terre. Cet esprit naturel se divise en deux polarités : le Masculin et le Féminin, la Grande Déesse et le Dieu Cornu. Ces deux divinités, d'après les travaux d'historiens et anthropologues comme Margaret Murray ou Mircea Eliade, semblent avoir été universellement vénérées à l'aube de l'humanité. Les représentations du Dieu et de la Déesse sont multiples et variés, puisque chaque wiccan est libre de choisir quel "visage" il leur donne. Certains choisissent de leur donner des noms et un visage précis, en fonction des cultures et archétypes avec lequel il se sent des affinités. (ex : Ceridwenn et Cernunnos, Isis et Osiris , Odin et Frigg...). D'autres choisissent de ne pas les "personnifier".
La Déesse : elle symbolise l'énergie féminine, la nuit, la magie, l'eau, la terre, la fertilité, le chaudron, le pentagramme, la coupe, le miroir. Elle est associée à la lune (plus précisément à la triple lune), astre dominant dans la wicca.
La lune montante représente la jeune fille.
La pleine lune la mère.
La lune décroissante la vieille femme.
La nouvelle lune est rarement incluse dans les rites wiccans. Lors de la nouvelle lune, il est dit que la déesse réside au royaume des ombres (passage nécessaire afin qu'elle se régénère ), à ce moment la pratique de la magie "active" est déconseillée. La pratique s'oriente alors vers des exercices tels que méditation, voyance...
Cette aspect d'une Triple-Déesse se retrouve dans d'autres religions, par exemple la déesse celte Brigid mais aussi les Parques (ou Moires). (voir l'article sur le culte de la Déesse)
Le Dieu Cornu : il est associé au feu, à l'air, à la baguette, l'épée, l'athamé, les récoltes, la sexualité, le soleil. Souvent on le représente avec des cornes, et on l'appelle le Cornu, bien qu'il n'ait aucun lien avec Satan ou toute autre représentation du diable. En réalité, le symbolisme des cornes rappelle les cornes d'un bouc, ou autre animal, symbole de la Nature en elle-même. Souvent associé à Cernunnos (Dieu Celte de l'abondance) ou aux divinités Greco-Romaines Faunus ou Pan.
Tel la Déesse on lui donne trois aspects principaux :
Dieu Soleil/de la Moisson.
Dieu Chasseur/de la faune et la flore Sauvage.
Dieu de la Mort/renaissance.
La philosophie
Elle se résume à deux "règles" :
Fais ce qu'il te plaît tant que cela ne nuit à personne. (" An'ye Harm None Do what Ye Wilt ")
Tout ce que tu feras te sera rendu en triple (encore que cette dernière ne soit pas reconnue par tous les wiccans).
A l'inverse, toute mauvaise action te sera infligée par trois fois (de même tous les wiccans n'y croient pas forcément).
Les wiccans s'appuient sur le principe de tolérance, sur le respect de la nature. La Wicca se revendique art de vivre en harmonie avec son environnement. Il s'agit d'une religion sans dogmatisme, prônant le respect de l'autre ainsi qu'une démarche de partage avec celui-ci. Par ailleurs, les wiccans croient en l'existence de la magie.
Les pratiques
Les fêtes
Sous le nom de « Roue de l’année » la wicca regroupe vingt et une réunions de coven pour célébrer la fluctuation des saisons. Il s’agit d’un calendrier qui prend en compte les cycles solaires et lunaires, ainsi que ceux propres à l’agriculture traditionnelle.
Les vingt et une célébrations sont les quatre sabbats majeurs (Samhain, Imbolc, Beltaine et Lugnasadh), les quatre sabbats mineurs aux solstices et aux équinoxes (Yule, Ostara, solstice d’été, Mabon) et les esbats des treize nuits annuelles de pleine lune.
Sabbats
Le calendrier des dates sacrées de la Wicca consiste en une hybridation de l'ancien calendrier des peuplades germaniques avec celui des peuplades celtiques. Au final, huit fêtes rythment l'année wiccane. Celles-ci procèdent de rites de célébration de la Nature, se déroulant souvent la nuit et que certains dénomment sabbats (en guise de clin d'œil au folklore médiéval qui appelait "sabbat" les réunions de sorcières).
Samain était l'époque du Nouvel An chez les celtes. Les wiccans considèrent que c'est le moment où le voile entre les mondes est le plus fin. Ils célèbrent la Mort du Dieu. C'est le début de la partie sombre de l'année. On se détache du poids du passé et des souvenirs. Samhain est fêté le 31 Octobre, jour consacré aux morts.
Yule, d'origine germanique, correspond au solstice d'hiver, vers le 21 décembre. La Déesse met au monde le Dieu Cornu. C'est un sabbat associé à l'espoir, à la renaissance après la mort du passé.
Imbolc (celte), le 2 février. Imbolc est aussi appelé Oimelc, ce qui en gaélique signifie "lait de brebis". La Déesse se remet de la naissance du Dieu. C'est un sabbat de purification et de prospérité, associé au lait et au feu.
Ostara, (germanique). L'équinoxe de printemps, vers le 21 mars. Ostara est un sabbat de croissance, tourné vers l'avenir : on sème, la nature se réveille... (le Cornu grandit, pour les wiccans)
Beltaïne, ou Beltane, Beltaine, Bealtaine, Beilteine, le 30 Avril, d'origine double : le nom est celtique, mais la date correspond aussi à la nuit de Walpurgis du folklore allemand. Le Cornu a atteint l'âge d'homme. Il désire la Déesse et s'unit à elle. Un des grands sabbats de l'année, qui fait pendant à Samhain. Cette fête était autrefois célébrée par des feux et des unions sexuelles, tradition combattue par l'église chrétienne.
Litha, (germanique) le solstice d'été vers le 21 juin. On célèbre le soleil/le dieu qui est à son apogée en allumant des feux (cf. les feux de la Saint-Jean). Période où les voiles entre les mondes sont aussi très minces, toujours selon les wiccans.
Lugnasad, (aussi appelé Lughnasadh, ou Lammas, celtique), le 1er août. Lugnasad est le moment des récoltes, alors que le soleil décline.
Mabon, l'équinoxe d'automne, vers le 21 septembre. Les jours raccourcissent, les forces du Dieu déclinent. C'est une période d'équilibre (notamment entre les durées de la nuit et du jour), de méditations et de réflexions.
Esbats
Les esbats ont lieu lors des treize nuits de pleine lune de l’année. La lune est le symbole de la Déesse et la pleine lune est le moment où celle-ci est dans sa plus grande puissance, ainsi les esbats sont principalement consacrés à glorifier la Déesse par des hymnes et des invocations qui conduisent parfois à des possessions de la grande prêtresse ou d’une participante par l’esprit d’une divinité féminine. Les esbats sont aussi les moments durant lesquels sont réalisés les rituels de passage que sont les cérémonies d’initiation, de baptême, de mariage et de commémoration mortuaire. C’est aussi durant ces esbats qu’ont lieu les travaux collectifs de wicca opérative.
Les traditions
On peut trouver plusieurs traditions dans la Wicca:
Le garderianisme : Comme son nom l'indique, c'est la version de Gerald Gardner. Pour certains, ce serait la seule valable, les autres n'étant que des dérivés. Tradition très stricte qui soutient que pour être wiccan ou wiccane on doit obligatoirement être en coven et avoir été initié. Ils pratiquent un certains nombre de rites.
L'alexandrianisme : Fondée par un disciple de Gardner, Alexander Sanders, c'est un dérivé de la précédente.
La tradition dianique : C'est une forme féministe de la wicca qui met à l'honneur la Déesse, favorisant son culte.
La tradition faerique ou «pictish wicca» : Cette tradition est un peu plus sombre que les autres puisqu'elle reconnaît la part obscure de chaque être et ne cherche pas à la nier. Elle s'inspire davantage de la culture celtique. I
l existe encore d'autres traditions plus ou moins connues.
Les covens
Un coven peut être défini comme un regroupement de wiccans qui se rassemblent pour célébrer les sabbats. Il peut être mixte ou non, affilié à une tradition reconnue ou pas. Les célébrants sont parfois nus ("skyclad", littéralement habillés de nuages),surtout dans les covens suivant la tradition gardnérienne. En général, il y a 13 personnes dans un coven. Il y a normalement une grande prêtresse et un grand prêtre, les hommes sont initiés par la prêtresse et les femmes par le prêtre. Il existe en outre souvent 3 degrés dans un coven, le dernier donne la possibilité d'être grand prêtre ou prêtresse et de fonder un nouveau coven. Néanmoins, de nombreux wiccans pratiquent seuls, et sans suivre de tradition particulière.
A lire
L'ouvrage le plus complet sur le sujet, dont sont issues la majeure partie des informations publiées ci-dessus, est La Wicca de Christian Bouchet paru aux Éditions Pardès, on peut lire aussi une série d'ouvrages écrits par des wiccans (donc non-neutres) dont La Wicca et La Wicca vivante de Scott Cunningham aux editions du Roseau, La religion sans dogme de Fred Lamond aux éditions Publibook, et le Grimoire de l'apprenti sorcier d'Oberon (fondateur de l'ancienne publication américaine Green Egg).
On peut rajouter à ceci Femmes, magie et politique, (postface d’Isabelle Stengers, Les Empêcheurs de penser en rond, 360 pages) de Starhawk, fondatrice de la "tradition reclaiming", qui est une sorte de mélange entre de la spiritualité et un activisme politique (écologie, féminisme, etc.) De la même, on lira en anglais The Spiral Dance.
Le paganisme désigne les religions païennes. Dans la langue courante, le sens et la valeur du mot païen sont contrastés. Ils s'attachent à l'histoire du christianisme où ce qui n'est pas chrétien est appelé païen. Cette négation ne suffit pas à définir ce que ce concept recouvre.
Vient du latin pagus « pays », de même racine que paysan. Dans l'empire romain, désignait les « civils » opposé aux militaires. Tertullien (v.150~v.230) valorisa les milites christi, « les soldats du Christ, les chrétiens » contre les pagana fides « ceux qui croient au pays, les fidèles de la religion impériale »[1]. Dans le code de l'empereur romain d'orient Théodose II (409), païen remplace définitivement l'ancien terme gentils pour désigner toutes les croyances qui ne sont pas chrétiennes.
Depuis la Renaissance européenne (XVIe), le paganisme a été revendiqué par les humanistes comme un retour à la culture antique. Le romantisme (XIXe) y a cherché un renouveau celtique. Le paganisme recouvre donc plusieurs religions dans leurs rapports avec le christianisme, généralement des polythéismes indo-européens.
Le mot
Avant l'an 392, le paganisme était la forme de religion la plus courante dans l'Europe occidentale. En 392, l'empereur Théodose Ier l'interdit et le Christianisme devint la religion officielle.
Les chrétiens de la partie occidentale de l'Empire romain ont appelé « païens », en latin pagani tous ceux qui, en dehors des juifs, pratiquaient un autre culte que le leur. Paganus signifie « qui est du pagus », c'est-à-dire du canton, du « pays » (ce dernier mot vient de pagus). Comme paganus peut signifier plus particulièrement, par synecdoque, « paysan », on a longtemps cru que « païen » voulait dire « paysan », « campagnard » et que son emploi se référait au fait que les gens des campagnes, à cause de leur isolement et de leur rusticité, étaient restés tardivement attachés aux anciens cultes.
En réalité, le mot « païen » est employé assez tôt en ce sens (dès Tertullien, au IIe siècle), alors que la majorité des citadins avaient encore des cultes païens, eux aussi. D'ailleurs, le paganisme est resté longtemps bien ancré dans les villes et répandu dans les élites intellectuelles. C'est le cas de Rome en particulier, dont le Sénat était encore à majorité païenne sous Théodose Ier. Ce n'est donc pas au sens de « paysan » que paganus a été utilisé dans le domaine religieux.
Aujourd'hui, on considère plutôt que le « païen » était « l'homme du pays », l'indigène, qui conservait les usages locaux, par contraste avec les habitants venus d'autres parties de l'empire. D'ailleurs, jusqu'à une époque assez tardive, une bonne partie du clergé dans les régions occidentales est d'origine orientale, Grecs, Syriens, Égyptiens, etc.
Histoire du concept
Dans les limites géographiques du monde antique, centré sur la Méditerranée, de nombreuses religions ont existé. En Mésopotamie, en Égypte, en Grèce puis à Rome, les divinités étaient multiples, locales ou importées. Les divinités archaïques, souvent agrestes ou chthoniennes, ont évolué vers des divinités plus humaines, policées, dont les Olympiens sont le meilleur exemple.
Il n'existait pas de mot pour désigner l'ensemble des religions, bien que l'empire romain eut consolidé les échanges de toute nature entre ces peuples.
D'autres religions encore existaient, au nord de l'Europe, en Orient ou Extrême-Orient, en Afrique, etc.
Au travers des millénaires, deux caractères semblent constants dans ces religions : le polythéisme, c'est à dire la croyance en plusieurs dieux, et la tolérance pour les dieux des autres, assortie d'emprunts fréquents : Isis avait son temple à Rome, et les Césars les leurs à Alexandrie.
Dans le monde méditerranéen, la première dissonance devait venir des Hébreux qui étaient monothéistes . La Judée était une province romaine bien particulière, avec son pouvoir religieux articulé au pouvoir politique de Rome, dont la Bible raconte les démêlés. Les juifs ne reconnaissaient pas les autres dieux, ni la divinité de César. César s'en accommodait, le peuple élu étant forcément limité.
Puis vint le christianisme. Articulée sur le monothéisme hébreux, cette religion excluait aussi la reconnaissance de tout autre dieu. Le Mithraisme récent, monothéiste aussi, n'avait pas cette exclusive. Mais ouvert à tous, le christianisme ne tardait pas à devenir majeur et à se doter d'une Eglise, puis à compter des empereurs dans ses rangs. De son émergence à la conquête du pouvoir suprême, l'affaire avait pris à peine trois siècles.
Ces chrétiens désignèrent alors comme "paganisme" toutes les religions connues autres que la leur, que pratiquaient les "païens". L'étymologie du mot montre l'intention péjorative comme les mots mécréant, infidèle ou kafir pour les musulmans. Seuls les juifs hébraïques, qui partageaient le même Dieu, gardaient une identité distincte.
En 391 et 392, le mot est utilisé officiellement dans la législation par Théodose Ier, empereur romain chrétien, pour interdire ces religions dans tout l'empire, déjà chrétien depuis 380. Puis viendront, au début du Vème Siècle, les destructions massives et les pillages, quelques massacres, auxquels ces religions éparpillées, sans clergé et sans dogme, ne survivront guère.
Ce mot, inventé par une minorité pour désigner une majorité, devint ainsi progressivement le qualificatif d'une minorité, supposée fruste et rurale, donc inculte. Le mot s'élargit ensuite aux musulmans, puis dépassant le seul champ de la religion, qualifia aussi des pratiques sociales que la morale chrétienne réprouvait. Même élargi, il reste un point de vue de chrétien, mêlé d'ostracisme.
Bien que le christianisme, religion officielle et unique de l'empire romain depuis 380, s'étende ensuite largement en Europe (Charlemagne, Saint Empire Romain Germanique), des cultes et pratiques paiennes ont encore lieu les siècles suivants, mais la clandestinité devient une question de survie. Dans ces conditions, l'absence de textes sacrés, la tradition orale, le secret des cultes, contribueront à faire disparaitre ces religions anciennes. Quelques "fêtes traditionnelles" de nos campagnes existent encore de nos jours, mais n'ont plus de signification religieuse. Notre bûche de Noël est une survivance païenne, comme le Carnaval, etc.
Des résurgences religieuses auront lieu en Europe, des "néo-paganismes", notamment à la Renaissance, mais aussi au XIXème siècle (germanisme, celtisme), et encore de nos jours (Wicca, YSEE).
De nos jours, on qualifie aussi de paganisme, du moins avec le regard de la culture chrétienne d'Europe, des religions lointaines qui n'ont jamais participé à la fondation du mot, comme l'hindouisme.
Dans le cadre de la mondialisation, les mouvements néo-païens modernes ont fait leur jonction en 1998 avec les autres religions polythéistes, au sein de la WCER (congrès mondial des religions ethniques), et espèrent être reconnus. A une époque ou le développement de l'islam en Europe interroge les rapports du christianisme au pouvoir, remet en question les équilibres établis depuis le XIXème siècle, réduisant les monothéismes reconnus à faire cause commune, le propos n'est plus utopique.
Le concept
« Païen » est donc à l'origine un concept spécifiquement chrétien qui désignait tous ceux qui, mis à part les juifs (pour des raisons évidentes), ne sont pas chrétiens. Au Moyen Âge encore, la Chanson de Roland appelle « païens » ceux qui sont en réalité des musulmans. Ce concept a donc le défaut de faire un amalgame entre des réalités très diverses et qui, jusqu'à l'époque où le christianisme devint religion officielle (ou quasi officielle), n'étaient nullement perçues par les intéressés comme formant un tout.
Néanmoins, du temps a passé depuis cette époque et, vu d'aujourd'hui, le concept n'est pas dépourvu de pertinence (et le mot semble plus commode que les substituts qu'on pourrait lui trouver, « religion traditionnelle », « polythéisme », qui ont eux aussi leurs imperfections), à condition que l'on garde à l'esprit qu'il cerne une réalité multiple. Le paganisme est un terme pratique pour désigner globalement les pratiques religieuses de l'Antiquité (Europe, Proche et Moyen-Orient, Afrique du Nord)en dehors du christianisme et du judaïsme.
À partir de la Renaissance sont apparus des mouvements religieux ou philosophiques se réclamant à nouveau du paganisme :
le néo-paganisme des Humanistes du XVIe siècle
les néo-paganismes celte (néo-druidisme), germanique, scandinave, égyptien (khémitisme) et grecque (hellénisme) de la fin du XIXe siècle, du XXe siècle
Il ne faut pas confondre le paganisme avec l'athéisme. Les païens ont un sens mystique et du sacré, étranger aux athées.
Le satanisme est-il un paganisme? Bien qu'il entre parfaitement dans la définition initiale du mot, on peut difficilement dénier qu'il est un avatar du christianisme, et n'existerait pas sans lui. Le fait que le Diable soit un avatar chrétien de Dionysos ne simplifie pas la question. Quand aux satanistes de Anton Szandor LaVey, ne croyant en aucune divinité mais pensant que l'homme est son seul dieu, sont plus difficiles à classer.
Historique
800 B.C - 750 B.C: rédaction des textes homériques
776 B.C : création des jeux olympiques en Grèce
753 B.C : fondation de Rome
vers 700-600 B.C: prêche de Zarathoustra (Zoroastre) en Perse
vers 530 B.C: mort du roi perse Cyrus le Grand, fidèle de Mithra
vers 399 B.C: condamnation à mort de Socrate pour impiété
323 B.C: mort d’Alexandre le Grand, fils de Zeus et nouvel Héraclès et Dionysos
146 B.C : le roi séleucide Antiochos IV Epiphane cherche à convertir les Juifs à l’hellénisme, suscitant une guerre ; veut transformer le temple de Salomon en temple de Zeus Olympien.
65 B.C : Pompée entre à Jérusalem et entre dans le temple de Salomon, commettant ainsi un acte d’impiété
52 B.C : Crassus s’empare des richesses du temple de Salomon pour financer sa guerre contre les Parthes
44 B.C: assassinat de Caius Iulius Caesar (Jules César), fils de Mars et de Vénus
21 B.C: Auguste interdit les cultes orientaux à Rome.
8 B.C: naissance de Yeshua Ben Yosef à Bethleem (Jésus de Nazareth), fils du charpentier Yosef et de son épouse Myriam
2 B.C : construction du Forum Augusti à Rome, au cœur duquel se trouve le temple de Mars Vengeur (Ultor)
14 A.D: mort de l’empereur Auguste
19 A.D: l'empereur Tibère interdit le judaïsme en Italie
42 A.D: Claude expulse les Juifs de Rome
52 A.D : Caligula veut faire placer sa statue dans les synagogues et dans le temple de Salomon ; révolte juive
67 A.D: l’empereur Néron persécute les Juifs, accusés d’avoir mis le feu à Rome
70 A.D: destruction par les empereurs Vespasien et Titus du temple de Salomon à Jérusalem
95 A.D : l’empereur Domitien fait condamner des familiers convertis au judaïsme et/ou au christianisme
117 A.D: politique antijuive en Égypte et Mésopotamie de l’empereur Trajan. La communauté juive d’Alexandrie, celle de Chypre et celle de Libye, sont décimées.
132 A.D: lutte de l’empereur Hadrien contre la révolte juive de Bar Koshba; Jérusalem devient Aelia Capitolina. Les Romains construisent un temple dédié à Jupiter Capitolin sur les ruines de celui de Salomon.
135 A.D: les Chrétiens abandonnent le nom de Yahweh pour celui de Theos (grec) ou de Deus (latin).
251 A.D: l’empereur Dèce interdit le christianisme
252-259 : l’empereur Valérien interdit le christianisme
260 A.D: édit de tolérance de Gallien en faveur des Chrétiens
274 A.D: l’empereur Aurélien construit un temple dédié à Sol Invictus à Rome
297-301 A.D: conversion du roi arménien Tiridate III par Grégoire l'illuminateur
305 A.D: décret d’interdiction du christianisme par l’empereur Dioclétien
306-312 : l’empereur Maxence prend à Rome la tête d’un mouvement traditionaliste païen mené par les Prétoriens
311 A.D: l’empereur Galère tolère le christianisme au moment de sa mort
312 A.D: victoire de Constantin sur Maxence lors de la bataille du Pont Milvius ; Constantin attribue sa victoire à Sol Invictus et au dieu chrétien
313 A.D: Constantin et Licinius tolèrent le christianisme; mort de l’empereur réformateur païen Maximin Daia
314 A.D: conversion du roi d'Albanie (Aghbanie, devenue Azerbaïdjan) Urnayr au christianisme par Grégoire l'illuminateur.
317 A.D: conversion du roi d’Ibérie (Géorgie) Mirian III et de son épouse Nana par l'évangéliste Nino
324 A.D: victoire de Constantin le chrétien sur Licinius le païen
337 A.D: mort de l’empereur Constantin, baptisé sur son lit de mort
337 A.D: conversion du roi d’Ibérie (Géorgie) Mirian par sainte Nino
361-363 A.D: règne de l’empereur païen Julien, assassinat de ce dernier probablement par un chrétien
365 A.D: règne du païen Procope, cousin de Julien
379: Gratien abandonne le titre païen de pontifex maximus
392: décret de Théodose interdisant le paganisme dans l’empire
392-394: réaction païenne à Rome de l’empereur Eugène, du franc Arbogast et du Sénat ; est écrasée lors de la bataille de la Rivière Froide (Frigidus)
394: interdiction des Jeux Olympiques par Théodose
399 : destruction du Sarapeum (temple de Sérapis) à Alexandrie
415 : assassinat par une foule chrétienne de la philosophe néo-platonicienne Hypatie à Alexandrie
399-420: règne de Yazdagard Ier, roi perse prochrétien puis devenu antichrétien et antisémite
421: persécution des chrétiens sous le roi perse Varhran V
438-459: règne de Yazdagard II, roi perse antichrétien et antisémite
vers 450: début de la christianisation de l’Irlande par le mythique Patrick
472-475 : règne de l’empereur païen d’occident Anthemius
476 : bref règne du dernier empereur romain, probablement païen, Romulus Augustus, surnommé Augustulus
488 : révolte à Byzance de l’isaurien païen Illous avec l’aide de son ami le poète païen Pamprépios
498: conversion du roi franc Clovis au christianisme
529: l’empereur byzantin Justinien interdit l’enseignement de la philosophie païenne à Athènes. Les philosophes, dont Damascios et Simplicius, quittent Byzance et sont accueillis à la cour du roi perse Chosroès (Khosro Anushirvan).
537: fermeture du temple d’Isis à Philae
550 : fermeture de l’école philosophique païenne d’Alexandrie
562: grande persécution contre les païens de Constantinople
565: mort du dernier roi païen irlandais, Diarmat McCerbaill (restauration païenne de 559-565), et fermeture du sanctuaire druidique de Tara
580: fermeture du temple de Baal Shamin à Baalbek
vers 650: fermeture définitive du sanctuaire d’Ammon-Rê, assimilé à Zeus depuis Alexandre, à Siwah
653: conquête de la Perse par le calife Omar ; l’islam devient religion officielle et le shah Yazdagard III est assassiné
vers 650-700: fin de la christianisation des Anglo-Saxons
798: conversion forcée des Saxons de Witukind par Charlemagne
vers 840 : révolte des derniers Saxons païens
vers 850-860: conversion du roi Boris de Bulgarie
889-893 : réaction païenne du roi Vladimir de Bulgarie, fils du précédent
652- vers 1000: résistance païenne iranienne face à l’islam
à partir de 950 environ: début de la christianisation des Basques
950-998: conversion de la Laconie (autour de Sparte) par l’arménien Saint Nicôn
960: conversion du roi danois Harald à la Dent Bleue
966: conversion du prince polonais Mieszko Ier
976: conversion du roi Boleslaw et de la Bohême
978 : mort du roi irlandais Domnal Hua Neill, dernier roi ayant des druides à sa cour
989: conversion du roi russe Vladimir le Rouge
995: début de la christianisation de la Norvège par le roi Olaf Trygvasson
999: conversion de l’Islande au christianisme
1000: conversion du roi hongrois Vaîk (Etienne), fils de Geza et petit-fils d'Arpad, fondateur du royaume
vers 1000: réaction païenne russe à Novgorod
1008: conversion du roi suédois Olof Skötkonung
1037: réaction païenne du peuple polonais
1046: réaction païenne du peuple hongrois
vers 1050: fermeture de l’école philosophique païenne d’Harran en Mésopotamie (Carrhae) par les autorités musulmanes
1071: réaction païenne en Russie, à Souzdal et dans plusieurs autres villes, menée par les prêtres païens (volkhvy)
1079 : exécution dans l’empire byzantin du philosophe néo-platonicien Jean Italos
1080-1083: réaction païenne du roi suédois Blot Sven ; à sa mort, assassiné, le temple d’Uppsala est détruit et remplacé par une église
1083- environ 1120: réaction païenne du suédois Erik, fils de Blot Sven, en Ost Gotland et en Samland (Laponie)
1165: conversion forcée des Finnois par les Suédois
1194-1250: règne de Frédéric II Hohenstaufen, empereur du saint empire romain germanique; mena une politique culturelle païenne, rejetant personnellement le christianisme. Premier humaniste. Auteur de l’opuscule « Les Trois Imposteurs », évoquant Moïse, Jésus et Mahomet.
vers 1220: conversion de l’Estonie et de la Lettonie par les chevaliers teutoniques
1238-1248: révolte païenne finlandaise
1261: apostasie du duc lituanien Mindaugas et réaction païenne
1263-1265: réaction païenne du roi lituanien Trenoita
1265-1268: conversion du roi lituanien Vaisvilkas
1270-1282: réaction païenne du roi Traidenis
1316: conversion du roi lituanien Gediminas
1386: début de la christianisation de la Lituanie par Jogaila (Jagellon)
1452: mort du philosophe grec néo-païen Georges Gémiste Pléthon à Mistra
vers 1500-1600: conversion réelle de la Lituanie mais des noyaux païens subsistent jusqu’au XXème siècle
Une amie que j'apprécie et qui vient de créer son blog. Quelqu'un de bien, une personne intéressante, fascinée par les mondes imaginaires, en particulier celui de Weiss et Hickman... Blog à découvrir.
La sorcellerie est un terme controversé et son histoire est complexe. Selon le contexte et le milieu culturel dans lequel ce mot est employé, il désigne des idées différentes, voire opposées. Chaque société possède ses propres conceptions en matière de magie, de religion, de rites et d'esprits bons ou mauvais ; il est parfois impossible de trouver un équivalent d’une culture à l’autre.
Le terme sorcellerie désigne souvent la pratique de la magie. Selon les cultures, la sorcellerie peut être considérée avec des degrés variables de soupçon voire d'hostilité, parfois avec ambivalence, n'étant intrinsèquement ni bonne ni mauvaise. Certaines doctrines religieuses considèrent toute forme de magie comme de la sorcellerie, la proscrivent ou la place au rang de la superstition. Elles opposent le caractère sacré de leurs propres rituels aux pratiques de la sorcellerie.
Le terme sorcellerie est également employé de façon péjorative en référence à la pratique de la magie. Dans une culture qui admet son utilisation, la notion de sorcier/sorcière s’oppose au titre qui désigne le pratiquant d’une magie légitime. La sorcellerie est alors, dans cette acception, l'accusation portée à l'encontre de ceux qui utilisent des moyens surnaturels pour un usage réprouvé par la société. Les croyances en ce type de praticiens de la magie se rencontrent dans la plupart des sociétés humaines. De telles accusations ont parfois mené à des chasses aux sorcières.
Pour les religions monothéistes occidentales (principalement le judaïsme, le christianisme et l'islam), la sorcellerie est considérée comme une hérésie. La notion de sorcellerie prit une grande importance pour les catholiques et les protestants à la fin du Moyen Âge. À cette époque la sorcellerie a progressivement été assimilée à une forme de culte du Diable. Des accusations de sorcellerie ont alors été fréquemment combinées à d'autres charges d'hérésie contre des groupes tels que les Cathares et les Vaudois.
Étymologie
Deux origines possibles sont retenues concernant le mot sorcellerie. Certains affirment qu'il dérive de sourcier et d'autres affirment qu'il dérive du mot sort, maléfice lancé par un "jeteur de sorts".
La traduction allemande est "Hexe" dérivée du grec ancien "aix", chèvre, référence au monde pastoral.
En espagnol , "bruja" provient du terme ibère bruixa, et plus précisément du galicien bruxa.
Le mot anglais "witchcraft" est directement dérivé du vieil anglais wicca (homme chaman) et/ou wik (femme chaman).
Sorcier
Selon l'acception générale et populaire du terme, le sorcier est un jeteur de sort, recourant à la la magie noire. Il peut être "spécialiste" d'un domaine, telle la communication avec les esprits, généralement de défunts (on parle alors plus volontiers de mage ou de voyant), ou l'animation d'êtres morts (Voir: nécromancie).
Du point de vue anthropologique, le mot sorcier peut recouvrir différentes fonctions comme chaman ou homme-médecine.
C'est aussi un personnage maléfique présent dans les contes et les légendes. Il figure désormais dans l'univers du jeu de rôles, dans l'univers de Terry Pratchett et autres, plus enfantins, tels qu'Harry Potter.
Sorcière
Volant dans les airs à califourchon sur son manche à balai, ainsi est représentée la sorcière dans l'icônographie populaire. Antithèse de la fée, elle a les mêmes fonctions que le sorcier, tant en anthropologie que dans les contes et légendes.
Pratiques considérées comme de la sorcellerie
Le terme sorcellerie est communément appliqué aux pratiques visant à influencer le corps ou l'esprit d'une personne, pratiques jugées subversives et mettant en péril l'ordre social.
Certains, comme les néo-païens, considèrent la nature maléfique de la sorcellerie comme étant une projection chrétienne. Cependant, le concept de "praticien de la magie" influençant le corps ou l'esprit d'autrui contre son gré était présent au sein de nombreuses cultures avant même l'introduction du monothéisme. En effet, de vieilles traditions de "magie blanche" ou religieuses avaient déjà pour but d'identifier ou de contrer ces praticiens. Beaucoup d'exemples de ce type peuvent être trouvés dans les textes anciens provenant d'Égypte et de Babylone. Dans les cultures où l'on croit que le sorcier a le pouvoir d'influencer le corps ou l'esprit d'autrui, il apparait une cause crédible de maladie (chez l'homme ou l'animal), de malchance, de mort soudaine, d'impuissance ou maux divers dont l'origine parait inexplicable. Une magie folklorique bénigne et socialement plus acceptable peut alors être utilisée pour remédier au sortilège, ou identifier le sorcier à l'origine du mal afin de s'en défendre ou d'en défaire l'enchantement.
Plusieurs pratiques magiques sont assimilées à la sorcellerie, de telle sorte que les personnes qui les utilisent ont été considérées comme des sorciers par les occidentaux, indépendamment de la culture dans laquelle ces pratiques sont en usage. Une des pratiques les plus connues consiste à fabriquer une poupée en argile, en cire ou en chiffons à l'effigie de personnes réelles et les actions qui sont effectuées sur ces poupées sont sensées être transférées aux sujets qu'elles représentent ('poupée vaudou' dans le vocabulaire courant, dénommée dagyde en occultisme).
La nécromancie, consistant à demander à l'âme d'un mort de révéler l'avenir, est également considérée comme une pratique typique de la sorcellerie. La sorcière biblique d'Endor est sensée l'avoir pratiquée en faisant apparaître le spectre de Samuel (ou du diable métamorphosé en Samuel) à Saül.
Les croyances traditionnelles et populaires attribuent divers types de pouvoirs (acquis par contrat démoniaque dans la tradition chrétienne et monothéiste plus généralement) ont été prêtés aux sorciers: voler dans les airs, tourmenter l'esprit de leurs victimes. Les lutins, dans l'univers des contes, peuvent leur servir d'auxilaire. Certaines pratiques considérés subversives ou abusives et parfois criminelles tombent sous le coup de la loi.
Différences entre la sorcellerie et les autres formes de magie
Parmi certains mouvements occultes contemporains, la sorcellerie est particulièrement différenciée de la magie populaire, religieuse ou cérémoniale. Les sorcières autoproclammées de nos jours (parmi les membres de la Wicca) sont connues pour utiliser le terme de sorcellerie en lieu et place de la magie populaire.
La sorcellerie européenne traditionnelle
La caractérisation européenne de la sorcière ne provient pas d'une source unique. La croyance néo-païenne suggère que les sorcières étaient simplement des femmes chaman qui ont été progressivement transformées en figures malveillantes par la propagande chrétienne. Cette vision est simpliste et suppose que l'image folklorique de la sorcière provient d'une seule source, ce qui n'est pas le cas. En effet, la caractérisation de la sorcellerie ne peut se résumer à une caricature de la prêtresse païenne ; elle a évolué au cours du temps et est une combinaison de nombreuses influences.
Dans les premiers temps du christianisme en Europe, la population, habituée à l'usage de la magie dans la vie quotidienne, attendait du clergé une forme supérieure de magie par rapport à l'ancienne magie païenne. Alors que la chrétienté concurrençait le paganisme, ce problème était d'une importance cruciale pour le clergé, qui peu à peu substitua aux pratiques ancestrales le culte des reliques des saints et du Christ, reprenant ainsi l'usage populaire d'amulettes et de talismans.
La vision européenne traditionnelle de la sorcellerie veut généralement que le sorcier, tel Faust signe un pacte avec le diable, par lequel il lui vend son âme en échange de pouvoirs surnaturels. Les sorciers et sorcières furent accusés de renier Jésus et les sacrements, de se rendre au sabbat - assemblée nocturne où ils étaient supposés exécuter des rites diaboliques, parodies de messes ou d'offices de l'église, d'y vénérer le « prince des ténèbres », afin d'obtenir un certain pouvoir.
Suivant l'universitaire Max Dashu, de nombreux éléments de la figure de la sorcière médiévale trouvent leur source avant l'émergence du christianisme. Ceux-ci peuvent être trouvés dans les bacchanales, notamment du temps où ces pratiques étaient menées par la prêtresse Paculla Annia (de 188 av J.-C. jusqu'en 186 av J.-C.).
L'exemple de l'Angleterre
En Angleterre, l’exercice de la « magie curative » revenait au guérisseur (witch doctor), aussi connu sous les termes de White Witch (Sorcière Blanche), Cunning Man (le Rusé) ou encore Wise Woman (la Sage Femme). Le terme de « guérisseur » était déjà utilisé en Angleterre avant d’être directement associé au continent africain. Le guérisseur crapuleux (Toad doctor) était crédité du pouvoir de neutraliser l’action des guérisseurs (d’autres magiciens populaires avaient leurs propres compétences ; le Girdle-measurer était ainsi spécialiste pour déceler les maux lancés par les fées, tandis que le Charmeur (charmers) pouvaient guérir de problèmes plus communs, tels que les brûlures ou les rages de dent.
« Dans le nord de l’Angleterre, les superstitions se sont enracinées dans les mœurs avec une force incroyable. Le Lancashire est plein de guérisseurs, toute une ribambelle de charlatans qui prétend soigner des maladies et des maux lancés par le Malin…Il se font appeler cunning men ; ils sont fort influents dans les comtés de Lincoln et de Nottingham. »
Ces « Rusés » ne se prétendaient que rarement sorciers, et rejetaient ce genre d’accusation. Certains écrits datant du Moyen Âge, pourtant, suggèrent que les différences entre les sorciers et les guérisseurs, à propos de ces « praticiens », n’étaient pas très claires aux yeux de la population. Ainsi, il apparaît qu’une partie de la population entendait également contacter les sorciers pour des requêtes de guérison comme de divination, bien que ces derniers étaient surtout reconnus pour être consultés par les gens désireux de faire maudire leurs ennemis. De fait, la majeure distinction était que les sorciers étaient bien plus souvent dénoncés aux autorités que les guérisseurs ; lorsque ces derniers étaient poursuivis, c’était généralement pour avoir soustrait de l'argent à leurs clients.
Une des conséquences de cet amalgame entre les différents praticiens de la magie de l’époque est la confusion actuelle à propos de ce qu’ont réellement été les sorciers, en Angleterre. Visaient-ils à blesser ou soigner leurs contemporains ? Quel rôle (éventuellement) tenaient-ils dans leur communauté ? Ces sorciers/guérisseurs peuvent-ils être assimilés aux sorciers et sorcières dont on trouve les traces dans les autres cultures ? Ou même, leur rôle et leur présence n’est-il pas tout simplement né de l’imaginaire des gens ? Dans les certitudes occidentales contemporaines, peu de différences se discernent ainsi entre guérisseurs, charmeurs, cunning men et wise women, astrologues et devins; ils se retrouvent tous, plus ou moins, affublés des attributs du/de la sorcier(e).
Les sorciers et sorcières européens furent généralement supposés empoisonnner les puits, les sources, le bétail et la nourriture, ou de la rendre immangeable, voler dans les airs à l’aide d’un balai, jeter des sorts maléfiques et répandre la peur et le chaos dans les communautés locales.
Explication rationnelle de quelques cas de sorcellerie
L'ergot de seigle contient de l'ergotamine, dont un des dérivés est l'acide lysergique (principe actif du LSD). Dans certains cas, la consommation de pain pouvait donner lieu à des hallucinations, qui étaient, au Moyen Âge, attribuées à la sorcellerie.
La sorcellerie dans le monde occidental contemporain
Depuis le milieu du XXe siècle, la sorcellerie s'est développée en intégrant une dimension religieuse, se revendiquant du néo-paganisme.
Si cette forme de religiosité païenne panthéiste apparaissait auparavant, dans les cultes de la nature, elle a pris une dimension nouvelle après les travaux de Margaret Murray, égyptologue anglaise du XXe siècle, qui a écrit sur la possible existence d'une religion païenne prenant sa source en des temps reculés et ayant survécu jusqu'à nos jours, et dont les sorcières regroupées en covens auraient de tout temps été les dépositaires.
Si cette hypothèse n'a pas été prouvée, elle a eu une influence sur ses contemporains et a favorisé la mise en place d'une religion néo-païenne basée sur la sorcellerie : la Wicca, dont Gérald Gardner est le promoteur. La Wicca est surtout représentée aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada. Il n'existe pas encore de statistiques officielles sur le nombre de Wiccans dans le monde.
De nos jours, certaines superstitions anciennes n'ont plus cours dans le monde moderne. Pourtant, depuis les années 1940 avec l’émergence de la Wicca, religion se réclamant de la sorcellerie, considérée et souvent appelée l'"Ancienne religion", un nombre croissant de personnes s'est autoproclamé sorcier(e). Alors que la perception occidentale de la sorcellerie reste très négative, les Wiccans n’y attachent pas de sens particulier, et n’assimilent pas non plus leurs pratiques au satanisme. En fait, la plupart des Wiccans souhaitent simplement que leurs contemporains cessent d’assimiler la sorcellerie à des pratiques maléfiques, confinant le terme à une connotation négative.
En 1968, un groupe politique radical composé de femmes s’est fait connaître dans la ville de New York sous le nom de W.I.T.C.H. , pour « Women’s International Terrorist Conspiracy From Hell » (la ‘conspiration internationale terroriste des femmes venues de l’enfer’). Ce groupe éphémère n’a pas eu d’impact particulier sur le développement de la sorcellerie, mais a marqué les esprits grâce à sa dénomination originale.
Le tout dernier symbole des sorcières est bien sur Halloween, le 31 octobre, bien que les Wiccans lui préférent Samhain, qui a lieu le 1 novembre. Ce n’est pas une coïncidence si les deux fêtes on souvent tendances a être associées; l’association des sorcières à Halloween pourrait provenir d’une tentative de dénigrement, de la part de l’Église, de cette ancienne fête celtique célébrant la dernière récolte.
Poussé par l’alliance de la consommation au marketing, en recherche perpétuelle d’idées, de modes à lancer, le phénomène des sorcières s’est une nouvelle fois répandu, durant les dernières décennies, mais cette fois comme icônes plus ou moins sympathiques d’une culture populaire globalisée. Les films comme The Craft, Practical Magic et Le Projet Blair Witch 2 (la suite de Le Projet Blair Witch) ainsi que les séries télévisées Bewitched, Buffy the Vampire Slayer, Charmed, Sabrina the Teenage Witch, et parfois X-Files ont porté à l’écran et popularisé des enfants et jeunes sorcier(e)s. Tous ces stéréotypes ‘grand public’ n’ont cependant que peu de liens avec le mouvement de la Wicca ni avec la perception chrétienne de la sorcellerie. La plupart de ces sorcières du petit et grand écran sont, de nos jours, des jeunes femmes attrayantes dotées de pouvoirs surnaturels.
Une œuvre littéraire décrivant bien, de par sa puissance évocatrice et poétique, l'univers magique de la sorcellerie moderne dans le monde occidental contemporain, en reprenant la légende de Faust, est Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov.
La revalorisation de la pensée magique au XXe siècle
Le psychanalyste Carl Gustav Jung a proposé le concept d'archétypes dans l'inconscient humain, figures ancestrales de l'inconscient collectif, qui émergent notamment au contacts de personnes ayant un profil psychique particulier; la figure du sorcier, ou du génie malfaisant, est complémentaire du professeur/génie bienfaisant, et met en lumière non pas la personnalité propre de l'individu identifié, mais celle du sujet en proie aux figures archétypales de son inconscient, invoquées par le biais de rituels.
Le mode de connaissance magique, en concurrence avec la pensée véhiculée par les religions monothéistes en Occident, a été par elles largement dévalorisée. Ainsi Hegel, qui ne voyait dans ce type de rapport au monde qu'un ensemble de superstitions. L'anthropologue Claude Lévi-Strauss a mis en lumière la richesse et la finesse des sociétés dont la culture est essentiellement magico-religieuse, par exemple dans leurs connaissances en botanique, et leur connaissance du vivant en général.
Dans les années 1960, Carlos Castaneda, étudiant en anthropologie dans une université Californienne, partit étudier les plantes médicinales au Mexique. Son expérience, relatée dans de nombreux ouvrages, est un témoignage sur la confrontation entre ces deux modes de pensée, celle, analytique, de l'Occident et ses corpus universitaires, et celle, discursive, d'un type de pensée magique. Échappant par définition aux taxonomies occidentales, cette pensée implique une participation active, voire ascétique, de l'initié, qui ne donne ses fruits qu'après de longues années.
Pierre Verger parti s'initier au Brésil, à Bahia, aux rites d'origine yoruba du candomble, poursuivit par des voyages en Afrique cette expérience initiatique. Ce type d'initiation a été perçu comme une "renaissance" par Verger ainsi que par d'autres occidentaux, initiés par la suite aux rites chamaniques et magiques de ces cultures, souvent caractérisées par l'absence de culture écrite, et résistant aux concepts occidentaux de "civilisation".
On peut ainsi conjecturer que la connotation négative du mot "sorcier" prend ses racines dans une défiguration archétypale - caricaturale - d'un mode de pensée et d'action différent de la doxa officielle. L'arbitraire des "chasses aux sorcières" en est une illustration éclairante.
Croyances anciennes du Proche- et Moyen-Orient
Comme le montrent certains textes antiques, la sorcellerie a joué un rôle aussi bien dans l’Égypte ancienne qu'en Mésopotamie, comme à Babylone. Cet extrait du Code d'Hammourabi (environ 2000 Avant J.-C.) : "si un homme en accuse un autre de sorcellerie, sans justification, celui qui est accusé doit aller à la Rivière Sainte ; Il doit plonger dedans, et si la Rivière Sainte le vainc, l’accusateur pourra prendre la maison du sorcier pour sienne" en témoigne.
La sorcellerie dans le Tanakh (Bible hébraïque, Ancien Testament)
Dans la Bible, les références à la sorcellerie sont nombreuses ; les fermes condamnation de la pratique n’y sont pas tant basées sur la suspiscion de supercherie, mais bien sur la notion que la magie en elle-même est une pratique abominable. (cf. Deutéronome 18:10–11 « Qu'on ne trouve chez toi personne (…) qui exerce le métier de devin, d'astrologue, d'augure, de magicien, d'enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts.», Exode 22:18, «Tu ne laisseras point vivre la magicienne.»).
Le récit de Saul rendant visite au sorcier de En Dor (I Samuel 28) nous montre qu’il croit fermement en l’évocation, par le sorcier, de l’ombre de Samuel. Enfin, d’après le Lévitique 20:27, « Si un homme ou une femme ont en eux l'esprit d'un mort ou un esprit de divination, ils seront punis de mort ; on les lapidera : leur sang retombera sur eux. »
La sorcellerie dans le Nouveau Testament
L’interdiction de la sorcellerie dans le Nouveau Testament semble similaire (Épître aux Galates 5:20, comparé à Apocalypse 21:8, 22:15 et Actes des Apôtres 8:9, 13:6).
À supposer que la croyance en la sorcellerie relevait de la superstition populaire, il est étrange de ne rien trouver suggérant que l’aspect maléfique de ces pratiques ne reposait que sur le fait de prétendre être en possession de pouvoirs qui n’existent pas.
Quelques interrogations s’élèvent de nos jours, quand à savoir si le mot pharmakeia, utilisé dans l'Épître aux Galates, trouve une traduction juste avec le terme « sorcellerie ». En effet, ce terme était communément utilisé pour parler de l'usage maléfique de drogues comme les poisons, les contraceptifs ou les substances permettant d'interrompre les grossesses.
Les perceptions judaïques de la sorcellerie
Les juifs ont souvent été perçus comme sorciers dans l'Europe du Moyen Âge, et persécutés à ce titre durant les siècles de chasse aux sorcières. Mais la grande majorité d'entre eux, perçoivent la pratique de la sorcellerie comme une forme d'idolâtrie, et donc une offense au Judaïsme et à son Dieu unique.
Il est cependant à noter qu’un petit groupe de juifs orthodoxes, qui étudient la Kabbale, croit en la magie. Dans la pratique, les rituels sont très différents de la sorcellerie « traditionnelle », mais le fondement (utiliser des forces surnaturelles pour influer sur le monde physique) reste identique. Depuis les Lumières, la plupart des juifs ont cessé de croire en la Kabbale, et considèrent ces pratiques comme ridicules.
Certains néo-païens pratiquent une forme de magie, syncrétisme du mysticisme juif classique et de sorcellerie moderne. Une référence notable de ce sujet est le livre d'Ellen Cannon Reed : « The Witches Qabala: The Pagan Pat hand the Tree of Life ». Ce livre ainsi que le Zohar ont été une source d'inspiration pour plusieurs sectes comme par exemple le centre de la Kabbale.
La sorcellerie dans le monde musulman
Les contes des mille et une nuits, avec leurs "djinns" (génies), se transformant en colonne de fumée rentrant ou sortant d'une fiole, leurs "tapis volant" et leurs îles enchantées, foisonnent de mages et de magiciennes et reflètent l'univers magique de l'orient. Ils reflètent également un monde pré-islamique, les djinns étant sans conteste une réminiscence des esprits des religions polythéistes antérieures.
Aujourd'hui, nombre de croyances populaires attribuent un grand pouvoir aux marabouts.
Sorcellerie africaine
Le continent africain recueille un large éventail de religions traditionnelles. Les Africains chrétiens reconnaissent généralement le dogme chrétien, tout comme leurs frères asiatiques et latino-américains. Le terme de guérisseur, souvent proposé pour traduire inyanga, a été mal interprété, et est devenu « celui qui soigne en ayant recours à la magie », loin de son sens originel de « celui qui diagnostique et soigne les maux causés par la magie ».
Les combinaisons de croyances et pratiques de l’Église catholique romaine et des traditions, croyances et pratiques religieuses ouest-africaines ont directement contribué à l’émergence du syncrétisme religieux que l’on remarque en Amérique latine, avec des pratiques, entre autres, comme le Vaudou, l’Obeah, le Candomblé ou la Santeria.
Dans les traditions sud-africaines, il y a trois différents types de personne qui pratiquent la magie. La thakatha est habituellement traduit comme la « sorcière », et est considérée comme un personnage malveillant qui pratique secrètement afin de nuire à autrui. Le sangoma est un devin, parfois un diseur de bonne aventure, dont les services sont requis pour détecter la maladie, prédire le futur, voire identifier le coupable d’un méfait. Il a également quelques notions de médecine. Enfin, le inyanga est souvent traduit par le terme guérisseur (bien que de nombreux Sud-Africains remettent en cause cette traduction, puisqu’elle perpétue l'idée erronée d’un guérisseur recourant à la magie). La tache du inyanga est de conjurer le mauvais sort et defournir à ses clients les gris-gris nécessaires. Parmi ces trois personnages, la thakatha est presque toujours femme, le sangoma est habituellement une femme, tandis que le inyanga est presque toujours un homme.
Comment ne pas aimer cette femme? Comment ne pas être touché par sa douceur, sa sincérité et son immense générosité. Comme Amélia dans l'article suivant, Célia est une personne rare, à laquelle on s'attache, que l'on a envie de protéger du malheur, tant le bonheur tout simple qu'elle offre avec générosité mérite d'être payé de retour.
Une adolescente en recherche de son identité. Une jeune gothique avide de connaissances sur le monde. Une trés jeune fille attachante, curieuse de tout, qui a conquit le coeur de beaucoup de mes amis. Je lui offre donc le miens sans hésitation.