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sheol Description du blog :
Les nouvelles réalités shéoliennes, des textes, des images, des sensations Catégorie : Blog Journal intime Date de création :
15.04.2006 Dernière mise à jour :
20.05.2009
merci pour se poème de nizar kabbani
merci beaucoup est bonne continuation ... (Voir la suite) Par hamid, le 27.10.2009
chui wiccan et je pratique la sorcelle rie
... (Voir la suite) Par pierre, le 15.06.2009
bonjour ami(e) blogueur(se)
je recherche des histoires ou anecdotes, amusantes, vraies, qui vous sont arriv... (Voir la suite) Par loulou, le 22.05.2009
bonjour, jaimerais beaucoup savoir comment se convertir au paganisme et ainsi etre païenne. merci de me repond... (Voir la suite) Par Emmanuelle, le 20.05.2009
j'aime beaucoup ce groupe, j'ai quelques albums et c'est avec ça que je me mets dans l'ambiance pour écrire le... (Voir la suite) Par Tyne, le 16.04.2009
roudoudou c'est vraiment le best man du monde, et aurélie, bah c'est ma femme de moi, celle avec qui je veux p... (Voir la suite) Par Linda, le 16.04.2009
trés bon comique, mais un acteur désastreux qui rejoint un humour cinématographiq ue français trés vulgaire et... (Voir la suite) Par Laure, le 16.04.2009
ah cette fille là me plaît beaucoup! j'aime son univers coloré et riche, j'aime aussi ses photos, elle est tré... (Voir la suite) Par Laure, le 16.04.2009
finalement je suis allée le voir et j'avoue que josé dans sa nouvelle carrière cinématographiq ue me plaît bea... (Voir la suite) Par Laure, le 16.04.2009
bel hommage que tu leur fais mon muslim!... (Voir la suite) Par Laure, le 16.04.2009
i follow this two! they are great!... (Voir la suite) Par Melissa, le 16.04.2009
j'aime beaucoup cette fille, elle a un trés joli univers.... (Voir la suite) Par Hilde, le 16.04.2009
ça m'a l'air plutôt bizarre comme film.... (Voir la suite) Par Hilde, le 16.04.2009
ça à l'air trés intéressant ton cursus, sayeb. ça te fait t'intéresser à pleins d'aspects de ton pays.... (Voir la suite) Par Hilde, le 16.04.2009
je ne les connais pas personnellement mais leurs blogs sont super.... (Voir la suite) Par Hilde, le 16.04.2009
Une découverte de mon ami David, une adolescente passionnée par la photographie, ayant en elle un univers qu'elle nous fait découvrir avec beaucoup de générosité. Fascinante immersion dans un monde de beauté, de féminité naissante et d'inquiétudes à peines voilées.
Le sikhisme, comme religion, n'est pas une véritable nouveauté. Son fondement -- le monothéisme -- coïncide avec la doctrine musulmane, alors que le caractère dévotionnel prononcé de sa littérature et de plusieurs de ses doctrines sont conformes au concept de bhakti de l'hindouisme. Cependant, le sikhisme ne doit pas être considéré comme un simple mélange de deux religions plus anciennes, mais comme une religion véritablement nouvelle. Ses fidèles considèrent qu'elle a été authentifiée par une nouvelle révélation divine.
Le Gurû Nanak (1469-1538), le fondateur du sikhisme, naît dans le village de Talwandi, nommé maintenant Nankana Sahib, près de Lahore actuellement au Pakistan. Ses parents sont hindouistes et appartiennent à une caste marchande (Les Khatri du Pândjab). Dès son enfance, Nanak est fasciné par la religion, et son désir d'explorer les mystères de la vie l'amène à quitter la maison familiale. Il erre dans toute l'Inde à la façon des sannyasin, les saints hindous. C'est sans doute durant cette période qu'il découvre l'enseignement de Kabîr, un saint révéré aussi bien par les hindous et que par les musulmans.
Après plusieurs années d'errance, Nanak a la révélation qu'il doit enseigner. Il prêche alors devant les temples jaïns et hindous, les mosquées et convertit ainsi un certain nombre de sikhs (ou disciples). La religion, pense-t-il, est un lien pour unir des hommes, mais dans la pratique il constate qu'elle monte les hommes les uns contre les autres. Il regrette en particulier l'antagonisme entre hindous et musulmans et il se fixe comme but de vie de les réunir. Une sentence bien connue de Nanak est : « Il n'y a ni hindou et ni musulman. ».
Nanak est opposé au système des castes. Ses fidèles se réfèrent à lui en tant que gurû (professeur, maître). Avant sa mort, il indique un nouveau gurû pour être son successeur et pour mener la communauté. Le dixième et dernier gurû, Gurû Gobind Singh (1666-1708) introduit la cérémonie de baptême sikh en 1699 donnant par là une identité caractéristique aux Sikhs. Les cinq Sikhs nouvellement baptisés sont appelés Panj Pyare, Les Cinq Bien-Aimés, qui baptisent à leur tour le gurû à sa demande.
Peu avant son décès, le gurû commande que l'Âdi Granth, appelé aussi Gurû Granth Sâhib, le livre saint sikh soit dorénavant l'autorité spirituelle définitive et que l'autorité temporelle passe à la Khâlsâ Panth - la Communauté des Sikhs. Le livre saint des Sikhs est compilé et édité par le cinquième gurû, Gurû Arjun en 1604. Ce sont les premières écritures saintes dans le monde à avoir été compilées par les fondateurs d'une foi au cours de leur vie (les écrits saints de la religion bahá'íe au XIXe siècle étant également tous rédigés par le fondateur lui-même ou en sa présence). Elles sont surtout rédigées en panjâbî, mais aussi en hindi, en persan, etc.
La position doctrinale de Nanak est assez simple, en dépit de son origine, i.e. un mélange de révélations provenant des deux croyances distinctes. La cohérence du sikhisme est à mettre au bénéfice de son concept central simple - la souveraineté d'un Dieu unique, le Créateur. Nanak appelle son dieu « Le Nom Vrai » pour éviter d'utiliser un terme qui soit plus restrictif. Il enseigne que « Le Nom Vrai », qui se manifeste de manières diverses, dans des endroits divers et par des noms divers, est éternellement « Un », Dieu souverain et omnipotent, à la fois transcendent et immanent, créateur et destructeur.
Dieu prédestine toutes les créatures et ordonne que la plus haute créature, l'homme, soit servi par les créatures inférieures. Selon Nanak discuter quels composants de sa croyance proviennent de l'hindouisme, quels sont musulmans, c'est discuter comme un idiot qui cherche quelle religion possède le droit de professer des concepts universaux tels que la bonté, la charité, l'honnêteté, la vénération du nom de dieu, le respect des autres.
Nanak souscrit également à la croyance en la mâyâ, l'illusion du monde physique. Bien qu'il considère les objets matériels comme des réalités et comme des expressions de la vérité éternelle du créateur, ils tendent à ériger « un mur d'erreurs » autour de ceux qui ne vivent que dans un monde des désirs matériels. Ceci les empêche de voir le Dieu vrai qui a créé la matière comme un voile autour de lui, de sorte que seuls les consciences spirituelles, libérées du désir, puissent le pénétrer.
Le monde est immédiatement vrai dans le sens qu'il est rendu manifeste aux sens par la maya, mais il est finalement irréel puisque seul Dieu est finalement vrai. Conservant la doctrine hindoue de la transmigration des âmes, ainsi que son corollaire, la loi du karma, Nanak conseille aux fidèles de ne pas prolonger leur cycle de réincarnations par une vie hors de Dieu, i.e. par le choix, au travers de l'égoïsme et des plaisirs sensuels, d'une vie matérialiste.
Pour faire ceci il faut accumuler du karma. On doit ne penser qu'à Dieu, répéter sans fin le nom de Dieu (Nam Japa) et ainsi s'unir avec Dieu. Le salut, dit-il, ne signifie pas entrer au paradis après le jugement dernier, mais s'unir Dieu à et se fondre en lui.
La pression politique des nations musulmanes qui les entourent force les Sikhs à se défendre et au début du XIXe siècle, la région du Panjâb, préfigurant l'Inde et le Pakistan modernes, se rend autonome. La Khâlsâ (les Purs, noms de l'ordre chevaleresque) des Sikhs mit plusieurs fois en défaut l'armée coloniale britannique.
Un Sikh portant un turbanAujourd'hui, Les Sikhs se trouvent en Inde ainsi qu'ailleurs dans le monde. Les pratiquants peuvent être identifiés par leur habitude de toujours porter un turban pour couvrir leurs longs cheveux qu'ils ne coupent jamais (dans quelques pays, les lois exigeant le port du casque pour les motocyclistes ont dû être modifiées à leur avantage) et par leur utilisation presque universelle du nom de famille Singh (lion, comme par exemple dans Singapour, la ville (pour) du lion (singa)). Les hommes portent barbe et moustache.
Cependant, toutes les personnes nommées Singh ne sont pas nécessairement des Sikhs ! Les hommes sikhs sont également censés porter sur eux les articles suivants ou cinq K :
Kesh, ou cheveux et barbe non coupés, signe de sainteté;
Kangh, un peigne utilisé pour garder les cheveux bien coiffés;
Kach, sorte de pantalon ample pour ne pas être gênés pendant les batailles;
Kara, un bracelet d'acier symbolisant austérité et sobriété;
Kirpan, épée ou dague défensive recourbée.
Dans la société moderne, bien sûr, on ne peut pas se permettre de porter une épée ou même un grand poignard, mais un bon canif ou un poignard miniature sont suffisant pour exprimer la signification symbolique. En portant une arme, les Sikhs rappellent la persécution que leur religion a subi et la nécessité de la défendre contre ses ennemis.
Les femmes de Sikh portent généralement la robe indienne du nord ou salwar kameez plutôt que le sârî. La plupart du temps, elles emploient le nom de famille Kaur (censé traditionnellement signifier « princesse », mais qui veut dire en réalité lionne pour s'accorder avec les Singh ou lions), plutôt que le nom Singh qui est réservé normalement aux hommes bien que peu de pays permettent cet usage.
Le séparatisme sikhs
Vers 1920 se crée un parti, l'Akali dal, qui se veut le défenseur des intérêts de la communauté Sikh, le "panth". L'Akali Dal est la matrice d'un Nationalisme Sikh (ou au moins d'un communautarisme Sikh) originellement très modéré.
En 1966, conformément à une vieille revendication de l'Akali Dal, l'état de l'Haryana est constitué à partir de la partie de l'état du Panjâb la plus fortement hindouiste. Les sikhs sont dorénavant majoritaires (56%) dans le nouveau Panjâb plus petit. Cette majorité devient progressivement fragile, puisqu'estimée à seulement 52% en 1981, entre autre du fait de l'immigration de populations non-sikhs, venues surtout des états indiens du Bihar, de l'Uttar Pradesh et du Madhya Pradesh. La conscience de cette fragilité a renforcé le nationalisme Sikh.
Vers la fin des années 1970 et au cours des années 1980, un mouvement séparatiste émerge donc, qui tente de créer un état sikh séparé appelé Khalistan (" Pays des Purs "), revendiquant la région du Panjâb indien, le Panjâb Pakistanais et certaines régions limitrophes.
En 1984, un groupe de militants sikhs radicaux lourdement armés (qualifiés de terroristes par les autorités indiennes), et suivant Jarnail Sing Bhindranwale, prend refuge, ou occupe, le Temple d'Or à Amritsar, véritable lieu saint du sikhisme. Les partisans de Bhindranwale, originellement allié du parti du congrès contre l'Akali Dal, développaient des activités plus ou moins violentes depuis quelques années.
Après que les tentatives de négociation ont échoué, le premier ministre indien, Indira Gandhi, ordonne début juin que le temple soit vidé de ses occupants par la troupe. Le refus d'un retrait pacifique a comme conséquence une fusillade entraînant la mort de 83 soldats et de 493 occupants Sikhs ainsi que de nombreux blessés. De nombreux Sikhs ont considéré que l'utilisation de la force dans leur lieu saint était un blasphème impardonnable. D'autres, au contraire, considérent que c'est l'occupation du site par des extrémistes qui constitue l'acte réprobatoire.
Le 31 octobre 1984, le Premier ministre indien Indira Gandhi est assassiné par ses propres gardes du corps Sikhs. En réaction à cet assassinat, des émeutes anti-sikhs frappent l'inde, et plus spécifiquement la région de Delhi, essentiellement du 31 octobre au 3 novembre 1984. En partie spontanées, ces émeutes ont également été encouragées par certains politiciens du parti du premier ministre, le parti du congrès. Il y aurait eu 2.000 morts, et même 3.000 selon certaines sources.
L'affaire du temple d'or et les massacres anti-sikhs ont considérablement augmenté l'influence des indépendantistes, en même temps qu'ils ont radicalisé leurs méthodes, avec un passage généralisé à la lutte armé, surtout à partir de 1986. Le Panjâb est devenu une zone de guerre.
Les partisans de l'indépendance ont développé leur lutte armée contre 2 grandes cibles :
les représentants de l'état fédéral indien : fonctionnaires, soldats, policiers, politiciens,...
les populations hindous du Panjâb, victimes de nombreux massacres visant à leur faire quitter le territoire Panjâbi, en vue de créer un état Sikh homogène
A partir de mai 1987, la multiplication des attentats a amené le gouvernement fédéral à placer l'état du Panjâb sous régime d'administration directe, sans que cette stratégie, souvent très brutale et marquée par de nombreuses violations des droits de l'homme, permette de régler le problème.
Pendant ce temps, les militants radicaux Sikhs ont développé une idéologie et une pratique marriant nationalisme, violence armée et religiosité extrême, dont la radicalité a effrayé certains sikhs.
En février 1992, le régime d'administration directe fut remplacé par un nouveau gouvernement pandjabi élu (avec seulement 25% de participation). Une nouvelle stratégie, s'appuyant sur les sikh hostiles à l'insurection fut alors mise en place, et se revéla beaucoup plus efficace.
Le nouveau gouvernement était en effet dirigé par le parti du congrès, mais sous la direction d'un Sikh, Beant Singh. A la tête des forces de police depuis 1991, Kanwar Pal Singh Gill, également sikh, parvint en trois années a démanteller les principaux groupes armés et à arréter leurs chefs.
A partir de 1993-1994, la rébellion est apparue comme vaincue, à la fois par la répression, par l'arrivée au pouvoir d'une élite Sikh locale pro-indienne (bien plus acceptable que les soldats hindous) et par la lassitude de la population devant la violence.
Les Sikhs dans le monde
On trouve des communautés Sikhs relativement importantes dans des pays anglophones, en particuliers les États-Unis d'Amérique, le Canada et l'Angleterre.
Après le 11 septembre 2001, quelques Américains, confondant les symboles de croyance religieuse, tels que les turbans et les barbes, avec ceux des terroristes qui ont effectué les attaques, se retournent contre les Sikhs et maltraitent ou blessent certains membres de la communauté Sikh. Dans les mois qui suivent l'attaque, pas loin de 300 incidents sont rapportés sur le sol américain, incluant menaces, actes de violence, et même mort.
Le 2 mars 2006, un jugement de la Cour suprême du Canada a légalisé le port du Kirpan dans les écoles publiques en se fondant sur la liberté religieuse garantie par la Constitution. La Cour a jugé qu'une autorité scolaire ne pouvait interdire totalement le port du Kirpan par un élève, dans la mesure où le Kirpan est porté dans des conditions sécuritaires. Comparer avec la France, qui en 2004 a adopté une loi visant à interdire le port «ostensible» de symboles religieux dans les écoles publiques, ce qui a posé problème - notamment - vis-à-vis de quelques lycéens sikhs refusant d'ôter leurs turbans.
Ce sont les croyances d'une amie qui compte beaucoup pour moi, elle se nomme Càm, elle vit aujourd'hui dans son pays, le Vietnam, c'est une personne ouverte, modeste, préférant toujours valoriser les autres plutôt que médire à leur sujet.
Le taoïsme commença au second siècle après J.-C dans le pays. Il constitue l'une des religions indigènes et puise ses doctrines dans des traditions anciennes comme Huang-Lao, une tradition très connue après Huang Di (Empereur Jaune) et Lao-Tzu. Il est pratiqué par ses pratiquants à partir de la dynastie des Han de l'ouest (206 av. J.-C - 24 apr. J.-C.).
Lao-tzu, maître de l'époque des Printemps et Automnes, qui fonda la première école puritaine du taoïsme, est considéré comme le père de cette religion et l'idée de la "Voie" (Dao) qu'il mit dans le "Livre de la voie et de la Vertu"(Dao De Jing) constitue le fondement du système taoïste.
Au 12ème siècle, le taoïsme fut progressivement subdivisé en deux: Taoïsme de Chuan-chen et celui de Cheng-i.
Selon le taoïsme, les dieux gouvernent et contrôlent tout dans l'univers. Parmi les dieux selon le taoïsme, le dieu de l'Origine primaire, celui de Jade sacrée, et celui de la Voie de la puissance (Lao-tzu) sont considérés comme les dieux suprêmes.
Nombreux sont les temples taoïstes qui furent construits dans des montagnes où, selon la tradition, les êtres célestes habitent et où les anciens taoïstes pratiquaient l'austérité et devenaient immortels. A ce jour, il existe encore plus de 1600 temples taoïstes dans le pays où vivent plus de 25000 prêtres et nonnes de cette religion.
L'association des Taoïstes de Chine, fondée en 1957 à Beijing, est l'organisation nationale de cette religion dirigée par Min Zhiting, son président. L'organisation a l'ambition de faire perdurer et développer la culture taoïste.
Les cinq piliers de l'Islam nous ont été transmis par Dieu au travers de son prophète Mouhammad , comme le rapporte Ibn 'Uma (extrait du Sahih Al-Bukhari -Volume 1, Livre 2, Numéro 7-) :
Le prophète de Dieu a dit : "L'Islam est basé sur ces cinq principes :
De témoigner que nul autre que Dieu ne peut être adoré et que Mouhammad est le prophète de Dieu,
D'effectuer le prière obligatoire (consciencieusement et parfaitement),
De jeûner pendant le mois de Ramadan,
De payer la Zakatt obligatoire (aumône),
D'effectuer le Hajj (Pèlerinage à la Mècque)."
De cette parole prophétique, nous savons donc quels sont les cinq piliers de l'Islam. Voiçi quelques détails et des liens avec davantage d'explications.
La profession de foi
La profession de foi (chahada) désigne la déclaration en arabe " 'Ach-hadou 'al-la 'ilaha 'illallah, wa 'ach-hadou 'anna Mouhammadar-Raçouloullah". Il faut donc témoigner "qu'il n'y a d'autre dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu".
La prière
Tous les musulmans doivent accomplir les 5 prières obligatoires de la journée. Elles permettent de se ressourcer, de louer Dieu, en récitant des sourates du Coran, effectuant des invocations... Parmi les conditions de validité, il y a le respect des horaires (liens vers les horaires de la prière), l'orientation du corps vers la Kaaba (Qibla). Vous pouvez vous référer à la section "Comment calculer la Qibla?" pour en savoir plus.
La Zakât
En arabe, ce terme signifie accroissement et, par extension, purification de la richesse. Tout musulman qui en a les moyens doit donner une partie de ses biens aux pauvres de la communauté. Cette institution a pour but de purifier l'âme du croyant de l'avarice, l'avidité, la convoitise et de cultiver en elle l'esprit de partage et de sacrifice.
Le jeûne
Pendant un mois lunaire, de l'aube au coucher du soleil, le Musulman doit s'abstenir de manger et de boire. À chaque instant pendant le jeûne, il réprime ses passions et ses désirs. C'est un moyen pour le musulman de se purifier et de gagner le pardon de Dieu. Ce jeûne a lieu tous les ans pendant le neuvième mois de l'année lunaire.
Le Pèlerinage à la Mecque
Chaque Musulman doit effectuer le Pèlerinage à la ville sainte de La Mecque une fois dans sa vie, si cela est économiquement et physiquement possible. Il est composé de rituels. Des millions de croyants, chaque année, viennent de tous les horizons sociaux, géographiques et culturels s'y retrouver pour y célébrer leur adoration de Dieu.
Dans le monde du soufisme, la quête de Dieu peut être soutenue et guidée par la musique, celle « des quatre cordes (luth) quand elle accompagne une belle chanson chantée par une voix pure et parfaite », comme le rapportait Al Masudi, un grand historien de la musique arabe du XIIe siècle de notre ère, à propos du samâa, signifiant audition. Pour les soufis, il désigne l’acte d’entendre le Coran, un poème ou une musique spirituels pour atteindre le wajd (transe mystique). La cérémonie du samâa peut avoir lieu dans une mosquée ou un lieu privé, où elle accueille quelques disciples suivant une voie soufie (tariqa) sous la direction d’un maître. Le chanteur est choisi pour la beauté de sa voix et il est parfois accompagné par la musique. Cheikha Sabah est, fort justement, l’une des plus convaincantes incarnations de l’art du samâa, avec sa voix forte et profonde qui nous entraîne naturellement vers la transe. Née dans le petit village de Tunamel El Charqui, dans le Delta, au nord de l’Egypte, elle est, définitivement, atteinte de cécité à l’âge de 6 ans car son père, simple paysan, n’avait pas les moyens de payer une opération qui lui aurait permis de recouvrer la vue. Aujourd’hui, elle ne le regrette pas et confie : « C’est la volonté de Dieu et je l’en remercie. » A l’âge de 7 ans, elle entre au kouttâb (école coranique) où elle apprend le Coran par cœur et comme pour Oum Kalsoum, dont elle reprendra lors de ses deux concerts quelques pièces de son répertoire sacré, le saint livre sera son premier contact avec le rythme et la mélodie (la psalmodie). Ensuite, elle intègre l’école publique où l’un de ses professeurs, remarquant la beauté de sa voix, l’encourage à chanter. Son père accepte sous condition qu’il s’agisse de fêtes religieuses où elle psalmodierait le Coran et elle chanterait des madih (louanges à Dieu). Bientôt, la radio égyptienne la sollicite, puis la télévision et on l’engage aussi pour des doublages de films musicaux. Mais ce contact avec la chanson profane sera de courte durée car Cheikha Sabah, dépitée très vite par cet univers, décide de le quitter à jamais, même si elle apprécie des géants comme Abdel Wahab ou Oum Kalsoum. C’est son mari qui va la remettre sur le chemin de l’inshâd, un cérémonial où elle va découvrir les joies spirituelles, la force de sa voix et l’effet que produit cette dernière sur son public. Au cours de son cheminement, elle croisera des grands maîtres du genre comme Cheikh Yassine El Touhamy et Cheikh Ahmed El Touny.
Cheikha Sabah, portrait sensible
Le monde des moulid est impitoyablement dur car la scène est généralement tenue par des hommes qui éprouvent des difficultés à accorder une place à une femme. Cheikha Sabah, hors des normes marchandes, choisit de chanter sous les tentes des khedma (lieux d’aumônes pour les pauvres), loin de l’attention de la foule attirée par les grands munshid. Sachant parfaitement contrôler les différentes tonalités de sa voix, elle mêle merveilleusement les deux langues, classique et dialectal. Ce qui donne une sensation de légèreté que l’on ne retrouve pas forcément chez les autres munshid. « Elle sait particulièrement chanter le mounagah (dialogue avec Dieu) et sait comment amener ses adeptes à la transe », révèle une de ses admiratrices, « pour moi, cette capacité exceptionnelle est aussi liée au fait qu’elle est femme. Oui, c’est important qu’elle soit femme dans un milieu où il n’y a que des hommes. Elle a eu l’audace d’intégrer ce milieu », ajoute-t-elle, « et cette audace me plait. » Au premier regard, Cheikha Sabah n’a l’allure artistique ni profane ni soufie tant ses lunettes noires soulignent un air différent et son humilité émeut. Quand sa soirée commence par une musique simple et qu’elle appelle Yâ habîbî / Mon amour, en s’adressant au prophète, tout le monde se tait, saisi et subjugué par la profondeur de sa voix. Elle continue avec des louanges à Dieu et au prophète, puis les vers inspirés par un poème de Hallaj, de Ibn Al Fârid ou encore de Ibn Arabi, montent. Le spectacle s’étale dans la nuit et les poèmes déferlent. Cheikha Sabah les mélange parfois les uns aux autres avant de les unir. Pour mieux l’apprécier, il faut être sur la même longueur d’onde qu’elle, car, explique-telle, « quand on dit Dieu, on s’efface, on est au-delà du profane ». Sur scène, elle est dans un état de profonde communion et elle cherche à amener son public vers un état de dévotion proche du sien. Le tawâsul se produit grâce à la manière dont la parole est dite, à travers la voix qui touche l’auditeur, lequel est transporté au cœur de ce cercle mystique formé du poète soufi, du munshid et de lui-même, cercle qui se referme progressivement, pour que le tawâsul se vive. Ce qui naît de cette expérience est variable et infini et dépend considérablement de celui qui reçoit. Seuls la musique et le chant sont capables de générer cet état d’ivresse mystique. Des poèmes chantés par une voix si chaleureuse, sur fond d’une mélodie harmonieuse, peuvent sans une imprégnation réelle du sens, engendrer des effets merveilleux. Néanmoins, c’est le fahm, la compréhension, de ce que l’on entend qui nous mène vers l’extase. Celle promise par Cheikha Sabah, en s’appuyant ici sur le modèle de celle qu’elle nomme la « maîtresse du chant arabe », Madame Kalsoum elle-même.
he sewed his eyes shut because he is afraid to see
he tries to tell me what i put inside of me
he got the answers to ease my curiosity
he dreamed a god up and called it christianity
god is dead and no one cares
if there is a hell i'll see you there
he flexed his muscles to keep his flock of sheep in line
he made a virus that would kill off all the swine
his perfect kingdom of killing, suffering, and pain
demands devotion, atrocities done in his name
god is dead and no one cares
if there is a hell i'll see you there
your god is dead and no one cares
if there is a hell i'll see you there
god is dead and no one cares
if there is a hell i'll see you there
your god is dead
god is dead
and no one cares
and no one cares
drowning in his own hypocrisy
if there is a hell
see you
i'll see you there you there
written, arranged, performed, and produced by trent reznor
mixing engineer: alan moulder
La mythologie iranienne est à la fois très voisine et profondément différente de la mythologie de l'hindouisme. Elle en est très voisine parce que les Iraniens sont, de tous les peuples indo-européens, celui dont la langue a le plus d'affinité avec le sanscrit et aussi celui qui est resté avec les Aryens de l'Inde en relations les plus fréquentes. Elle en est profondément différente, parce que la religion des anciens Perses acquit de bonne heure un caractère beaucoup plus moral que mythologique.
« La nature de l'homme est complexe, dit Bréal, et il lui serait impossible de ne pas mettre quelque chose de son être moral dans les mythes qui occupent son imagination. Le démon qui retient les eaux du ciel fut regardé comme un type de méchanceté et de perversité; le dieu qui foudroie comme le vengeur de la justice. C'est ce côté religieux [...], très visible dans certains hymnes védiques, qui frappa surtout les Perses; [...] ils en firent le cadre de leur religion. » (Bréal, Hercule et Cacus).
Les mythes
Le plus important, on pourrait presque dire le seul mythe de la religion iranienne, c'est le double mythe d'Ormazd et d'Ahriman.
Ormazd
Ormazd (Ahura-Mazda ou encore Çpeuta-Mainyu) est le maître et le créateur du monde; il est souverain, omniscient, dieu de l'ordre; il a le Soleil pour œil; le ciel est son vêtement, brodé d'étoiles; Atar, l'Éclair, est son Cils; Apô, les Eaux, sont ses épouses. Mais Ormazd n'est pas le seul dieu; il n'est que le premier de sept divinités suprêmes, les Amshaspands, qui règnent chacun sur une partie de la création, et qui semblent n'être qu'un dédoublement, une multiplication d'Ormazd.
Au-dessous d'Ormazd et des six Amshaspands, la mythologie iranienne plaçait, comme divinités bienfaisantes : Mithra, le «maître du libre espace»; Tistrya, le dieu de l'orage; Verethraghna, le dieu de la victoire; elle connaissait en outre un grand nombre d'autres dieux de même nature, les Izeds.
Ahriman
De même qu'Ormazd est entouré de six Amshaspands et d'autres divinités bienfaisantes, Ahriman (Angra-Mainyu), le dieu malfaisant qui envahit la création pour en bouleverser l'ordre, et qui est conçu sous la forme d'un serpent, est accompagné de six démons issus des ténèbres cosmiques et d'un grand nombre d'autres divinités malfaisantes.
Une lutte mythique
Le mythe d'Ormazd et d'Ahriman consiste essentiellement dans la lutte des deux groupes d'êtres divins. Cette lutte nous apparaît sous une double forme; elle est matérielle ou spirituelle. Dans la lutte matérielle, Ahriman veut envahir le ciel; il est refoulé dans l'enfer; dans la lutte spirituelle ou mystique, Ahriman, principe de l'obscurité, du désordre, du mal, est de même refoulé par Ormazd, dieu de la lumière, de l'ordre et du bien. Dans le premier cas, l'arme d'Ormazd est Atar, l'Eclair; dans le second cas, c'est la piété ou encore la prière, personnifiée sous le nom de Vohu Mano.
La religion iranienne était donc puissamment systématisée; ce système n'était pas moins philosophique et moral que mythologique.
Origines
Les origines des Hourrites sont mal connues. Il semble qu'il s'agisse d'un peuple originaire des régions situées au sud du Caucase, appartenant au même groupe que les Urartéens. Ils apparaissent dans l'histoire dans les sources d'Ebla au XXIVe siècle av. J.-C., lorsqu'ils migrent vers le sud, dans les montagnes situées au nord de la Mésopotamie, au Kurdistan et dans le Zagros, où ils forment de petits royaumes. Ils constituent de farouches adversaires pour les souverains d'Akkad, et ceux de la IIIe Dynastie d'Ur.
Expansion
Dans le courant de la première moitié du IIe millénaire av. J.-C., les Hourrites se répandent en Syrie du Nord (on en trouve dans les archives de Mari). Après la chute des royaumes amorrites, ils deviennent l'ethnie dominante dans cette région, et leurs royaumes affrontent l'expansionnisme hittite au XVIe siècle av. J.-C. De puissants royaumes hourrites apparaissent alors, comme le Kizzuwatna (en Cilicie), mais surtout le Mitanni, qui est centré autour du triangle du Khabur en Syrie du Nord. Ce royaume, dirigé à l'origine par une élite indo-européenne, mais peuplé majoritairement d'Hourrites, étend sa domination sur ses voisins entre le XVIe et le XVe siècle av. J.-C., en Syrie et en Assyrie. Cet expansionnisme lui fait affronter successivement les Égyptiens, puis les Hittites, et enfin les Assyriens qui, après s'être libérés du joug mitannien détruisent le royaume définitivement au XIIIe siècle av. J.-C. La dernière dynastie du royaume hittite, celle de Suppiluliuma Ier, est selon toute probabilité elle-même d'origine hourrite, et cependant contribua fortement à l'affaiblissement du royaume du Mitanni.
Religion
La religion hourrite est très proche du fond religieux anatolien. Son dieu principal est Teshub, le dieu de l'Orage, qui a pour parèdre Hebat, et pour fils Sharruma. D'autres divinités hourrites importantes étaient Kushukh, le Dieu-Lune, Shimegi, le Dieu-Soleil, et Shaushka, la déesse de l'Amour. Le panthéon hourrite comprenait également Hepit, le dieu du Ciel, Kumarbi (la Nature), ou encore Astabis (la Guerre) et Ishara (l'Ecriture). La mythologie hourrite a élaboré des mythes tels que le Chant d'Ullikumi, ou la Théogonie hourrite, lointain ancêtre de la Théogonie d'Hésiode.
Langue
La langue hourrite est mal connue, car sa traduction n'a pu être améliorée que récemment par la découverte de textes bilingues hourrite-hittite. Mais la documentation en hourrite (écrite en cunéiforme) est faible en quantité.
La pax deorum, fondement de la religion romaine
L'élément fondamental de l'ensemble des cultes évoqués sur cette page est la pax deorum, la paix des dieux.
En effet, lors de la fondation de la cité par Romulus, les dieux sont censés avoir donné leur accord lors de la prise d'auspices par Romulus. Cet accord va plus loin qu'une simple non-opposition : il signifie que les dieux sont favorables à Rome, donc que les Romains sont en paix avec les dieux, qui leur assurent leur soutien indéfectible. Cette faveur des dieux est bien sûr essentielle, et il importe donc de la maintenir. Comme les dieux sont favorables à Rome, ils aident constamment les Romains. Ainsi, tout événement défavorable subi par Rome est la suite d'une offense faite aux dieux, qu'il convient donc de réparer (voir Vestale).
La religio romaine
Tous les aspects mystiques, théologiques ou d'adoration ne sont que des superstitions aux yeux des Romains.
La religion officielle de la Cité
La religio est ce qui concerne les Romains et leurs dieux. Cicéron disait « chaque cité a ses dieux, et nous, les nôtres ».
Il s'agit d'un culte officiel : la pratique cultuelle dépend du statut juridique et seule la cité peut autoriser ou interdire un dieu (les Romains ont repris comme dieux civiques un certain nombre de dieux grecs ou orientaux).
« La religio c'est la justice envers les dieux et envers les morts » : par ces mots, Cicéron comprend le mot « justice » (du latin jus, « devoir moral ») comme un « devoir moral » pour que la paix des dieux soit maintenue.
Jupiter Capitolin fait partie de la triade romaine avec Junon et Minerve : c'est à eux qu'on rend le plus de cultes. Mais un nombre conséquent d'autres dieux se voient gratifiés d'un culte, à tel point que les Romains ne connaissent plus le sexe de certaines divinités, ou encore, ils continuent parfois à pratiquer des rites dont ils ne comprennent plus la signification. La pratique des rites vise avant tout l'efficacité recherchée.
Les cultes des autres religions
Panthéon, RomeLes Romains ne s'imaginent pas leurs dieux supérieurs, mais ils s'enorgueillissaient d'être les meilleurs pour les rites. La pietas c'est réussir le rite (ou sacrifice) parfait : pour cela il faut souvent recommencer le rite pour qu'il soit « administré » de manière parfaite pour ne pas froisser le dieu (il existe des exemples de rites recommencés un trentaine de fois de suite par des magistrats de grande pietas).
Vis-à-vis des cultes étrangers, les Romains se montrent assez tolérants, et font le tri cas par cas : sont admis les cultes dit religio licita, ouvertement connus et réputés anciens. Le panthéon romain s'est enrichi de nouveaux dieux et s'est nourri de différentes influences religieuses : au IIIe siècle av. J.-C. par exemple a été introduit le culte grec d'Esculape. À l'origine se mélangent les religions italiques et grecques. À la fin du IIIe siècle av. J.-C., le culte phrygien de Cybèle se diffuse peu à peu. Il est officiellement importé à Rome lors de la seconde guerre punique, où la déesse est en quelque sorte installée dans le côté romain (cf. Tite-Live).
Ultérieurement, le judaïsme est admis comme religio licita, quoique étrange et peu apprécié de l'esprit romain. Avec la conquête de l'Égypte, l'empereur porte le titre de pharaon, mais uniquement en Egypte.
Les influences orientales ont mis à l'honneur des pratiques individuelles et les cultes à mystères, dans un souci de rapport direct avec la divinité. Au Ier siècle, l'empereur Caligula s'intéresse au culte d'Isis. À la fin du IIe siècle, Commode est initié au mithraïsme.
Toutes les religions n'ont cependant pas connu cette tolérance et cette assimilation romaine, et les rites clandestins sont suspects aux yeux des romains :
les lettrés romains réaffirment sans cesse leur attachement à la religion ancestrale et traditionnelle ;
au Ier siècle, l'empereur Claude interdit le druidisme.
le christianisme, puis le manichéisme sont persécutés jusqu'au IIIe siècle. Le christianisme finira cependant par s'imposer comme culte officiel au IVe siècle.
Le fonctionnement de la religion civique romaine
Le calendrier religieux
Le calendrier romain est divisé en jours fastes et jours néfastes :
jours fastes (235 jours/an) où l'on peut vaquer aux activités humaines : travail, vote...
jours néfastes (109 jours/an) consacrés aux dieux, dont 61 jours de fêtes publiques (jeux...).
jours ni fastes ni néfastes (environ 10 jours/an) dont les Romains ne savaient pas trop ce qu'ils étaient.
Pendant longtemps, la qualité des jours était annoncée seulement un mois avant, car le calendrier était compliqué (calendrier lunaire de 355 jours/an donc, tous les 2 ans était rajouté un mois intercalaire de 20-22 jours. Jules César simplifie ce système en 45 av. J.-C. en adoptant un calendrier solaire proposé par l'astronome égyptien Sosigène : c'est le calendrier julien), encore en vigueur de nos jours, après la réforme grégorienne de 1582.
Les espaces sacrés
Le pomœrium
Le pomœrium est une ligne imaginaire qui définit, dans Rome, une aire où l'efficacité des rites est garantie. C'est un endroit pur, et donc la mort et les hommes en armes n'y sont pas admis.
Le templum
Le templum (différent de « temple ») est un espace terrestre ou céleste, coupé du monde des humains, et dédié aux dieux. On distingue ainsi :
un templum « terrestre », qui peut être un temple ou un autre lieu choisi (comme la Curie) et in-auguré (!) ;
un templum « céleste », qui sert lorsqu'un augure (magistrat destiné aux rites et cultes) demande à un dieu son avis pour une action immédiate (différent de la divination, qui vise à lire l'avenir). Cela peut prendre plusieurs formes :
le vol des oiseaux : l'augure dessine un templum (une fenêtre) dans le ciel pour l'observation. Si des oiseaux y passent, c'est bon signe. Et sinon, il n'y a qu'à recommencer. L'espèce des oiseaux observés est aussi considérée comme un message des dieux. La présence d'un ou plusieurs aigles est très favorable. Ceci s'appelle la prise d'auspice.
la lecture des entrailles : le templum est souvent le foie de l'animal sacrifié. L'augure juge du bon état du foie et peut ainsi comprendre l'avis du dieu sollicité. Cette pratique entre le rite religieux et la divination était réalisée par des haruspices.
l'avis des « poulets sacrés » : l'armée romaine en déplacement à l'autre bout de l'empire avait besoin d'avoir l'avis des dieux avant de livrer une bataille. Le « poulet sacré » est le moyen bien pratique d'avoir un templum en dehors de Rome ou d'une cité romaine. Si le poulet mange le grain donné, c'est un bon signe !
Les pratiques religieuses
Suovétaurile à Mars, musée du Louvre
Sacrifices
Le sacrifice (=rendre sacré) est le rite le plus important car il permet de maintenir la pax deorum en reconnaissant leur supériorité (leur maiestas) en échange d'un vœu. Il est pratiqué par un magistrat ou par le père de famille pour la religion domestique.
Offrandes
Les offrandes.
L'avis des dieux
soit il est demandé (par l'augure avec le moyen du templum)
soit les dieux donnent d'eux-mêmes leur avis par un présage. Lorsqu'un événement étrange survient, le Sénat décide s'il y a présage ou non, avec souvent un appel aux prêtres qui peuvent apporter une réponse de spécialistes après la consultation d'archives et de rites appropriés. Si les rites ne suffisent pas et qu'il y a un nouveau présage, les prêtres font appel aux Livres Sybillins (recueil d'oracles et de poèmes grecs) : on tire au hasard un « poème » grec, on en prend la première lettre de chaque vers ; lettres qui serviront à faire un poème romain indiquant la nature du sacrifice à opérer. S'il y a toujours problème, on consulte l'Oracle de Delphes.
Les collèges de prêtres
Tous les prêtres sont cooptés et font partie de l'élite patricio-plébéienne (chevaliers et souvent sénateurs et donc magistrats). Comme on considère qu'ils remplissent une mission d'utilité publique, ils sont organisés en collèges permanents, afin d'assurer la continuité du culte.
Les collèges sacerdotaux
Ils sont quatre collèges sacerdotaux où la prêtrise se fait à vie :
les augures, au nombre de 16 sous Jules César. Ils attestent de l'attitude des dieux à l'égard de la cité dans les grandes décisions politiques (notamment la conduite de la guerre) et conseillent le Sénat et les magistrats.
les 16 pontifes qui partagent le même rôle de conseil que les augures et participent à de nombreuses cérémonies du cycle agraire. Le Pontifex maximus a la responsabilité du calendrier.
les quindecemviri sacris faciundis (15, puis 16 à l'époque de César) s'occupent des recueils des oracles sybillins et des cultes étrangers à Rome.
les septemviri epulonum (7 puis 10 à l'époque de César) sont chargés des banquets sacrés.
Les confréries religieuses
les flamines, prêtres chargés chacun du culte d'un dieu.
les Saliens, chargés des chants et danses lors des rituels guerriers de mars et d'octobre.
les frères Arvales, douze desservants du culte de la déesse agraire Dia dea (Cérès).
les Fétiaux, chargés de garantir le respect du droit dans les relations avec les autres peuples (notamment au moment de la déclaration de guerre) et dont l'activité a donné lieu à la naissance du ius fetiale.
les Luperques célèbrent la fête des lupercales qui avait lieu le 15 février avec une cérémonie en souvenir de l'allaitement de Romulus et Rémus par la louve.
Ces confréries sont aussi appelés sodalités.
Cas particuliers : le rex sacrorum et les Vestales
Le rex sacrorum a hérité des fonctions religieuses du roi.
Les Vestales constituent également un collège sacré, mais composé de femmes.
Superstitio et pietas
Superstitio
Le contraire de religio (qui concerne le domaine public) est superstitio (qui concerne le domaine privé) : l'athéisme n'existe pas. Les citoyens n'ont pas le droit de rendre sans convocation un culte à un dieu public. Crainte et Amour des dieux n'est que pure superstitio : ce n'est pas un comportement civique. « La religio est un mérite, la superstitio est une faiblesse », Cicéron.
L'« Affaire des Bacchanales » (186 av. J.-C.) est une grave affaire religieuse : un culte secret est rendu à Bacchus (le vin coule à flots) par plusieurs personnes. C'est un crime « contre-Cité » de « Cité à l'intérieur de la Cité » par une vénération privée à un dieu, car la Cité est un « corpus » de dieux et ces dieux sont la Cité (le culte privé est impossible). Les « criminels » ont été durement réprimés.
Pietas
La pietas est le respect scrupuleux des rites.
Les Romains se croient les plus pieux des humains et c'est pourquoi ils sont aidés par les dieux. Ils invitent également les dieux des adversaires vaincus à venir à Rome pour être bien honorés. Ainsi, les dieux des vaincus quittent ces derniers qui sont encore moins bien protégés et aidés.
La pietas signifie aussi le respect dû aux parents (pietas erga parentes), le respect de la patrie (pietas erga patriam). Dans ces deux cas, elle a également un sens religieux : le Romain voue un culte aux dieux Manes (de ses ancêtres), au lar familiaris ; il participe au culte civique.
Les divinités orientales
On ne peut parler de la religion romaine sans évoquer les divinités de tout le bassin méditerranéen qui ont été « importées » dans la cité mère, Rome.
La première divinité qui est arrivée à Rome est la déesse anatolienne Cybèle, en 202 av. J.-C., dont les rites étaient effectués par des prêtres eunuques, qui, comme pour le culte de la déesse Atargatis, se mutilaient et transformaient leurs rites en bain de sang. Malgré tout, on peut quand même sentir une certaine exagération dans les écrits d'auteurs qui n'approuvaient pas ces cultes venus de l'Orient.
Ensuite les dieux grecs arrivèrent, ce qui provoqua une assimilation entre divinités. Ainsi le petit dieu Neptune devint l'équivalent du grand maître de la mer Poséidon. Une déesse mineure des forêts, Diane, fut assimilée à la souveraine des domaines boisés, Artémis, vierge chasseresse. Mais le dieu grec qui garda à peu près tous ses attributs et même jusqu'à son nom fut Dionysos-Bacchus. Un scandale éclata à son sujet au deuxième siècle avant l'ère chrétienne, l'« affaire des Bacchanales ».
Les cultes alexandrins arrivèrent à Rome par des commerçants égyptiens, et ce n'est que sous Caligula qu'ils commencèrent à être pratiqués. En effet, cet empereur se prenait pour un descendant des pharaons. On vénérait sur le champ de Mars la déesse égyptienne Isis, son époux Sarapis et leur enfant Harpocrate (Horus l'Enfant hellénisé). Mais étaient également vénérées d'autres divinités d'Égypte, tels Hermanubis (Hermès-Anubis) ou encore Apis, dont on a des traces jusqu'en Gaule. Isis prit une importance considérable et était pour ses fidèles, comme en Égypte, la déesse universelle qui engendra l'univers et les astres, la Déesse Mère. Ce culte était très hiérarchisé, sur un modèle plus ou moins emprunté des traditions égyptiennes. On peut encore admirer aujourd'hui le temple de la déesse à Pompéi.
Mais le dieu qui eut le plus de succès en territoire romain fut Mithra, un dieu indo-iranien. Ce dieu est arrivé le plus tardivement parmi les divinités orientales. On le vénérait dans les mithraea. Son culte était uniquement réservé aux hommes et il eut beaucoup de succès dans l'armée. Le dieu était une chance de salut, et on le représentait souvent dans la scène de la tauroctonie.
Si ces dieux pénétrèrent dans la cité, c'est parce que la religion traditionnelle ne suffisait plus aux citoyens. En effet, comment se confier à un dieu tellement national comme Jupiter ? Les adeptes préféraient une Isis qui accueillait ses fidèles ou un Mithra qui promettait un au-delà. Ainsi la religion romaine était essentiellement syncrétique.
Dieux gréco-romains
Jupiter
Junon
Minerve
Mars
Saturne
Janus
Quirinus
Cérès
Vulcain
Vesta
Uranus
Tellus ou Terra
Vénus
Neptune
Pluton
Mercure
Apollon ou Phoebus
Diane
Bacchus (nom grec Dionysos)
Les Lares
Les Pénates
Tiré du grec arkhé (" commandement ") et aggelos (" messager ") dont nous avons fait " ange ", ce terme signifie " chef parmi les anges ".
Il n'est fait mention dans les livres canoniques de la Sainte Ecriture que des seuls Raphaël (livre de Tobie), Gabriel (Daniel 8,1-26 et 9,21-27, Jérémie 25,12 et 29,10, et N.T. en Luc 1,11-38) et Michaël (Daniel 10,13 et 12,1-3, N.T. Jude 9, et Apocalypse 12,7-9).
La tradition judéo-chrétienne place ces trois Archanges parmi les " sept Anges qui se tiennent devant Dieu " (Apocalypse 8,2), comme le déclare d'ailleurs Raphaël lui-même au livre de Tobie : " Je suis Raphaël, l'un des sept Anges qui se tiennent toujours prêts à pénétrer auprès de la gloire du Seigneur " (Tobie 12,15).
Ce nombre conventionnel de sept est à rapprocher de celui des sept esprits (dont Ahura-Mazda préside le groupe) vénérés par les Parsis, zélateurs de Zarathoustra (ou Zoroastre), esprits qui mènent dans le domaine céleste la lutte éternelle contre le mal.
Il ne peut être complété que par le recours aux textes apocryphes : principalement dans Esdras 3 ou 4 (datant du I° siècle après J.-C.) et dans le Livre d'Hénoch, mais également par les récits rabiniques de moindre autorité, où se trouvent cités les " archanges Barachiel, Jehudiel et Zeadkiel ".