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Nom du blog :
sheol
Description du blog :
Les nouvelles réalités shéoliennes, des textes, des images, des sensations
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
15.04.2006
Dernière mise à jour :
08.05.2008
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Le monde d'Amandine

Posté le 22.05.2006 par sheol
Une amie que j'apprécie et qui vient de créer son blog. Quelqu'un de bien, une personne intéressante, fascinée par les mondes imaginaires, en particulier celui de Weiss et Hickman... Blog à découvrir.

http://uthas-world.blogspot.com

La Sorcellerie dans le monde

Posté le 22.05.2006 par sheol
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.


La sorcellerie est un terme controversé et son histoire est complexe. Selon le contexte et le milieu culturel dans lequel ce mot est employé, il désigne des idées différentes, voire opposées. Chaque société possède ses propres conceptions en matière de magie, de religion, de rites et d'esprits bons ou mauvais ; il est parfois impossible de trouver un équivalent d’une culture à l’autre.


Le terme sorcellerie désigne souvent la pratique de la magie. Selon les cultures, la sorcellerie peut être considérée avec des degrés variables de soupçon voire d'hostilité, parfois avec ambivalence, n'étant intrinsèquement ni bonne ni mauvaise. Certaines doctrines religieuses considèrent toute forme de magie comme de la sorcellerie, la proscrivent ou la place au rang de la superstition. Elles opposent le caractère sacré de leurs propres rituels aux pratiques de la sorcellerie.

Le terme sorcellerie est également employé de façon péjorative en référence à la pratique de la magie. Dans une culture qui admet son utilisation, la notion de sorcier/sorcière s’oppose au titre qui désigne le pratiquant d’une magie légitime. La sorcellerie est alors, dans cette acception, l'accusation portée à l'encontre de ceux qui utilisent des moyens surnaturels pour un usage réprouvé par la société. Les croyances en ce type de praticiens de la magie se rencontrent dans la plupart des sociétés humaines. De telles accusations ont parfois mené à des chasses aux sorcières.

Pour les religions monothéistes occidentales (principalement le judaïsme, le christianisme et l'islam), la sorcellerie est considérée comme une hérésie. La notion de sorcellerie prit une grande importance pour les catholiques et les protestants à la fin du Moyen Âge. À cette époque la sorcellerie a progressivement été assimilée à une forme de culte du Diable. Des accusations de sorcellerie ont alors été fréquemment combinées à d'autres charges d'hérésie contre des groupes tels que les Cathares et les Vaudois.

Étymologie
Deux origines possibles sont retenues concernant le mot sorcellerie. Certains affirment qu'il dérive de sourcier et d'autres affirment qu'il dérive du mot sort, maléfice lancé par un "jeteur de sorts".
La traduction allemande est "Hexe" dérivée du grec ancien "aix", chèvre, référence au monde pastoral.
En espagnol , "bruja" provient du terme ibère bruixa, et plus précisément du galicien bruxa.
Le mot anglais "witchcraft" est directement dérivé du vieil anglais wicca (homme chaman) et/ou wik (femme chaman).

Sorcier
Selon l'acception générale et populaire du terme, le sorcier est un jeteur de sort, recourant à la la magie noire. Il peut être "spécialiste" d'un domaine, telle la communication avec les esprits, généralement de défunts (on parle alors plus volontiers de mage ou de voyant), ou l'animation d'êtres morts (Voir: nécromancie).
Du point de vue anthropologique, le mot sorcier peut recouvrir différentes fonctions comme chaman ou homme-médecine.
C'est aussi un personnage maléfique présent dans les contes et les légendes. Il figure désormais dans l'univers du jeu de rôles, dans l'univers de Terry Pratchett et autres, plus enfantins, tels qu'Harry Potter.

Sorcière
Volant dans les airs à califourchon sur son manche à balai, ainsi est représentée la sorcière dans l'icônographie populaire. Antithèse de la fée, elle a les mêmes fonctions que le sorcier, tant en anthropologie que dans les contes et légendes.


Pratiques considérées comme de la sorcellerie
Le terme sorcellerie est communément appliqué aux pratiques visant à influencer le corps ou l'esprit d'une personne, pratiques jugées subversives et mettant en péril l'ordre social.
Certains, comme les néo-païens, considèrent la nature maléfique de la sorcellerie comme étant une projection chrétienne. Cependant, le concept de "praticien de la magie" influençant le corps ou l'esprit d'autrui contre son gré était présent au sein de nombreuses cultures avant même l'introduction du monothéisme. En effet, de vieilles traditions de "magie blanche" ou religieuses avaient déjà pour but d'identifier ou de contrer ces praticiens. Beaucoup d'exemples de ce type peuvent être trouvés dans les textes anciens provenant d'Égypte et de Babylone. Dans les cultures où l'on croit que le sorcier a le pouvoir d'influencer le corps ou l'esprit d'autrui, il apparait une cause crédible de maladie (chez l'homme ou l'animal), de malchance, de mort soudaine, d'impuissance ou maux divers dont l'origine parait inexplicable. Une magie folklorique bénigne et socialement plus acceptable peut alors être utilisée pour remédier au sortilège, ou identifier le sorcier à l'origine du mal afin de s'en défendre ou d'en défaire l'enchantement.

Plusieurs pratiques magiques sont assimilées à la sorcellerie, de telle sorte que les personnes qui les utilisent ont été considérées comme des sorciers par les occidentaux, indépendamment de la culture dans laquelle ces pratiques sont en usage. Une des pratiques les plus connues consiste à fabriquer une poupée en argile, en cire ou en chiffons à l'effigie de personnes réelles et les actions qui sont effectuées sur ces poupées sont sensées être transférées aux sujets qu'elles représentent ('poupée vaudou' dans le vocabulaire courant, dénommée dagyde en occultisme).

La nécromancie, consistant à demander à l'âme d'un mort de révéler l'avenir, est également considérée comme une pratique typique de la sorcellerie. La sorcière biblique d'Endor est sensée l'avoir pratiquée en faisant apparaître le spectre de Samuel (ou du diable métamorphosé en Samuel) à Saül.

Les croyances traditionnelles et populaires attribuent divers types de pouvoirs (acquis par contrat démoniaque dans la tradition chrétienne et monothéiste plus généralement) ont été prêtés aux sorciers: voler dans les airs, tourmenter l'esprit de leurs victimes. Les lutins, dans l'univers des contes, peuvent leur servir d'auxilaire. Certaines pratiques considérés subversives ou abusives et parfois criminelles tombent sous le coup de la loi.

Différences entre la sorcellerie et les autres formes de magie
Parmi certains mouvements occultes contemporains, la sorcellerie est particulièrement différenciée de la magie populaire, religieuse ou cérémoniale. Les sorcières autoproclammées de nos jours (parmi les membres de la Wicca) sont connues pour utiliser le terme de sorcellerie en lieu et place de la magie populaire.

La sorcellerie européenne traditionnelle
La caractérisation européenne de la sorcière ne provient pas d'une source unique. La croyance néo-païenne suggère que les sorcières étaient simplement des femmes chaman qui ont été progressivement transformées en figures malveillantes par la propagande chrétienne. Cette vision est simpliste et suppose que l'image folklorique de la sorcière provient d'une seule source, ce qui n'est pas le cas. En effet, la caractérisation de la sorcellerie ne peut se résumer à une caricature de la prêtresse païenne ; elle a évolué au cours du temps et est une combinaison de nombreuses influences.

Dans les premiers temps du christianisme en Europe, la population, habituée à l'usage de la magie dans la vie quotidienne, attendait du clergé une forme supérieure de magie par rapport à l'ancienne magie païenne. Alors que la chrétienté concurrençait le paganisme, ce problème était d'une importance cruciale pour le clergé, qui peu à peu substitua aux pratiques ancestrales le culte des reliques des saints et du Christ, reprenant ainsi l'usage populaire d'amulettes et de talismans.

La vision européenne traditionnelle de la sorcellerie veut généralement que le sorcier, tel Faust signe un pacte avec le diable, par lequel il lui vend son âme en échange de pouvoirs surnaturels. Les sorciers et sorcières furent accusés de renier Jésus et les sacrements, de se rendre au sabbat - assemblée nocturne où ils étaient supposés exécuter des rites diaboliques, parodies de messes ou d'offices de l'église, d'y vénérer le « prince des ténèbres », afin d'obtenir un certain pouvoir.

Suivant l'universitaire Max Dashu, de nombreux éléments de la figure de la sorcière médiévale trouvent leur source avant l'émergence du christianisme. Ceux-ci peuvent être trouvés dans les bacchanales, notamment du temps où ces pratiques étaient menées par la prêtresse Paculla Annia (de 188 av J.-C. jusqu'en 186 av J.-C.).

L'exemple de l'Angleterre
En Angleterre, l’exercice de la « magie curative » revenait au guérisseur (witch doctor), aussi connu sous les termes de White Witch (Sorcière Blanche), Cunning Man (le Rusé) ou encore Wise Woman (la Sage Femme). Le terme de « guérisseur » était déjà utilisé en Angleterre avant d’être directement associé au continent africain. Le guérisseur crapuleux (Toad doctor) était crédité du pouvoir de neutraliser l’action des guérisseurs (d’autres magiciens populaires avaient leurs propres compétences ; le Girdle-measurer était ainsi spécialiste pour déceler les maux lancés par les fées, tandis que le Charmeur (charmers) pouvaient guérir de problèmes plus communs, tels que les brûlures ou les rages de dent.

« Dans le nord de l’Angleterre, les superstitions se sont enracinées dans les mœurs avec une force incroyable. Le Lancashire est plein de guérisseurs, toute une ribambelle de charlatans qui prétend soigner des maladies et des maux lancés par le Malin…Il se font appeler cunning men ; ils sont fort influents dans les comtés de Lincoln et de Nottingham. »
Ces « Rusés » ne se prétendaient que rarement sorciers, et rejetaient ce genre d’accusation. Certains écrits datant du Moyen Âge, pourtant, suggèrent que les différences entre les sorciers et les guérisseurs, à propos de ces « praticiens », n’étaient pas très claires aux yeux de la population. Ainsi, il apparaît qu’une partie de la population entendait également contacter les sorciers pour des requêtes de guérison comme de divination, bien que ces derniers étaient surtout reconnus pour être consultés par les gens désireux de faire maudire leurs ennemis. De fait, la majeure distinction était que les sorciers étaient bien plus souvent dénoncés aux autorités que les guérisseurs ; lorsque ces derniers étaient poursuivis, c’était généralement pour avoir soustrait de l'argent à leurs clients.

Une des conséquences de cet amalgame entre les différents praticiens de la magie de l’époque est la confusion actuelle à propos de ce qu’ont réellement été les sorciers, en Angleterre. Visaient-ils à blesser ou soigner leurs contemporains ? Quel rôle (éventuellement) tenaient-ils dans leur communauté ? Ces sorciers/guérisseurs peuvent-ils être assimilés aux sorciers et sorcières dont on trouve les traces dans les autres cultures ? Ou même, leur rôle et leur présence n’est-il pas tout simplement né de l’imaginaire des gens ? Dans les certitudes occidentales contemporaines, peu de différences se discernent ainsi entre guérisseurs, charmeurs, cunning men et wise women, astrologues et devins; ils se retrouvent tous, plus ou moins, affublés des attributs du/de la sorcier(e).

Les sorciers et sorcières européens furent généralement supposés empoisonnner les puits, les sources, le bétail et la nourriture, ou de la rendre immangeable, voler dans les airs à l’aide d’un balai, jeter des sorts maléfiques et répandre la peur et le chaos dans les communautés locales.

Explication rationnelle de quelques cas de sorcellerie
L'ergot de seigle contient de l'ergotamine, dont un des dérivés est l'acide lysergique (principe actif du LSD). Dans certains cas, la consommation de pain pouvait donner lieu à des hallucinations, qui étaient, au Moyen Âge, attribuées à la sorcellerie.

La sorcellerie dans le monde occidental contemporain
Depuis le milieu du XXe siècle, la sorcellerie s'est développée en intégrant une dimension religieuse, se revendiquant du néo-paganisme.
Si cette forme de religiosité païenne panthéiste apparaissait auparavant, dans les cultes de la nature, elle a pris une dimension nouvelle après les travaux de Margaret Murray, égyptologue anglaise du XXe siècle, qui a écrit sur la possible existence d'une religion païenne prenant sa source en des temps reculés et ayant survécu jusqu'à nos jours, et dont les sorcières regroupées en covens auraient de tout temps été les dépositaires.
Si cette hypothèse n'a pas été prouvée, elle a eu une influence sur ses contemporains et a favorisé la mise en place d'une religion néo-païenne basée sur la sorcellerie : la Wicca, dont Gérald Gardner est le promoteur. La Wicca est surtout représentée aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada. Il n'existe pas encore de statistiques officielles sur le nombre de Wiccans dans le monde.

De nos jours, certaines superstitions anciennes n'ont plus cours dans le monde moderne. Pourtant, depuis les années 1940 avec l’émergence de la Wicca, religion se réclamant de la sorcellerie, considérée et souvent appelée l'"Ancienne religion", un nombre croissant de personnes s'est autoproclamé sorcier(e). Alors que la perception occidentale de la sorcellerie reste très négative, les Wiccans n’y attachent pas de sens particulier, et n’assimilent pas non plus leurs pratiques au satanisme. En fait, la plupart des Wiccans souhaitent simplement que leurs contemporains cessent d’assimiler la sorcellerie à des pratiques maléfiques, confinant le terme à une connotation négative.

En 1968, un groupe politique radical composé de femmes s’est fait connaître dans la ville de New York sous le nom de W.I.T.C.H. , pour « Women’s International Terrorist Conspiracy From Hell » (la ‘conspiration internationale terroriste des femmes venues de l’enfer’). Ce groupe éphémère n’a pas eu d’impact particulier sur le développement de la sorcellerie, mais a marqué les esprits grâce à sa dénomination originale.

Le tout dernier symbole des sorcières est bien sur Halloween, le 31 octobre, bien que les Wiccans lui préférent Samhain, qui a lieu le 1 novembre. Ce n’est pas une coïncidence si les deux fêtes on souvent tendances a être associées; l’association des sorcières à Halloween pourrait provenir d’une tentative de dénigrement, de la part de l’Église, de cette ancienne fête celtique célébrant la dernière récolte.
Poussé par l’alliance de la consommation au marketing, en recherche perpétuelle d’idées, de modes à lancer, le phénomène des sorcières s’est une nouvelle fois répandu, durant les dernières décennies, mais cette fois comme icônes plus ou moins sympathiques d’une culture populaire globalisée. Les films comme The Craft, Practical Magic et Le Projet Blair Witch 2 (la suite de Le Projet Blair Witch) ainsi que les séries télévisées Bewitched, Buffy the Vampire Slayer, Charmed, Sabrina the Teenage Witch, et parfois X-Files ont porté à l’écran et popularisé des enfants et jeunes sorcier(e)s. Tous ces stéréotypes ‘grand public’ n’ont cependant que peu de liens avec le mouvement de la Wicca ni avec la perception chrétienne de la sorcellerie. La plupart de ces sorcières du petit et grand écran sont, de nos jours, des jeunes femmes attrayantes dotées de pouvoirs surnaturels.

Une œuvre littéraire décrivant bien, de par sa puissance évocatrice et poétique, l'univers magique de la sorcellerie moderne dans le monde occidental contemporain, en reprenant la légende de Faust, est Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov.

La revalorisation de la pensée magique au XXe siècle
Le psychanalyste Carl Gustav Jung a proposé le concept d'archétypes dans l'inconscient humain, figures ancestrales de l'inconscient collectif, qui émergent notamment au contacts de personnes ayant un profil psychique particulier; la figure du sorcier, ou du génie malfaisant, est complémentaire du professeur/génie bienfaisant, et met en lumière non pas la personnalité propre de l'individu identifié, mais celle du sujet en proie aux figures archétypales de son inconscient, invoquées par le biais de rituels.

Le mode de connaissance magique, en concurrence avec la pensée véhiculée par les religions monothéistes en Occident, a été par elles largement dévalorisée. Ainsi Hegel, qui ne voyait dans ce type de rapport au monde qu'un ensemble de superstitions. L'anthropologue Claude Lévi-Strauss a mis en lumière la richesse et la finesse des sociétés dont la culture est essentiellement magico-religieuse, par exemple dans leurs connaissances en botanique, et leur connaissance du vivant en général.

Dans les années 1960, Carlos Castaneda, étudiant en anthropologie dans une université Californienne, partit étudier les plantes médicinales au Mexique. Son expérience, relatée dans de nombreux ouvrages, est un témoignage sur la confrontation entre ces deux modes de pensée, celle, analytique, de l'Occident et ses corpus universitaires, et celle, discursive, d'un type de pensée magique. Échappant par définition aux taxonomies occidentales, cette pensée implique une participation active, voire ascétique, de l'initié, qui ne donne ses fruits qu'après de longues années.

Pierre Verger parti s'initier au Brésil, à Bahia, aux rites d'origine yoruba du candomble, poursuivit par des voyages en Afrique cette expérience initiatique. Ce type d'initiation a été perçu comme une "renaissance" par Verger ainsi que par d'autres occidentaux, initiés par la suite aux rites chamaniques et magiques de ces cultures, souvent caractérisées par l'absence de culture écrite, et résistant aux concepts occidentaux de "civilisation".

On peut ainsi conjecturer que la connotation négative du mot "sorcier" prend ses racines dans une défiguration archétypale - caricaturale - d'un mode de pensée et d'action différent de la doxa officielle. L'arbitraire des "chasses aux sorcières" en est une illustration éclairante.

Croyances anciennes du Proche- et Moyen-Orient
Comme le montrent certains textes antiques, la sorcellerie a joué un rôle aussi bien dans l’Égypte ancienne qu'en Mésopotamie, comme à Babylone. Cet extrait du Code d'Hammourabi (environ 2000 Avant J.-C.) : "si un homme en accuse un autre de sorcellerie, sans justification, celui qui est accusé doit aller à la Rivière Sainte ; Il doit plonger dedans, et si la Rivière Sainte le vainc, l’accusateur pourra prendre la maison du sorcier pour sienne" en témoigne.

La sorcellerie dans le Tanakh (Bible hébraïque, Ancien Testament)
Dans la Bible, les références à la sorcellerie sont nombreuses ; les fermes condamnation de la pratique n’y sont pas tant basées sur la suspiscion de supercherie, mais bien sur la notion que la magie en elle-même est une pratique abominable. (cf. Deutéronome 18:10–11 « Qu'on ne trouve chez toi personne (…) qui exerce le métier de devin, d'astrologue, d'augure, de magicien, d'enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts.», Exode 22:18, «Tu ne laisseras point vivre la magicienne.»).

Le récit de Saul rendant visite au sorcier de En Dor (I Samuel 28) nous montre qu’il croit fermement en l’évocation, par le sorcier, de l’ombre de Samuel. Enfin, d’après le Lévitique 20:27, « Si un homme ou une femme ont en eux l'esprit d'un mort ou un esprit de divination, ils seront punis de mort ; on les lapidera : leur sang retombera sur eux. »

La sorcellerie dans le Nouveau Testament
L’interdiction de la sorcellerie dans le Nouveau Testament semble similaire (Épître aux Galates 5:20, comparé à Apocalypse 21:8, 22:15 et Actes des Apôtres 8:9, 13:6).

À supposer que la croyance en la sorcellerie relevait de la superstition populaire, il est étrange de ne rien trouver suggérant que l’aspect maléfique de ces pratiques ne reposait que sur le fait de prétendre être en possession de pouvoirs qui n’existent pas.

Quelques interrogations s’élèvent de nos jours, quand à savoir si le mot pharmakeia, utilisé dans l'Épître aux Galates, trouve une traduction juste avec le terme « sorcellerie ». En effet, ce terme était communément utilisé pour parler de l'usage maléfique de drogues comme les poisons, les contraceptifs ou les substances permettant d'interrompre les grossesses.

Les perceptions judaïques de la sorcellerie
Les juifs ont souvent été perçus comme sorciers dans l'Europe du Moyen Âge, et persécutés à ce titre durant les siècles de chasse aux sorcières. Mais la grande majorité d'entre eux, perçoivent la pratique de la sorcellerie comme une forme d'idolâtrie, et donc une offense au Judaïsme et à son Dieu unique.

Il est cependant à noter qu’un petit groupe de juifs orthodoxes, qui étudient la Kabbale, croit en la magie. Dans la pratique, les rituels sont très différents de la sorcellerie « traditionnelle », mais le fondement (utiliser des forces surnaturelles pour influer sur le monde physique) reste identique. Depuis les Lumières, la plupart des juifs ont cessé de croire en la Kabbale, et considèrent ces pratiques comme ridicules.

Certains néo-païens pratiquent une forme de magie, syncrétisme du mysticisme juif classique et de sorcellerie moderne. Une référence notable de ce sujet est le livre d'Ellen Cannon Reed : « The Witches Qabala: The Pagan Pat hand the Tree of Life ». Ce livre ainsi que le Zohar ont été une source d'inspiration pour plusieurs sectes comme par exemple le centre de la Kabbale.

La sorcellerie dans le monde musulman
Les contes des mille et une nuits, avec leurs "djinns" (génies), se transformant en colonne de fumée rentrant ou sortant d'une fiole, leurs "tapis volant" et leurs îles enchantées, foisonnent de mages et de magiciennes et reflètent l'univers magique de l'orient. Ils reflètent également un monde pré-islamique, les djinns étant sans conteste une réminiscence des esprits des religions polythéistes antérieures.

Aujourd'hui, nombre de croyances populaires attribuent un grand pouvoir aux marabouts.

Sorcellerie africaine
Le continent africain recueille un large éventail de religions traditionnelles. Les Africains chrétiens reconnaissent généralement le dogme chrétien, tout comme leurs frères asiatiques et latino-américains. Le terme de guérisseur, souvent proposé pour traduire inyanga, a été mal interprété, et est devenu « celui qui soigne en ayant recours à la magie », loin de son sens originel de « celui qui diagnostique et soigne les maux causés par la magie ».

Les combinaisons de croyances et pratiques de l’Église catholique romaine et des traditions, croyances et pratiques religieuses ouest-africaines ont directement contribué à l’émergence du syncrétisme religieux que l’on remarque en Amérique latine, avec des pratiques, entre autres, comme le Vaudou, l’Obeah, le Candomblé ou la Santeria.

Dans les traditions sud-africaines, il y a trois différents types de personne qui pratiquent la magie. La thakatha est habituellement traduit comme la « sorcière », et est considérée comme un personnage malveillant qui pratique secrètement afin de nuire à autrui. Le sangoma est un devin, parfois un diseur de bonne aventure, dont les services sont requis pour détecter la maladie, prédire le futur, voire identifier le coupable d’un méfait. Il a également quelques notions de médecine. Enfin, le inyanga est souvent traduit par le terme guérisseur (bien que de nombreux Sud-Africains remettent en cause cette traduction, puisqu’elle perpétue l'idée erronée d’un guérisseur recourant à la magie). La tache du inyanga est de conjurer le mauvais sort et defournir à ses clients les gris-gris nécessaires. Parmi ces trois personnages, la thakatha est presque toujours femme, le sangoma est habituellement une femme, tandis que le inyanga est presque toujours un homme.

Célia, un vaste univers d'amour et de tendresse

Posté le 18.05.2006 par sheol
Comment ne pas aimer cette femme? Comment ne pas être touché par sa douceur, sa sincérité et son immense générosité. Comme Amélia dans l'article suivant, Célia est une personne rare, à laquelle on s'attache, que l'on a envie de protéger du malheur, tant le bonheur tout simple qu'elle offre avec générosité mérite d'être payé de retour.

http://lonelygirl.blogourt.fr

Amélia, un monde en train de naître

Posté le 18.05.2006 par sheol
Une adolescente en recherche de son identité. Une jeune gothique avide de connaissances sur le monde. Une trés jeune fille attachante, curieuse de tout, qui a conquit le coeur de beaucoup de mes amis. Je lui offre donc le miens sans hésitation.

http://gothilia.skyblog.com

Marine, un univers différent

Posté le 18.05.2006 par sheol
Une découverte de mon ami David, une adolescente passionnée par la photographie, ayant en elle un univers qu'elle nous fait découvrir avec beaucoup de générosité. Fascinante immersion dans un monde de beauté, de féminité naissante et d'inquiétudes à peines voilées.

http://ph0t0s-et0ilees.skyblog.com

Le Sikhisme

Posté le 03.05.2006 par sheol
Le sikhisme, comme religion, n'est pas une véritable nouveauté. Son fondement -- le monothéisme -- coïncide avec la doctrine musulmane, alors que le caractère dévotionnel prononcé de sa littérature et de plusieurs de ses doctrines sont conformes au concept de bhakti de l'hindouisme. Cependant, le sikhisme ne doit pas être considéré comme un simple mélange de deux religions plus anciennes, mais comme une religion véritablement nouvelle. Ses fidèles considèrent qu'elle a été authentifiée par une nouvelle révélation divine.

Le Gurû Nanak (1469-1538), le fondateur du sikhisme, naît dans le village de Talwandi, nommé maintenant Nankana Sahib, près de Lahore actuellement au Pakistan. Ses parents sont hindouistes et appartiennent à une caste marchande (Les Khatri du Pândjab). Dès son enfance, Nanak est fasciné par la religion, et son désir d'explorer les mystères de la vie l'amène à quitter la maison familiale. Il erre dans toute l'Inde à la façon des sannyasin, les saints hindous. C'est sans doute durant cette période qu'il découvre l'enseignement de Kabîr, un saint révéré aussi bien par les hindous et que par les musulmans.

Après plusieurs années d'errance, Nanak a la révélation qu'il doit enseigner. Il prêche alors devant les temples jaïns et hindous, les mosquées et convertit ainsi un certain nombre de sikhs (ou disciples). La religion, pense-t-il, est un lien pour unir des hommes, mais dans la pratique il constate qu'elle monte les hommes les uns contre les autres. Il regrette en particulier l'antagonisme entre hindous et musulmans et il se fixe comme but de vie de les réunir. Une sentence bien connue de Nanak est : « Il n'y a ni hindou et ni musulman. ».

Nanak est opposé au système des castes. Ses fidèles se réfèrent à lui en tant que gurû (professeur, maître). Avant sa mort, il indique un nouveau gurû pour être son successeur et pour mener la communauté. Le dixième et dernier gurû, Gurû Gobind Singh (1666-1708) introduit la cérémonie de baptême sikh en 1699 donnant par là une identité caractéristique aux Sikhs. Les cinq Sikhs nouvellement baptisés sont appelés Panj Pyare, Les Cinq Bien-Aimés, qui baptisent à leur tour le gurû à sa demande.

Peu avant son décès, le gurû commande que l'Âdi Granth, appelé aussi Gurû Granth Sâhib, le livre saint sikh soit dorénavant l'autorité spirituelle définitive et que l'autorité temporelle passe à la Khâlsâ Panth - la Communauté des Sikhs. Le livre saint des Sikhs est compilé et édité par le cinquième gurû, Gurû Arjun en 1604. Ce sont les premières écritures saintes dans le monde à avoir été compilées par les fondateurs d'une foi au cours de leur vie (les écrits saints de la religion bahá'íe au XIXe siècle étant également tous rédigés par le fondateur lui-même ou en sa présence). Elles sont surtout rédigées en panjâbî, mais aussi en hindi, en persan, etc.

La position doctrinale de Nanak est assez simple, en dépit de son origine, i.e. un mélange de révélations provenant des deux croyances distinctes. La cohérence du sikhisme est à mettre au bénéfice de son concept central simple - la souveraineté d'un Dieu unique, le Créateur. Nanak appelle son dieu « Le Nom Vrai » pour éviter d'utiliser un terme qui soit plus restrictif. Il enseigne que « Le Nom Vrai », qui se manifeste de manières diverses, dans des endroits divers et par des noms divers, est éternellement « Un », Dieu souverain et omnipotent, à la fois transcendent et immanent, créateur et destructeur.

Dieu prédestine toutes les créatures et ordonne que la plus haute créature, l'homme, soit servi par les créatures inférieures. Selon Nanak discuter quels composants de sa croyance proviennent de l'hindouisme, quels sont musulmans, c'est discuter comme un idiot qui cherche quelle religion possède le droit de professer des concepts universaux tels que la bonté, la charité, l'honnêteté, la vénération du nom de dieu, le respect des autres.

Nanak souscrit également à la croyance en la mâyâ, l'illusion du monde physique. Bien qu'il considère les objets matériels comme des réalités et comme des expressions de la vérité éternelle du créateur, ils tendent à ériger « un mur d'erreurs » autour de ceux qui ne vivent que dans un monde des désirs matériels. Ceci les empêche de voir le Dieu vrai qui a créé la matière comme un voile autour de lui, de sorte que seuls les consciences spirituelles, libérées du désir, puissent le pénétrer.

Le monde est immédiatement vrai dans le sens qu'il est rendu manifeste aux sens par la maya, mais il est finalement irréel puisque seul Dieu est finalement vrai. Conservant la doctrine hindoue de la transmigration des âmes, ainsi que son corollaire, la loi du karma, Nanak conseille aux fidèles de ne pas prolonger leur cycle de réincarnations par une vie hors de Dieu, i.e. par le choix, au travers de l'égoïsme et des plaisirs sensuels, d'une vie matérialiste.

Pour faire ceci il faut accumuler du karma. On doit ne penser qu'à Dieu, répéter sans fin le nom de Dieu (Nam Japa) et ainsi s'unir avec Dieu. Le salut, dit-il, ne signifie pas entrer au paradis après le jugement dernier, mais s'unir Dieu à et se fondre en lui.

La pression politique des nations musulmanes qui les entourent force les Sikhs à se défendre et au début du XIXe siècle, la région du Panjâb, préfigurant l'Inde et le Pakistan modernes, se rend autonome. La Khâlsâ (les Purs, noms de l'ordre chevaleresque) des Sikhs mit plusieurs fois en défaut l'armée coloniale britannique.


Un Sikh portant un turbanAujourd'hui, Les Sikhs se trouvent en Inde ainsi qu'ailleurs dans le monde. Les pratiquants peuvent être identifiés par leur habitude de toujours porter un turban pour couvrir leurs longs cheveux qu'ils ne coupent jamais (dans quelques pays, les lois exigeant le port du casque pour les motocyclistes ont dû être modifiées à leur avantage) et par leur utilisation presque universelle du nom de famille Singh (lion, comme par exemple dans Singapour, la ville (pour) du lion (singa)). Les hommes portent barbe et moustache.

Cependant, toutes les personnes nommées Singh ne sont pas nécessairement des Sikhs ! Les hommes sikhs sont également censés porter sur eux les articles suivants ou cinq K :

Kesh, ou cheveux et barbe non coupés, signe de sainteté;
Kangh, un peigne utilisé pour garder les cheveux bien coiffés;
Kach, sorte de pantalon ample pour ne pas être gênés pendant les batailles;
Kara, un bracelet d'acier symbolisant austérité et sobriété;
Kirpan, épée ou dague défensive recourbée.
Dans la société moderne, bien sûr, on ne peut pas se permettre de porter une épée ou même un grand poignard, mais un bon canif ou un poignard miniature sont suffisant pour exprimer la signification symbolique. En portant une arme, les Sikhs rappellent la persécution que leur religion a subi et la nécessité de la défendre contre ses ennemis.

Les femmes de Sikh portent généralement la robe indienne du nord ou salwar kameez plutôt que le sârî. La plupart du temps, elles emploient le nom de famille Kaur (censé traditionnellement signifier « princesse », mais qui veut dire en réalité lionne pour s'accorder avec les Singh ou lions), plutôt que le nom Singh qui est réservé normalement aux hommes bien que peu de pays permettent cet usage.

Le séparatisme sikhs
Vers 1920 se crée un parti, l'Akali dal, qui se veut le défenseur des intérêts de la communauté Sikh, le "panth". L'Akali Dal est la matrice d'un Nationalisme Sikh (ou au moins d'un communautarisme Sikh) originellement très modéré.

En 1966, conformément à une vieille revendication de l'Akali Dal, l'état de l'Haryana est constitué à partir de la partie de l'état du Panjâb la plus fortement hindouiste. Les sikhs sont dorénavant majoritaires (56%) dans le nouveau Panjâb plus petit. Cette majorité devient progressivement fragile, puisqu'estimée à seulement 52% en 1981, entre autre du fait de l'immigration de populations non-sikhs, venues surtout des états indiens du Bihar, de l'Uttar Pradesh et du Madhya Pradesh. La conscience de cette fragilité a renforcé le nationalisme Sikh.

Vers la fin des années 1970 et au cours des années 1980, un mouvement séparatiste émerge donc, qui tente de créer un état sikh séparé appelé Khalistan (" Pays des Purs "), revendiquant la région du Panjâb indien, le Panjâb Pakistanais et certaines régions limitrophes.

En 1984, un groupe de militants sikhs radicaux lourdement armés (qualifiés de terroristes par les autorités indiennes), et suivant Jarnail Sing Bhindranwale, prend refuge, ou occupe, le Temple d'Or à Amritsar, véritable lieu saint du sikhisme. Les partisans de Bhindranwale, originellement allié du parti du congrès contre l'Akali Dal, développaient des activités plus ou moins violentes depuis quelques années.

Après que les tentatives de négociation ont échoué, le premier ministre indien, Indira Gandhi, ordonne début juin que le temple soit vidé de ses occupants par la troupe. Le refus d'un retrait pacifique a comme conséquence une fusillade entraînant la mort de 83 soldats et de 493 occupants Sikhs ainsi que de nombreux blessés. De nombreux Sikhs ont considéré que l'utilisation de la force dans leur lieu saint était un blasphème impardonnable. D'autres, au contraire, considérent que c'est l'occupation du site par des extrémistes qui constitue l'acte réprobatoire.

Le 31 octobre 1984, le Premier ministre indien Indira Gandhi est assassiné par ses propres gardes du corps Sikhs. En réaction à cet assassinat, des émeutes anti-sikhs frappent l'inde, et plus spécifiquement la région de Delhi, essentiellement du 31 octobre au 3 novembre 1984. En partie spontanées, ces émeutes ont également été encouragées par certains politiciens du parti du premier ministre, le parti du congrès. Il y aurait eu 2.000 morts, et même 3.000 selon certaines sources.

L'affaire du temple d'or et les massacres anti-sikhs ont considérablement augmenté l'influence des indépendantistes, en même temps qu'ils ont radicalisé leurs méthodes, avec un passage généralisé à la lutte armé, surtout à partir de 1986. Le Panjâb est devenu une zone de guerre.

Les partisans de l'indépendance ont développé leur lutte armée contre 2 grandes cibles :

les représentants de l'état fédéral indien : fonctionnaires, soldats, policiers, politiciens,...
les populations hindous du Panjâb, victimes de nombreux massacres visant à leur faire quitter le territoire Panjâbi, en vue de créer un état Sikh homogène
A partir de mai 1987, la multiplication des attentats a amené le gouvernement fédéral à placer l'état du Panjâb sous régime d'administration directe, sans que cette stratégie, souvent très brutale et marquée par de nombreuses violations des droits de l'homme, permette de régler le problème.

Pendant ce temps, les militants radicaux Sikhs ont développé une idéologie et une pratique marriant nationalisme, violence armée et religiosité extrême, dont la radicalité a effrayé certains sikhs.

En février 1992, le régime d'administration directe fut remplacé par un nouveau gouvernement pandjabi élu (avec seulement 25% de participation). Une nouvelle stratégie, s'appuyant sur les sikh hostiles à l'insurection fut alors mise en place, et se revéla beaucoup plus efficace.

Le nouveau gouvernement était en effet dirigé par le parti du congrès, mais sous la direction d'un Sikh, Beant Singh. A la tête des forces de police depuis 1991, Kanwar Pal Singh Gill, également sikh, parvint en trois années a démanteller les principaux groupes armés et à arréter leurs chefs.

A partir de 1993-1994, la rébellion est apparue comme vaincue, à la fois par la répression, par l'arrivée au pouvoir d'une élite Sikh locale pro-indienne (bien plus acceptable que les soldats hindous) et par la lassitude de la population devant la violence.

Les Sikhs dans le monde
On trouve des communautés Sikhs relativement importantes dans des pays anglophones, en particuliers les États-Unis d'Amérique, le Canada et l'Angleterre.

Après le 11 septembre 2001, quelques Américains, confondant les symboles de croyance religieuse, tels que les turbans et les barbes, avec ceux des terroristes qui ont effectué les attaques, se retournent contre les Sikhs et maltraitent ou blessent certains membres de la communauté Sikh. Dans les mois qui suivent l'attaque, pas loin de 300 incidents sont rapportés sur le sol américain, incluant menaces, actes de violence, et même mort.

Le 2 mars 2006, un jugement de la Cour suprême du Canada a légalisé le port du Kirpan dans les écoles publiques en se fondant sur la liberté religieuse garantie par la Constitution. La Cour a jugé qu'une autorité scolaire ne pouvait interdire totalement le port du Kirpan par un élève, dans la mesure où le Kirpan est porté dans des conditions sécuritaires. Comparer avec la France, qui en 2004 a adopté une loi visant à interdire le port «ostensible» de symboles religieux dans les écoles publiques, ce qui a posé problème - notamment - vis-à-vis de quelques lycéens sikhs refusant d'ôter leurs turbans.


Le Taoïsme

Posté le 15.04.2006 par sheol
Ce sont les croyances d'une amie qui compte beaucoup pour moi, elle se nomme Càm, elle vit aujourd'hui dans son pays, le Vietnam, c'est une personne ouverte, modeste, préférant toujours valoriser les autres plutôt que médire à leur sujet.

Le taoïsme commença au second siècle après J.-C dans le pays. Il constitue l'une des religions indigènes et puise ses doctrines dans des traditions anciennes comme Huang-Lao, une tradition très connue après Huang Di (Empereur Jaune) et Lao-Tzu. Il est pratiqué par ses pratiquants à partir de la dynastie des Han de l'ouest (206 av. J.-C - 24 apr. J.-C.).

Lao-tzu, maître de l'époque des Printemps et Automnes, qui fonda la première école puritaine du taoïsme, est considéré comme le père de cette religion et l'idée de la "Voie" (Dao) qu'il mit dans le "Livre de la voie et de la Vertu"(Dao De Jing) constitue le fondement du système taoïste.

Au 12ème siècle, le taoïsme fut progressivement subdivisé en deux: Taoïsme de Chuan-chen et celui de Cheng-i.

Selon le taoïsme, les dieux gouvernent et contrôlent tout dans l'univers. Parmi les dieux selon le taoïsme, le dieu de l'Origine primaire, celui de Jade sacrée, et celui de la Voie de la puissance (Lao-tzu) sont considérés comme les dieux suprêmes.

Nombreux sont les temples taoïstes qui furent construits dans des montagnes où, selon la tradition, les êtres célestes habitent et où les anciens taoïstes pratiquaient l'austérité et devenaient immortels. A ce jour, il existe encore plus de 1600 temples taoïstes dans le pays où vivent plus de 25000 prêtres et nonnes de cette religion.

L'association des Taoïstes de Chine, fondée en 1957 à Beijing, est l'organisation nationale de cette religion dirigée par Min Zhiting, son président. L'organisation a l'ambition de faire perdurer et développer la culture taoïste.

les cinq piliers de l'Islam

Posté le 15.04.2006 par sheol
Les cinq piliers de l'Islam nous ont été transmis par Dieu au travers de son prophète Mouhammad , comme le rapporte Ibn 'Uma (extrait du Sahih Al-Bukhari -Volume 1, Livre 2, Numéro 7-) :

Le prophète de Dieu a dit : "L'Islam est basé sur ces cinq principes :


De témoigner que nul autre que Dieu ne peut être adoré et que Mouhammad est le prophète de Dieu,
D'effectuer le prière obligatoire (consciencieusement et parfaitement),
De jeûner pendant le mois de Ramadan,
De payer la Zakatt obligatoire (aumône),
D'effectuer le Hajj (Pèlerinage à la Mècque)."
De cette parole prophétique, nous savons donc quels sont les cinq piliers de l'Islam. Voiçi quelques détails et des liens avec davantage d'explications.


La profession de foi
La profession de foi (chahada) désigne la déclaration en arabe " 'Ach-hadou 'al-la 'ilaha 'illallah, wa 'ach-hadou 'anna Mouhammadar-Raçouloullah". Il faut donc témoigner "qu'il n'y a d'autre dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu".

La prière
Tous les musulmans doivent accomplir les 5 prières obligatoires de la journée. Elles permettent de se ressourcer, de louer Dieu, en récitant des sourates du Coran, effectuant des invocations... Parmi les conditions de validité, il y a le respect des horaires (liens vers les horaires de la prière), l'orientation du corps vers la Kaaba (Qibla). Vous pouvez vous référer à la section "Comment calculer la Qibla?" pour en savoir plus.

La Zakât
En arabe, ce terme signifie accroissement et, par extension, purification de la richesse. Tout musulman qui en a les moyens doit donner une partie de ses biens aux pauvres de la communauté. Cette institution a pour but de purifier l'âme du croyant de l'avarice, l'avidité, la convoitise et de cultiver en elle l'esprit de partage et de sacrifice.

Le jeûne
Pendant un mois lunaire, de l'aube au coucher du soleil, le Musulman doit s'abstenir de manger et de boire. À chaque instant pendant le jeûne, il réprime ses passions et ses désirs. C'est un moyen pour le musulman de se purifier et de gagner le pardon de Dieu. Ce jeûne a lieu tous les ans pendant le neuvième mois de l'année lunaire.

Le Pèlerinage à la Mecque
Chaque Musulman doit effectuer le Pèlerinage à la ville sainte de La Mecque une fois dans sa vie, si cela est économiquement et physiquement possible. Il est composé de rituels. Des millions de croyants, chaque année, viennent de tous les horizons sociaux, géographiques et culturels s'y retrouver pour y célébrer leur adoration de Dieu.

Le répertoire sacré d’Oum Kalsoum

Posté le 15.04.2006 par sheol
Dans le monde du soufisme, la quête de Dieu peut être soutenue et guidée par la musique, celle « des quatre cordes (luth) quand elle accompagne une belle chanson chantée par une voix pure et parfaite », comme le rapportait Al Masudi, un grand historien de la musique arabe du XIIe siècle de notre ère, à propos du samâa, signifiant audition. Pour les soufis, il désigne l’acte d’entendre le Coran, un poème ou une musique spirituels pour atteindre le wajd (transe mystique). La cérémonie du samâa peut avoir lieu dans une mosquée ou un lieu privé, où elle accueille quelques disciples suivant une voie soufie (tariqa) sous la direction d’un maître. Le chanteur est choisi pour la beauté de sa voix et il est parfois accompagné par la musique. Cheikha Sabah est, fort justement, l’une des plus convaincantes incarnations de l’art du samâa, avec sa voix forte et profonde qui nous entraîne naturellement vers la transe. Née dans le petit village de Tunamel El Charqui, dans le Delta, au nord de l’Egypte, elle est, définitivement, atteinte de cécité à l’âge de 6 ans car son père, simple paysan, n’avait pas les moyens de payer une opération qui lui aurait permis de recouvrer la vue. Aujourd’hui, elle ne le regrette pas et confie : « C’est la volonté de Dieu et je l’en remercie. » A l’âge de 7 ans, elle entre au kouttâb (école coranique) où elle apprend le Coran par cœur et comme pour Oum Kalsoum, dont elle reprendra lors de ses deux concerts quelques pièces de son répertoire sacré, le saint livre sera son premier contact avec le rythme et la mélodie (la psalmodie). Ensuite, elle intègre l’école publique où l’un de ses professeurs, remarquant la beauté de sa voix, l’encourage à chanter. Son père accepte sous condition qu’il s’agisse de fêtes religieuses où elle psalmodierait le Coran et elle chanterait des madih (louanges à Dieu). Bientôt, la radio égyptienne la sollicite, puis la télévision et on l’engage aussi pour des doublages de films musicaux. Mais ce contact avec la chanson profane sera de courte durée car Cheikha Sabah, dépitée très vite par cet univers, décide de le quitter à jamais, même si elle apprécie des géants comme Abdel Wahab ou Oum Kalsoum. C’est son mari qui va la remettre sur le chemin de l’inshâd, un cérémonial où elle va découvrir les joies spirituelles, la force de sa voix et l’effet que produit cette dernière sur son public. Au cours de son cheminement, elle croisera des grands maîtres du genre comme Cheikh Yassine El Touhamy et Cheikh Ahmed El Touny.



Cheikha Sabah, portrait sensible
Le monde des moulid est impitoyablement dur car la scène est généralement tenue par des hommes qui éprouvent des difficultés à accorder une place à une femme. Cheikha Sabah, hors des normes marchandes, choisit de chanter sous les tentes des khedma (lieux d’aumônes pour les pauvres), loin de l’attention de la foule attirée par les grands munshid. Sachant parfaitement contrôler les différentes tonalités de sa voix, elle mêle merveilleusement les deux langues, classique et dialectal. Ce qui donne une sensation de légèreté que l’on ne retrouve pas forcément chez les autres munshid. « Elle sait particulièrement chanter le mounagah (dialogue avec Dieu) et sait comment amener ses adeptes à la transe », révèle une de ses admiratrices, « pour moi, cette capacité exceptionnelle est aussi liée au fait qu’elle est femme. Oui, c’est important qu’elle soit femme dans un milieu où il n’y a que des hommes. Elle a eu l’audace d’intégrer ce milieu », ajoute-t-elle, « et cette audace me plait. » Au premier regard, Cheikha Sabah n’a l’allure artistique ni profane ni soufie tant ses lunettes noires soulignent un air différent et son humilité émeut. Quand sa soirée commence par une musique simple et qu’elle appelle Yâ habîbî / Mon amour, en s’adressant au prophète, tout le monde se tait, saisi et subjugué par la profondeur de sa voix. Elle continue avec des louanges à Dieu et au prophète, puis les vers inspirés par un poème de Hallaj, de Ibn Al Fârid ou encore de Ibn Arabi, montent. Le spectacle s’étale dans la nuit et les poèmes déferlent. Cheikha Sabah les mélange parfois les uns aux autres avant de les unir. Pour mieux l’apprécier, il faut être sur la même longueur d’onde qu’elle, car, explique-telle, « quand on dit Dieu, on s’efface, on est au-delà du profane ». Sur scène, elle est dans un état de profonde communion et elle cherche à amener son public vers un état de dévotion proche du sien. Le tawâsul se produit grâce à la manière dont la parole est dite, à travers la voix qui touche l’auditeur, lequel est transporté au cœur de ce cercle mystique formé du poète soufi, du munshid et de lui-même, cercle qui se referme progressivement, pour que le tawâsul se vive. Ce qui naît de cette expérience est variable et infini et dépend considérablement de celui qui reçoit. Seuls la musique et le chant sont capables de générer cet état d’ivresse mystique. Des poèmes chantés par une voix si chaleureuse, sur fond d’une mélodie harmonieuse, peuvent sans une imprégnation réelle du sens, engendrer des effets merveilleux. Néanmoins, c’est le fahm, la compréhension, de ce que l’on entend qui nous mène vers l’extase. Celle promise par Cheikha Sabah, en s’appuyant ici sur le modèle de celle qu’elle nomme la « maîtresse du chant arabe », Madame Kalsoum elle-même.

Heresy, Nine Inch Nails

Posté le 15.04.2006 par sheol
he sewed his eyes shut because he is afraid to see
he tries to tell me what i put inside of me
he got the answers to ease my curiosity
he dreamed a god up and called it christianity
god is dead and no one cares
if there is a hell i'll see you there
he flexed his muscles to keep his flock of sheep in line
he made a virus that would kill off all the swine
his perfect kingdom of killing, suffering, and pain
demands devotion, atrocities done in his name
god is dead and no one cares
if there is a hell i'll see you there
your god is dead and no one cares
if there is a hell i'll see you there
god is dead and no one cares
if there is a hell i'll see you there
your god is dead
god is dead
and no one cares
and no one cares
drowning in his own hypocrisy
if there is a hell
see you
i'll see you there you there


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mixing engineer: alan moulder
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